Collège pionnier de Saint-Martin Valmeroux (Cantal)
Voir aussi les conclusions du Commissaire du gouvernement, Tribunal Administratif du 4/7/02,
.

Le 28 février 2009, à Aurillac:
Daniel Vanhove, conseiller municipal, parent d’élève du collège de Saint-Martin Valmeroux, rend
compte d’une entrevue avec le Recteur de l’Académie de Clermont,
déterminé à fermer tous les collèges publics de moins de 100 élèves
(Notons qu’à contrario, 30,1% des collèges privés ont moins de 200 élèves, contre 6,7% pour le public !!).
Rentrée 2009:
Le Recteur obtient en effet la fermeture du collège de Saint-Martin Valmeroux,
appliquant sans scrupules la politique de concentration scolaire en oeuvre de longue dans le seul secteur public,
dans le but principal aujourd'hui clairement dénoncé* de mise à bas de notre service public d'éducation...
*Voir Main basse sur l'école publique !
/ de Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi


==> Intervenez
auprès de vos parlementaires, vos responsables politiques, associatifs et syndicaux,

==> plus d'information
sur le collège de Saint-Martin Valmeroux:
contacts, historique ci-dessous


CONTACTS:
- Christian Fournier, Maire de Saint-Martin Valmeroux, ancien vice-pdt du CDPEPP
Contacts :
06 73 39 73 81/ 04 71 69 20 32/ mairie.saint-martin-valmeroux@wanadoo.fr
Voir ses interventions dans le forum "Education et territoires" du CDPEPP
Voir ses Lettres de septembre 2005 et fevrier 2006, à Michèle André, Sénatrice du Puy-de-Dôme, Vice-pdte du Sénat; et à Annie David, Sénatrice de l'Isère, auteure d'un projet de loi pour l'abrogation de l'article 89,


- Comité de soutien du collège de Saint-Martin Valmeroux
Geneviève Vanhove, pdte de l'Association de Parents d'élèves
Contacts: 06 71 52 98 23 / 04 71 69 23 62 /djema.ieve@laposte.net

Site du collège:http://www3.ac-clermont.fr/etabliss/college-valmeroux/

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HISTORIQUE D'UN COMBAT
“ Cette pratique, qui consiste en fait à débrancher le malade pour pouvoir ensuite affirmer sans risque de contestation qu’il est mort, nous paraît caricaturale d’un détournement de pouvoir, ... ” Tribunal Administratif du 4/7/02, Conclusions du Commissaire du Gouvernement

2009
actualisation en cours


2008
Signez la pétition 
: http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1802
(et faites signer en toutes occasions le formulaire en pièce-jointe)

AGENDA

vendredi 13 juin,
- 16h30-18h  : nous vous attendons nombreux pour y distribuer des tracts et faire signer la pétition aux automobilistes que nous solliciterons
- pot devant le collège par la municipalité.
- 21h30  : occupation du collège, pendant qu'au gymnase se tiendra le spectacle des enfants.

samedi 14 juin, à 16h la conteuse et conseillère Isabelle Delavet nous offre un spectacle au collège, suivi d'une discussion autour du sujet: volonté de fermeture du collège et autres services publics.........quel avenir?

mardi 17 juin, à 20h salle des associations, bilan du week-end suivi du conseil municipal.

vendredi 20 juin  : re-source rencontre l'Inspectrice Académique.

lundi 23 juin   : parents et enseignants rencontrent Vincent Descoeurs, président du conseil général.
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Le 2 juin 2008

Le maire et le Conseil municipal de Saint Martin Valmeroux

A
Mesdames et Messieurs les conseillers généraux

 

Madame, Monsieur le conseiller général,

Votre assemblée a été saisie il y a quelques semaines, par le rectorat de Clermont-Ferrand, d'une demande de fermeture du collège pionnier de la Maronne. Ce n'est en effet, qu'avec votre accord que le préfet du Cantal pourrait éventuellement prendre un arrêté en ce sens. En conséquence c'est bien à vous que la décision appartient.

Je vous prie de trouver ci-joint un dossier concernant le collège. Il vous montrera que cet établissement, né contre la volonté du recteur de l'époque a toujours été depuis en butte à l'hostilité déclarée du rectorat qui n'a jamais acquiescé à nos demandes concernant le statut juridique de l'établissement, la signature d'un contrat pluriannuel permettant de sortir de la précarité et d'établir une véritable équipe pédagogique ...

Malgré cela, le collège pionnier de la Maronne reçoit, depuis sept ans, des enfants venant en grande partie d'autres départements. L'existence de ce collège est très utile pour de nombreux enfants qui pour différentes raisons, s'adaptent mal dans un collège traditionnel. Sa petite taille permet un enseignement et un soutien individualisés. Le Conseil Général y a investi, il y a quelques années, dans une première tranche d'internat et la commune dans la médiathèque. Tous constatent qu'il apporte de la vie au village, qu'il a fait venir de nouvelles familles à Saint Martin Valmeroux et dans les communes environnantes, qu'il est important pour notre vie économique ( commerce, tourisme) et qu'il a fait connaître notre département à l'extérieur.

La pratique d'une pédagogie individualisée est un moyen privilégié et efficace pour faire venir une nouvelle population, objectif affiché autant par la Communauté de Communes du Pays de Salers que par le Département. En témoigne l'installation d'une dizaine de familles ces dernières années.

Comme je vous l'ai déjà dit, depuis la réouverture du collège voulue par le ministère, en 2001,malgré l'avis négatif du rectorat de Clermont-Ferrand, nous nous heurtons à une position ouvertement défavorable de ce dernier qui fait tout pour fragiliser l'établissement et provoquer sa fermeture.

Ce fut déjà le cas dés 2002 où après lui avoir enlevé illégalement son statut juridique d'E.P.L.E. en septembre, on tenta de le fermer physiquement en juin. Le collège n'a alors pu continuer à vivre que grâce à l' appui du Conseil Général. Après une période où nous espérions que l'établissement avait enfin été admis par tous, une nouvelle stratégie consistant à ne pas tenir compte de ses spécificités ( pas de nomination des enseignants sur des postes à profil, pas de réunions régulières d'un comité de pilotage, refus de signature avec le collège du contrat élaboré par le ministère pour les établissements innovants ) traduit la volonté du rectorat de ne pas le maintenir.

La raison profonde de la tentative actuelle semble être le jugement de la cour administrative de Lyon, qui le 23 juin 2007 après cinq années de procédures, a condamné le rectorat à redonner au collège de la Maronne son statut d'E.P.L.E.

A la rentrée de septembre l'inspection académique m'informait qu'il n'était matériellement pas possible d'appliquer ce jugement dés cette année, mais qu'aucun appel n'avait été fait et que celui-ci serait effectif en 2008-2009 et peu de temps après. qu'une inspection générale du ministère serait effectuée en novembre.

J'ai rencontré à la fin de cette inspection, comme d'ailleurs, votre collègue, Monsieur Leymonie, maire de Mauriac, les inspecteurs généraux et il nous a semblé à l'un comme à l'autre que leur appréciation n'était pas défavorable.

Dans sa lettre du 19 décembre 2007, Madame l'Inspectrice d'Académie m'indiquait que les conclusions de cette inspection générale serviraient de point de départ à une réflexion sur le projet du collège « La Maronne » et les évolutions possibles de sa structure actuelle.

Nous pensions que cette réflexion serait menée dans la transparence et la sérénité par le comité de pilotage qui regroupe les différentes parties prenantes du projet. De même nous pensions que dés le mois de janvier des mesures seraient prises pour prendre en compte, comme convenu, dés la prochaine rentrée le rétablissement de l'E.P.L.E. Or, il n'en fut rien.

Dés le mois de février, et donc, semble-t' il, avant la réception du rapport des inspecteurs !!! ?, des rumeurs concernant la fermeture prochaine du collège circulaient déjà.

Le 7 avril, le refus, par Madame l'Inspectrice d'Académie, de laisser entrer la Presse lors des journées « portes ouvertes » de l'établissement, « parce qu'elle ne souhaitait pas promouvoir un établissement dont le rapport était  effrayant et qui mettait en danger les enfants qui lui étaient confiés » confirmait ces intentions.

Le 25 avril, Monsieur le Préfet confirmait ces informations et m'invitait à prendre contact avec le Recteur.

Lors de notre rencontre avec le Recteur du 19 mai, il nous faisait part de son intention de fermer, à terme, 18 petits établissements d'Auvergne et dés cette année le collège de Saint Martin, cette fermeture étant justifiée par le rapport « effrayant » des experts du ministère que personne d'autre n'a vu mais dont une « synthèse » a été   adressée au Préfet et au Président du Conseil Général.

Cependant il nous a bien indiqué que la fermeture ne sera effective que si le conseil Général est d'accord, obligation justement rappelée par le jugement de la Cour d'Appel de Lyon du 23 juin 2007.

Il est évident que puisque le collège a été soumis à un audit, c'est du rapport des experts Messieurs Borgel et Riquier dont vous devez disposer.

J'ai rencontré le Président du Conseil Général, il m'a confirmé ne pas avoir le rapport des inspecteurs généraux, mais un rapport très négatif du rectorat - ce qui ne me surprend pas quand on connaît la position du rectorat depuis la réouverture du collège en 2001-. Il semblerait que cette « synthèse » fasse état, sans grandes précisions, du « danger » que ferait courir l'établissement aux enfants qui le fréquentent. Il s'agit là d'une accusation grave qui met en cause non seulement les responsables du collège mais aussi tous ceux qui à un titre ou à un autre auraient eu à connaître l'existence de ce danger et en premier les inspecteurs généraux qui auraient dû nous en avertir dés notre rencontre. Peuvent également être mis en cause le rectorat et l'inspectrice qui - semble t'il- destinataires du rapport dés la fin février n'ont pris d'autre mesure.. que d'empêcher la Presse de rentrer lors des journées portes ouvertes, pour contrarier le recrutement de l'établissement.

De tels propos semblent également avoir été prononcés lors du C.D.E.N du 6 mai et sont rapportés dans le compte-rendu syndical que je vous joins.

Alors de deux choses l'une :

Soit il s'agit de : « Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage » selon la maxime bien connue. Je vous laisse apprécier la méthode.

Soit il y a effectivement mise en danger des enfants.

Nous ne sommes plus alors dans le cadre d'une procédure normale d'ouverture ou de fermeture d'un établissement, où vous devez vous prononcer, mais dans le cadre d'une procédure d'urgence et d'une recherche des responsabilités. Il est alors indispensable de qualifier les faits, de dire quand ils se sont produits, qui en est responsable, qui en a eu connaissance et quelles sont les mesures qui ont été prises.

Il me semble que si depuis le mois de février, les enfants avaient couru un réel danger, tous les responsables à quelque niveau que ce soit auraient bien sûr rempli leur devoir.

Nous vous demandons donc, messieurs les conseillers de ne pas fermer l'établissement, sur de telles assertions, mais de demander au rectorat comme nous l'avions demandé en 2002 et en 2005, comme en témoignent les pièces jointes, d'appliquer la décision de justice en restaurant le statut d'E.P.L.E, de signer avec le collège un contrat de trois ans, selon le contrat type établi par le ministère pour les établissements innovants (cf lettre de la FESPI ), de mettre en place un véritable suivi par la réunion régulière du comité de pilotage que nous réclamons depuis deux ans et demi... .

Il est à noter que l'actuel directeur-adjoint, qui est très intéressé par le projet serait tout à fait d'accord pour conduire celui-ci pendant trois ans, à condition bien sûr que l'établissement redevienne un E.P.L.E permettant un déroulement normal de sa carrière et qu'il puisse intervenir dans le choix de l'équipe enseignante, conditions qui me semblent indispensables à la bonne réalisation d'un projet.

En restant à votre disposition pour tout renseignement complémentaire au 06 73 39 73 81, je vous prie d'agréer, Mesdames et messieurs les conseillers généraux, l'expression de mes meilleurs sentiments.

Le Maire,

C.FOURNIER

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Le 22 mai 2008

Le Maire de Saint Martin Valmeroux

A

Monsieur le Recteur de l'académie de Clermont-Ferrand

 

Monsieur le Recteur,

Permettez moi d'abord de vous remercier d'avoir répondu rapidement à notre demande de rendez-vous et de la qualité de votre accueil.

Lors de cette entrevue, vous nous avez d'abord exposé que le rectorat de Clermont-Ferrand avait mené une étude concernant les petits collèges ruraux qui semble mettre en évidence un moins grande efficience par rapport aux collèges de plus grande taille, en particulier au niveau des collèges de moins de 80 élèves au nombre de 18 dans l'académie.

Comme vous nous l'avez proposé nous sommes désireux de recevoir un exemplaire de cette étude car s'il est bien évident que l'intérêt des enfants doit primer, il est également vrai que la suppression de ces établissements qui structurent notre territoire rural sera un facteur supplémentaire de désertification auquel en tant qu'élus locaux nous sommes sensibles.

Vous nous avez ensuite affirmé que la proposition que vous avez faite au Conseil Général du Cantal de supprimer, dés la prochaine rentrée, le collège pionnier de la Maronne à Saint Martin Valmeroux n'était motivée ni par la recherche d'économies (les postes étant déjà alloués) ni liée au nombre d'élèves mais qu'elle était la conséquence du rapport rédigé par les inspecteurs généraux suite à leur visite d'expertise, de novembre dernier.

Dans sa lettre du 19 décembre 2007, Madame l'inspectrice d'académie m'indiquait que les conclusions de cette inspection générale serviraient de point de départ à une réflexion sur le projet du collège « La Maronne » et les évolutions possibles de la structure actuelle.

Le comité de pilotage que malheureusement, malgré nos demandes, l'inspection académique n'a pas réuni depuis plus de deux ans et qui regroupe les différents partenaires du projet semblait être le lieu tout indiqué pour une réflexion menée dans la transparence et la sérénité à partir de l'audit auquel le collège avait été soumis.

Fin janvier, Madame l'inspectrice d'académie reportait le rendez-vous que nous avions fixé, car le rapport n'était toujours pas connu.

Lors du conseil d'administration du collège de Mauriac, le 7 février, une D.G.H était attribuée à l'antenne pionnière du collège du Méridien, alors qu'il avait été convenu, en début d'année scolaire, que le rétablissement du statut d'E.P.LE. suite à la décision de justice serait effectif pour l'année 2008-2009.

Déjà, il semblait que des rumeurs couraient sur la fermeture prochaine de l'établissement.

Le 7 avril, lors des journées « Portes Ouvertes », l'inspectrice d'académie donnait l'ordre au chef d'établissement de ne pas recevoir FR 3. Lors de l'entretien téléphonique, que nous avons eu ensuite, elle m'informait que le rapport était « effrayant » et qu'elle ne souhaitait pas promouvoir « un établissement qui mettait en danger les enfants qui le fréquentaient ». Ceci m'avait beaucoup étonné car j'avais rencontré personnellement, comme d'ailleurs le maire de Mauriac, Monsieur Leymonie, les experts du ministère à la fin de leur inspection et leur appréciation ne nous avait semblé, ni à l'un ni à l'autre, négative. Monsieur Leymonie l'a d'ailleurs indiqué lors du dernier conseil d'administration du collège.

Le 25 avril, je rencontrais Monsieur le Préfet du Cantal qui, m'indiquait qu'en effet, vous aviez rencontré le Président du Conseil général, pour lui demander de donner un avis favorable à la fermeture de l'établissement justifié semble t'il par le rapport des inspecteurs qualifié également d'effrayant.

Je vous demanderais donc Monsieur le recteur, comme nous en avions convenu de bien vouloir m'adresser le rapport de Messieurs Borgel et Riquier ainsi que la synthèse qui en a été tirée par vos services. En effet, il me semble que les appréciations concernant « la mise en danger » des enfants sont suffisamment graves pour devoir être étayées et explicitées.

Vous en remerciant par avance, je vous prie d'agréer, Monsieur le Recteur, l'expression de mes meilleurs sentiments.

Le Maire,

C.FOURNIER

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AVRIL 2008,
Aux difficultés de fonctionnement et aux situations précaires s'ajoute à présent la censure !

Portes fermées

Prévue depuis une quinzaine de jours, à l'occasion des portes ouvertes, la venue des journalistes de FR3 s'est soldée par une déconvenue. Les journalistes ont tout de même fait un reportage lundi soir 7 avril dans l'édition régionale Auvergne qui se terminait par le commentaire de l'un d'entre eux : « C'est la première fois depuis que je fais ce métier (soit une trentaine d'années) que l'on m'interdit l'entrée dans un établissement scolaire. » Faut-il tout de même que ce collège dérange pour en arriver à de telles extrémités !

A l'heure où l'on prône la communication, l'Inspectrice d'Académie du Cantal, bafouant la liberté de la presse a demandé au Principal-adjoint du collège de refuser l'accès aux journalistes de la télévision, et lui a enjoint d'user de son droit de réserve et de ne faire aucun commentaire.

Comment dans ces conditions faire connaître cet établissement qui vue sa localisation ne peut vivre que par un complément d'élèves venant de l'extérieur hébergés en internat, ou dans des familles d'accueil ? Comment présenter, au moment où se tient dans les locaux une réunion de suivi d'un PPS, un établissement qui d'un côté accueille à la fois des élèves de la commune, du Cantal ou d'autres départements, d'âge normal, ou précoces, et qui sert de passerelle pour des élèves qui n'ont jamais été scolarisés ou qui ont décroché ?

Tel est le constat que les membres de l'équipe éducative, et les parents de l'association des parents d'élèves doivent faire !

Frictions de l'Administration : précarité des personnels

Depuis la création de la structure, les enseignants ont fait l'objet de multiples tracasseries en provenance de l'Académie. Pour ne citer que les plus récentes : l'interdiction faite par l'IA en décembre dernier à l'un des enseignants de participer aux rencontres européennes des collèges lycées expérimentaux à St Nazaire, le blocage en février par le rectorat d'un questionnaire préparé par un chercheur de l'université Blaise Pascal de Clermont, et destiné à alimenter une thèse.

Pour mémoire, le collège a ouvert en 2001, sous le Ministère Lang, après une fermeture illégale, suite à la création en remplacement, de l'antenne de Mauriac. (cf la décision en appel, en juin dernier du tribunal administratif de Lyon). Il est donc géré administrativement par le collège de Mauriac. Le projet pédagogique validé par le Ministère, a été jusqu'en 2005 sous tutelle d'un comité de pilotage présidé par l'Inspectrice d'Académie du Cantal. Les IPR sont venus fréquemment par groupes de 6, et chaque collègue a en outre été inspecté individuellement au moins un an sur deux.

Depuis sa création, les postes venaient du Ministère. C'était tout bénéfice pour l'Académie de Clermont Ferrand. Les détracteurs mettaient alors la sourdine pendant que les personnels étaient dans des situations précaires, nommés pour l'année scolaire seulement.

Décentralisation : nouvelles difficultés

Lorsque la LOLF est entrée en application un poste a été supprimé, et certains enseignants titulaires ont pu obtenir une mutation sur le poste qu'ils occupaient déjà, tout en sachant qu'ils prenaient place sur un siège éjectable, car cette antenne de Mauriac peut fermer à tout moment. Et dans le même temps, ils perdaient les points d'ancienneté accumulés sur leur poste précédent. L'enseignement de l'espagnol a été réduit à 3h15 répartis sur 2 niveaux. Les agents de leur côté sont presque tous contractuels. Pour l'an prochain si le collège est encore ouvert, un autre poste d'enseignement est supprimé.

Pour se conformer aux lois de l'Education Nationale, l'équipe éducative a tenté à plusieurs reprises de rencontrer le Recteur afin de rédiger le contrat qui permettrait de rentrer dans l'article 34, comme le lui a conseillé le cabinet du Ministre, mais assumant les effets de la décentralisation, alors qu'une circulaire ministérielle en date de décembre 2006 lui a été adressée, le Rectorat est resté sourd à cette demande, si bien que le projet d'établissement actuel a été voté par le CA de Mauriac, sans tenir compte de la règlementation en vigueur.

Affaires à suivre : une réunion doit se tenir incessamment avec le Maire et l'association des parents d'élèves pour faire le point sur la situation.

***


Inscriptions au Collège pionnier de St Martin Valmeroux :

URGENT  : Pour que l'administration ne prenne pas le prétexte d'un effectif insuffisant, merci de diffuser dans vos réseaux et auprès des personnes que vous connaissez, qui pourraient être intéressées. Le Collège dispose d'un internat.

 

Les menaces qui pèsent sur ce Collège pionnier du Cantal ne seraient-elles que des rumeurs?

En tout cas la commission d'affectation va bien avoir lieu début Juin.

Malgré les difficultés rencontrées par la presse lors de la semaine « Portes ouvertes », les nouveaux venus ont bien apprécié leur séjour au collège. Pour l'occasion, l'ensemble des personnels a travaillé comme à l'ordinaire pour essayer d'être au plus près de la pratique quotidienne habituelle, chacun restant de surcroît disponible en dehors de son temps de service pour répondre aux questions. La semaine a été clôturée par une soirée où « les parents se sont donnés en spectacle », preuve s'il en fallait que les parents sont ici partie prenante du Projet pédagogique ; les fonds récoltés servent à alimenter la trésorerie du Foyer socio-éducatif,

La moitié des visiteurs ont d'ores et déjà retourné le dossier de pré-inscription qui leur avait été remis, leurs dossiers ont rejoint ceux des familles qui étaient passées avant la semaine « Portes ouvertes »,

La commission d'affectation, présidée par l'Inspectrice d'Académie responsable de l'Orientation, se tiendra le 5 Juin .

Nous n'ignorons pas qu'un certain nombre de familles ne connaissent pas encore notre existence, et que certaines attendent la tenue des Conseils de classe de fin d'année pour se positionner, aussi est-il bon de rappeler qu'un examen des dossiers qui parviendraient après cette date aura tout de même lieu avant la rentrée de Septembre. Mais pour contrer les éventuels projets de l'administration départementale, il est indispensable que le plus grand nombre de demandes d'admission arrivent au Collège au courant du mois de mai 2008.

Rappelons toutefois que toute famille désireuse d'inscrire un enfant doit impérativement passer au moins une journée dans l'établissement afin d'assister à des cours, et de prendre contact avec les personnels, et le chef de Projet.

Voir sur http://www3.ac-clermont.fr/etabliss/college-valmeroux/

courriel : mairie.saint-martin-valmeroux@wanadoo.fr

 

 

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30/1/2002

Note remise par M Christian Fournier, Maire de St Martin Valmeroux

 à M Jean-Claude Guérin et Mme Valérie Flavier, Inspecteurs généraux de l’Education Nationale

délégués par le CNIRS (Conseil National pour l'Innovation et la Réussite Scolaire)

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La baisse des effectifs :

De 150 élèves dans les années 70-80, les effectifs sont descendus à 43 élèves à la fin des années 90.                 .

Cette diminution n’est pas liée aux seuls aspects démographiques ; l’octroi abusif de dérogations par les précédents Inspecteurs d’académie, et des problèmes d’enseignants ont fait perdre au collège la moitié de son public de secteur (qui comporte une centaine d'élèves)

La municipalité, consciente des difficultés et soucieuse de redonner son attractivité à l'établissement demande depuis 1996 à l'Inspection académique d'entrer dans une démarche de projet; différentes propositions sont élaborées: création d'une médiathèque et recherche d'une spécificité pour l'établissement (classe cheval, sport mécanique). (1)

1997/98 :

Le poste de principal n'est pas pourvu au mouvement ; un enseignant déchargé de cours assure cette fonction

Le municipalité commence à travailler avec lui à partir du document "collèges et lycées partenaires des territoires ruraux" (2)

1998/99 :

Cet enseignant part en janvier, étant appelé à suivre une formation suite à l'obtention du concours de principal.

Le collège est ensuite placé sous la direction du Principal de Mauriac

Dans les mêmes temps, une commission parlementaire propose la mise en réseau des collèges de St Martin et de St Cernin.

Favorable à cette proposition, l’Inspecteur d’académie l'intègre dans le projet académique départemental de la rentrée suivante. Lors d’une rencontre avec le maire, il émet la possibilité que le poste de principal de St Cernin et de St Martin soit assuré par  l’enseignant ayant antérieurement fait fonction à St Martin.

1999/00 :

Les Menaces de fermeture

Le collège de St Martin  est en fait placé sous la responsabilité du Principal de St Cernin

à la rentrée 99 ; ce n’est pas la personne prévue qui est nommée.

Le nouveau principal, venant de Normandie, ne cache pas son mécontentement d’avoir à assurer la charge de 2 établissements, ce dont il semble ne pas avoir été prévenu au préalable, et qui implique des déplacements pour lesquels il ne touchera même pas d’indemnités.

Il ne cache pas non plus son pessimisme, et déclare d’emblée à la réunion de parents d’élèves que le collège n’a pas lieu d’être avec de tels effectifs, et qu’il sera sans doute fermé l’année suivante.

Devant cette position, le Maire organise une réunion avec l'Inspecteur d'Académie; il en  ressort que le projet de mise en réseau des deux établissements est toujours d'actualité, et que réussir cette mutualisation est la directive donnée par l'Inspecteur d'Académie au Principal.

La presse s'en fera l'écho, rapportant que  “ le plus petit collège du Cantal compte bien rester en vie, grâce à un travail en commun et la mise en réseau ”.

 

En novembre, lors du conseil d’administration de l’établissement, le maire demande au principal, de constituer un groupe de travail réunissant des élus, parents et enseignants faisant partie des 2 conseils d’administration ; le principal se montre peu enthousiaste, et demande d’abord à prendre l’avis des enseignants.

 

Par ailleurs, suite aux mouvements qui se sont produits dans certaines académies déficitaires du sud, le Ministère procède à des coupes sombres ; l’académie doit rendre 8 postes, soit l’équivalent du nombre d’enseignants à St Martin .

Le 9 décembre, l’Inspecteur d’Académie annonce aux enseignants que le collège de St Martin n’ouvrirait pas à la prochaine rentrée, et leur suggère de demander leur mutation (le maire en ayant été informé par une indiscrétion des enseignants).

 

En janvier 2000, le Maire est invite pour la première fois à un CLE (Comité de Liaison Enseignement), instance de concertation.

Des études statistiques et démographiques sont présentées, mais il ne sera en fait à aucun moment question de fermeture d’écoles ou de collège.

Rétrospectivement, C. Fournier constate que n’étaient invités ce jour là que les maires qui seront ensuite concernés par une fermeture.

Toutefois, l’Inspecteur d’académie se montre toujours rassurant.

En fevrier-mars, le principal informe le Maire que les enseignants de St Cernin ne sont pas favorables à une mutualisation avec St Martin, et que dans ces conditions la fermeture est pour lui la seule solution.

Deux réunions rassemblent alors parents et élus; les enseignants de St Cernin sont absents, prétextant la  distance (12 kms séparent St Cernin de St Martin).

 

Le 30 mars, s’appuyant alors sur la difficulté des protagonistes à s’entendre, l’Inspecteur d’Académie annonce au conseil d’administration du collège de St Martin la suppression des moyens d’enseignement à la rentrée suivante, prélude à la fermeture de l'établissement.

 

La réaction des parents et des élus de St martin et des communes alentour est vive, surtout qu'il y a dans le secteur d'autres projets de fermeture d'écoles et de services publics.

Un boycott du CDEN du 30 mars est décidé par l’ensemble des élus, toutes tendances politiques confondues.

 

Etude d’impact, actions médiatiques et mouvements avec les autres communes

 

Le 4 avril, lors d'un 2ème CDEN, le Préfet soumet la carte scolaire à une étude d’impact, conformément à la nouvelle loi .d’aménagement du territoire. Il est expliqué que la réalisation de l'étude d'impact est confiée à l’Inspecteur d’Académie, puis soumise aux différentes parties qui apportent leur contribution avant transmission au Ministère qui prend la décision finale.

Le 30 mai, une heure avant le troisième CDEN, l’étude d'impact, en date du 15 mai est portée à la connaissance du Maire, d’où difficulté pour la commune de réagir dans un délai aussi court sur un certain nombre de problèmes qui sont éludés*

Lors de ce CDEN, le Vice-Président du Conseil général chargé des affaires scolaires, après s'être "interrogé sur le fait que ce soit l'Inspecteur d'académie qui instruise l'étude, car elle ne peut être différente des propositions arrêtées à l'issue du précédent CDEN, demande donc au Préfet qu’un délai de 3 semaines soit accordé aux parties intéressées pour réagir et apporter leur contribution. (2)

La commune de St Martin rend sa contribution le 20 juin (3); quant au Conseil Général, il donne un avis défavorable à la fermeture le 7 juillet.

 

Le Préfet transmet le dossier au Ministère le 5 juillet .

 

Cependant, dès le 5 juin, alors que l’étude d’impact n’est même pas enrichie des contributions des parties intéressées, et un mois avant qu’elle ne soit soumise par le Préfet à la décision ministérielle, il est procédé aux mutations des enseignants “ par mesure de carte scolaire ”, bien que celle-ci ne soit pas encore applicable.

 

De même les élèves de 6ème sont conviés à s’inscrire dans un autre établissement, puisqu’on indique aux parents que le collège doit fermer….

 

Des communes prennent des délibérations de soutien.; les événements sont abondamment relayés par la presse.

Pendant tout l'été, tout le monde est dans l'attente de la décision ministérielle.

 

Le 20 août, l’Inspecteur d’Académie, contacté par le maire lui indique qu’il n’a toujours pas reçu la décision ministérielle.

A quelques jours de la rentrée, les parents ne savent toujours pas où iront leurs enfants ; de même, le ramassage scolaire ne peut être organisé…

Le 26 août, alors que les élus, quelques enseignants, 40 enfants et leurs parents étaient réunis pour faire une pré-rentrée symbolique, le verdict tombe PAR VOIE DE PRESSE : LE MINISTERE AURAIT DECIDE LA VEILLE LA SUSPENSION POUR UN AN.

Il s’agit d’une décision de suspension des moyens, non de fermeture, mais on a tout lieu de craindre la fermeture déguisée.

Les actions se poursuivent (inauguration d’une transsaharienne verte, pique-nique sur la route…), d’autant plus qu’il n’y a toujours pas d’arrêté officiel ni du Ministre ni de personne d’autre.

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*par exemple, les distances sont sous-estimées, n'étant prises en compte que les distances du lieu de ramassage au collège, sans intégrer aussi les distances du domicile au lieu de ramassage.


2000/01 : 

SUSPENSION DES MOYENS D’ENSEIGNEMENT

PROJET DE COLLEGE PIONNIER

FERMETURE DE L'EPLE EN 3 ACTES

 

Cette “ décision ”  uniquement transmise par voie e presse à moins d’une semaine de la rentrée rencontre l’opposition  unanime de la population et de ses élus.

 

Le Conseil général réagit lui aussi fortement à la décision de suspension et demande au recteur de bien vouloir rencontrer les Maires des communes concernées par des fermetures de classes et d’établissement.

Le 30 août, le Recteur rencontre donc les maires à la Préfecture

Le Maire de St Martin est reçu séparément, mais on ne porte pas à sa connaissance ce jour là un quelconque arrêté de fermeture; en revanche, on l’informe qu’il recevra une lettre du Ministre (qu’il reçoit effectivement quelque temps après, mais non datée (1).

Devant cette absence d’officialisation, le Maire enverra trois courriers en recommandé avec accusé de réception, l'un au Préfet, le second à l’Inspecteur d’Académie et le troisième au Recteur.

 

Puisque aucun enseignement n’est organisé à St Martin, il est décidé avec le conseil général pour ne pas perturber les élèves à la rentrée 2000,  que le ramassage se fera sur le collège de St Martin Vx, (collège de secteur suspendu, mais non fermé), et que de là partiront deux navettes transportant les élèves dans les collèges voisins de St Cernin et de Mauriac.

Par ailleurs, le Conseil Général attribuera pendant cette période “ de suspension ” un budget de fonctionnement minimum à l’établissement géré par l’ancien conseil d’administration.

 

Le Recteur explique alors que la volonté de fermeture du Ministère est liée à la faiblesse des effectifs (43 élèves), mais qu’il s’agit pour l’instant non d’une fermeture, mais d’une suspension, étant donné le projet de collège pionnier envoyé en juin aux différents échelons de l’Education nationale ; celui-ci a été retenu : on attend l’expertise du Conseil de l’innovation pour la réussite scolaire.

Le Recteur, comme le Ministre dans son courrier, se disent intéressés par le projet (spécificité pédagogique, internat),  d’autant plus que la structure s’inscrit dans le cadre d’une politique académique de mise en réseau.

Pour en faciliter le suivi,  il préconise la mise en place d’un comité de pilotage (2).

 

mise en place d’un comite de pilotage et  de suivi du projet de college pionnier

Composition et dates de réunions :

Participants

+ = présent     ? = pas de compte-rendu

6/12/

17/1

21/2 28/3 2/5 6/6  21/6 (9/11)

R° de w

M. Lobstein, Inspecteur d’académie

+

+

+

+

 

 

 

+

M. Foselle, Secr gén de l’Inspection académique  

+

+

+

     

+

M. Moracchini, Inspecteur Vie scolaire

(+)

             
M. Saffrey, Sous-Préfet du Cantal  

+

+

         
M. Fournier, Maire de St Martin

+

+

+

+

     

+

M. Rochette, Maire de Ste Eulalie

 

+

           
Mme Célarié-Descoeurs, Conseillère Générale du canton de Salers

+

+

+

+

     

 

M. Desvignes, Principal de St Cernin    

+

+

       
M. Trocmé, Principal de Mauriac  

+

+

       

+

M. Calmette, Directeur Jeunesse et Sports  

+

           
Mme Hébert, Association Re-sources  

+

+

+

     

+

Mme Raynard, COP et coordinatrice du projet

+

+

+

+

     

+

Mme Boucher, Assoc° Re-sources, parent d’interne    

 

 

     

+

Mme Barthélémy, intendante de St Cernin    

+

+

       
Mme Thivet, intendante de Mauriac    

+

       

+

M. Sol, agent comptable    

+

       

?

 

Ce comité de pilotage se réunit régulièrement.

Toutefois l’on peut regretter l’absence de l’Inspecteur Vie scolaire, M. Morrachini, qui n’assistera à la première réunion que pendant une courte durée; de même que l’absence du Maire et d’un représentant des parents d’élèves  de St Cernin; cela aurait permis de mûrir la réflexion quant à la mutualisation, et de prévenir les problèmes survenus en juin (cf ci-après )

 

Le statut :

Le projet présenté par le comité de pilotage et retenu par le Ministère  prévoyait une mutualisation et une mise en réseau, soit avec le collège de Mauriac, soit avec celui de St Cernin, qui assureraient la direction et l’intendance

Il semble en fait, que s’il y avait accord sur le terme de mutualisation, l’on mettait derrière des réalités différentes :

·         l’Inspecteur d’Académie entendant par là fusion, et ouverture d’un nouvel EPLE après fermeture des 2 EPLE de St Martin et de St Cernin.

·         alors que le Maire, de même que le Ministère -puisque dans une intervention du  6 octobre 2001, AM Vaillé présentait encore St Martin Valmeroux comme un EPLE - entendaient par là une mise en réseau d’établissements, qui mutualisent leurs moyens, mais conservent leur statut d’EPLE,

 

L’internat :

Plusieurs projets ont été étudiés.

Un internat ayant fonctionné à St Martin jusqu’au milieu des années 80, un premier projet prévoyait de le réhabiliter à la rentrée 2001, dans une phase transitoire.

D’autres alternatives extérieures ont également été recherchées, sans qu’aucune ne se soit avérée viable.

Le collège de St Cernin quant à lui ne comporte pas d’internat.

Enfin, la décision ministérielle intervenue tardivement le 15 juin, a fini de compromettre tout engagement financier et de travaux pour qu’un internat puisse être opérationnel à St Martin dès la rentrée 2001

 

Saisine du Tribunal administratif 

Si l’Inspecteur d’Académie s’est toujours montré favorable au projet qu'il a préfacé (2), présenté dans le bulletin académique, réunissant mensuellement le comité de pilotage, et “ rencontrant Mme Raynard, porteuse du projet, de façon régulière (quasi-hebdomadaire) ” (3) ,

Le Recteur Bouvier, quant à lui , s’est toujours montré très défavorable au projet, tant dans ses rencontres avec le Maire les 16 mars et 25 juin, que dans ses rencontres avec les syndicats en septembre 2001.

Aussi, la position très tranchée du Recteur motive la décision de la Municipalité de St Martin d’engager une action auprès du tribunal administratif en mars 2001.

 

La décision ministérielle d’ouverture du collège pionnier

Cependant, et malgré l’avis défavorable du Recteur, le Conseil de l’innovation valide le projet.

Le 3 mai, Christian Forestier, Chef de cabinet du Ministre adresse un courrier à M. le Maire lui annonçant l’ouverture prochaine du collège pionnier.

La décision du Ministre intervient effectivement le 15 juin.

Dès lors, l’on pense que le collège va s’ouvrir dans de bonnes conditions

Le Ministère attribue 7,5 postes d’enseignants (sur 8 demandés) et un poste de CPE ; l’Inspection académique 1 poste de surveillant (sur 2 demandés) ; le rectorat attribue tardivement 1 poste d’agent d’entretien et un ½ poste de secrétariat (sur 1 demandé)

 

L’ajournement de la conférence de presse

La décision  ministérielle d’ouverture d’un des trois seuls collèges pionniers de la rentrée 2001 dans une région en baisse démographique comme le Cantal est considérée comme très positive par les autorités locales (cf déclarations du Président du Conseil général, du Préfet...)

Il est prévu d'organiser une conférence de presse le 27 juin, à l’initiative de l’Inspecteur d’Académie et avec ces différentes personnalités.

D'autre part, une action de communication était d'autant plus importante que le recrutement des élèves, suspendu jusqu'alors à la décision ministérielle, n’avait pu s’engager que très tard, à la veille des vacances scolaires.

Nous avons évoqué plus haut la rencontre intervenue le 25 juin, en présence de l’Inspecteur d’académie,  entre le Maire et le Recteur, où ce dernier s’était encore montré particulièrement défavorable au projet, indiquant que la décision ministérielle ne l’avait pas fait changé d’avis, qu’il ne communiquerait pas sur ce projet, et ferait en sorte qu’il n’existe plus dans les deux ans.

Le 26 juin au matin, l’inspecteur d’Académie envoie cependant des fax pour convoquer les différentes agences de presse et les autorités locales.

Quelques heures plus tard, il enverra de nouveaux fax pour annuler la conférence de presse sans raison apparente.

Dès lors, les dispositions de l’Inspecteur d’Académie à l’égard du projet apparaissent de plus en plus ambiguës.


FERMETURE DE L’EPLE EN 3 ACTES

 

1er acte : Juin, l’ajournement d’une mutualisation avec St Cernin

Lors du dernier comité de pilotage du 6 juin, l’Inspecteur d’académie propose d’aller au-delà de la simple mutualisation des moyens, soit une fusion entre les collèges de Saint Cernin et de Saint Martin Vx, formule qui n’est pas rejetée à priori par le comité de pilotage, sous réserve de recevoir l’aval de St Cernin.

Or, rien n’est fait en ce sens.

C’est par courrier que le maire de St Cernin apprend la fermeture administrative de son collège.

Ni l’inspecteur d’académie, ni son secrétaire général ne viennent présenter le projet au conseil d'administration de l’établissement.

Le maire de St Martin, qui y est convié, se retrouve  seul, suspecté d’être l’auteur de cette proposition, alors que les seuls représentants de l’administration, le principal et l’intendant de St Cernin  s’y disent opposés…

 

Malgré l’opposition du collège et de la commune de Saint-Cernin, l’inspecteur d’académie propose ce montage juridique au conseil général qui donne un avis défavorable à cette fusion et demande à l’Inspecteur d’Académie de trouver  une formule juridique plus souple, respectant l’identité des deux établissements et leur autonomie de gestion.

 

Les deux maires de St Martin et de St Cernin rencontrent alors l’Inspecteur d’académie et lui proposent de revenir à une formule de mutualisation qui permet les mêmes économies d’échelle, conformément au projet académique sur les collèges multipolaires, qu’illustre entre autres la convention passée entre les collèges de Blesle et de Massiac, et que vient de ratifier le Conseil Général (1).

Cette proposition qui fait l’objet d’un consensus est refusée par l’Inspecteur d’Académie.

 

2e acte : juillet, le rattachement à Mauriac dans le cadre de l’année transitoire 2001/02

Dès lors, la position de l’Inspecteur d’académie devient plus directive; il impose contre l’avis du maire et sans discussion au comité de pilotage, une solution de rapprochement avec Mauriac, qu’il présente d’abord comme transitoire, mais qui prend très vite une forme définitive

Comme évoqué plus haut, aucune solution n’ayant pu être trouvée pour l’accueil des internes, il restait à se tourner vers le collège de Mauriac disposant seul d’un internat.

Toutefois, le samedi 30 juin, lors de la journée Portes ouvertes, rien ne peut encore être précisé aux parents de St Martin quant à l’organisation de l’internat à la rentrée.

Or, le lundi, les parents d’internes sont contactés par l’Inspection académique pour les informer que leur enfant sera transporté et hébergé à 20 kms de là, au collège de Mauriac, et leur demander s’ils maintiennent malgré tout l’inscription à St Martin.

Le 3 juillet, deux fax sont envoyés à M. le Maire, l’un présentant l’alternative de l’internat à Mauriac pour l’année 2001/02, le temps que s’effectuent les travaux d’un “ internat pionnier ” à St Martin ; le deuxième fax afférent au “ statut du collège pionnier ” 

L’Inspecteur d’Académie  y évoque “ la création d’une antenne “ pionnière ” rattachée

a)       soit au collège de St Cernin

b)       soit au collège de Mauriac"

et poursuit en disant: :“Cette dernière hypothèse aurait ma préférence non seulement au vu des événements récents, mais aussi parce que, dans cette perspective, nous pourrions travailler davantage avec Mauriac qu’avec St Cernin (internat provisoire, partage des enseignants…) En outre, le collège de Mauriac bénéficie à compter de la rentrée de la création d’un poste de principal-adjoint qui pourrait suivre de plus près, sur une partie de son temps la vie administrative et pédagogique du collège pionnier. ”

Puis l'Inspecteur d'académie propose que le directeur et l’intendant de Mauriac assurent la gestion administrative du collège innovant (son courrier du 28 juin prévoyait l'exécution provisoire du budget par l'autorité préfectorale)

Le 25 juillet, veille de son départ en vacances, l’Inspecteur d’Académie précise enfin dans son courrier adressé à M. le  Maire: “ j’écarte l’éventualité de maintenir un établissement autonome et confirme la création d’une nouvelle entité qui aura statut d’antenne expérimentale “ pionnière ” rattachée au collège de Mauriac ”

 

3e acte : Sept-octobre, la fermeture de l’EPLE et le statut d’antenne experimentale de Mauriac

L’Inspecteur d’Académie reprend la configuration envisagée dans son courrier du 25 juillet,, et impose une architecture définitive du projet à savoir : la fermeture de l’EPLE de St Martin Vx et l’ouverture d’une antenne pionnière attachée au collège de Mauriac

Cette décision ne fait l’objet d’aucune concertation dans le cadre du comité de pilotage, qui ne sera plus réuni depuis le 21 juin.

Le 21 septembre, le nouveau montage juridique est soumis au Conseil Général, qui prononce à nouveau un avis défavorable à la fermeture.

L’Inspecteur d’Académie passe outre, et propose à M. le Préfet nouvellement en poste de prendre un arrêté en ce sens, et qui intervient le 9 octobre 2001.

L’information en est faite tardivement à la veille des élections de parents d’élèves fixées au niveau national le 19 octobre.

Le 24 octobre, c'est l’ancien conseil d’administration du collège de Mauriac qui est convoqué (alors que les membres du nouveau conseil d’administration sont désignés), pour prendre acte de l’arrêté et du rattachement du collège de St Martin; le compte-rendu de séance  ne fait l'objet d'aucune information auprès des membres du comité de pilotage, qui n'en prendront connaissance qu'à posteriori et par des voies détournées.

 

Le 7 décembre2001, le Maire saisit à nouveau le Tribunal administratif pour demander l’annulation de l’arrêté du 9 octobre, et le rétablissement du statut d’EPLE.

En effet, l’arrêté de M. le Préfet met fin au statut d’EPLE du collège de St Martin ; or le code de l’éducation dans son article L 216. 5 précise que les collèges sont créés (ou fermés) par arrêté du représentant de l’état sur proposition du département ; or le département n’a pas proposé la fermeture mais a au contraire donné un avis défavorable à celle-ci.

Par ailleurs, l'arrêté du Préfet crée une entité nouvelle "collège pionnier" au sein du collège "Le Méridien" de Mauriac; or il n'est pas dans les compétences du préfet de définir la structure interne d'un EPLE.

Il demande pour ces motifs au Tribunal administratif d'annuler l'arrêté du Préfet du 9 octobre 2001 et d'ordonner le rétablissement du collège dans son statut d'EPLE dans le cadre duquel l'innovation pédagogique "collège pionnier" voulue par le Ministère pourra se pérenniser, une identité forte et une large autonomie de gestion étant plus qu'ailleurs indispensables au fonctionnement et au développement d'un établissement de ce type.

 

2001/2002, 2002/2003

les difficultes actuelles de fonctionnement du college pionnier

les efforts poursuivis

les inqiétudes quant a la perennite

 

L’absence de structures internes

Dans l'attente de l'arrêté du Préfet modifiant le statut de l'établissement, le principal de Mauriac n'a pas voulu organiser les élections au Conseil d'Administration de l'EPLE le collège "La Maronne" pourtant existant.

L'association des parents d'élèves de Mauriac a permis à un parent d'élève de Saint-Martin de siéger au Conseil d'administration du collège de Mauriac.

La représentation des enseignants de l'établissement n'est assurée que par sa responsable, Madame Raynard.

Il n'y a aucun représentant des élèves ni des élus de Saint-Martin Vx.

Cette décision prive donc l'établissement d'une structure interne indispensable à un fonctionnement démocratique où le projet pédagogique, le règlement intérieur et le budget sont discutés et co-élaborés par toutes les parties prenantes (équipe éducative, parents, citoyens, élus…).

Elle lui enlève toute autonomie et le rend tributaire des intérêts d'un autre établissement beaucoup plus important, tout en le privant d'une identité forte.

Or autonomie, identité, participation sont au centre du projet éducatif et indispensables pour un établissement de ce type.

 

l'absence de moyens de fonctionnement

Depuis la rentrée, le fonctionnement du collège est lourdement entravé par l'absence totale de subsides.

C’est la commune, voire les enseignants qui pallient aux carences de l’Education nationale pour financer, qui le chauffage, le téléphone, les photocopies, qui les fournitures pédagogiques… Les ordinateurs sont en panne, alors que 420 000 F dorment sur le fonds de réserve de St Martin.

Les mesures qui devaient être prises (exécution du budget par l’autorité préfectorale) ne l’ont jamais été

Contrairement aux arguments avancés par l’Inspecteur d’Académie, la modification du statut juridique ne résout en rien les problèmes budgétaires, voire les aggrave.

 

les problemes lies au desequilibre des effectifs

Les effectifs sont composés en majorité de garçons et d'élèves "difficiles", entravant la mise en œuvre pédagogique.

L'engagement tardif du recrutement a certes favorisé cet état de fait.

Mais c'est aussi un problème dont souffre tous les établissements expérimentaux, du fait de leur nombre ridiculement faible, mais aussi de la tendance générale des établissements qui ont des élèves trop "turbulents" à tout tenter pour s'en débarrasser.

Or si on admet que ces établissements expérimentaux deviennent surtout des "structures spéciales pour enfants difficiles", ils perdent leur vocation première qui est d'ouvrir de nouvelles voies pédagogiques pour tous les élèves. Ce ne sont plus des établissements qui ont pour objectif d'être reproduits.

Diverses dispositions envisagées (prise à l'essai, dossier de motivation…), devraient permettre de surmonter ces difficultés, et rééquilibrer les effectifs progressivement à St Martin.

L'Inspecteur d'académie a d'ailleurs refusé, à la rentrée des vacances de Noël, l'intégration de nouveaux enfants.

 

les problemes de l'internat

Les conditions d’accueil et le fonctionnement pédagogique de l’internat à Mauriac ne sont pas en phase avec le projet d’internat pionnier.

Quant à l’accueil à St Martin entre 16h30 et 18h30 et le mercredi, il souffre du manque de personnel d’une part, et de l’absence de contrat temps libre et d’UNSS d’autre part.

Ces problèmes devraient être résolus à la rentrée 2002, puisque les budgets de la 1ère tranche d'un internat sur place viennent d'être votés par le Conseil général, et que par ailleurs, un contrat temps libre devrait bientôt s'engager.

 

la non reprise des comités de pilotage et les problemes de suivi du projet a terme

Dans son courrier en date du 25/7/01, l’inspecteur d’Académie prévoyait de poursuivre les comités de pilotage, ce qui semble logique, étant donné que nous ne sommes qu'à mi-parcours du projet d'une part (mise en place de l’internat à St Martin …), dans une phase d'entrée en fonctionnement et de mise en route difficile d'autre part.

Or les comités de pilotage n'ont pas été repris depuis le 21 juin malgré nos demandes.

Ce n’est que le 9 novembre que l'Inspecteur d'académie convoque une réunion de travail (et non un comité de pilotage), sans doute suite à notre démarche du 22 octobre, où nous lui avons posé le problème du fonctionnement actuel de l’internat à Mauriac et la nécessité d’envisager rapidement la mise en place d’un internat à St Martin.

Mais le Conseil Général, bien que concerné au  premier chef par le financement du projet présenté ce jour là par M. le Maire, n'a pas été convié à cette réunion, et aucune autre n'a eu lieu depuis.

 

l'absence de statut expérimental et les problemes de suivi du projet pedagogique

L’absence de statut expérimental

Les textes en date de 1972 n’ont toujours pas été actualisés par le CNIRS ; aucun texte ne vient donc préciser le statut expérimental de l’établissement ni ses modalités d’application.

Le libellé d’antenne expérimentale n’est qu’une appellation, vide tout sens juridique.

Les problèmes de suivi du projet  par les autorités de tutelle:

-          Le CNIRS a validé le projet, mais ce n’est pas lui qui en assure le suivi.

-          Le Rectorat quant à lui a diligenté depuis le début de l’année une inspection du doyen des IPR (peu favorable au projet), et des inspections disciplinaires en musique, physique, math, langues, et français.

Jamais un établissement n’aura connu autant d'inspections, sans  que lui soit jamais retourné par ailleurs aucun rapport..

-          Quant à l’Inspecteur d’Académie, il semble ne pas avoir été mis au courant des inspections diligentées par le Rectorat, déduction faite de l’étonnement et de la contrariété qu’il a manifesté lorsque nous l’en avons informé le 9 novembre.

Son courrier du 25/7/01 précisait pourtant : “ Le suivi pédagogique sera assuré plus particulièrement par le groupe de pilotage qui continuera à fonctionner sous la responsabilité de l’inspecteur d’académie ”.

 

les incertitudes quant a la reconduction des moyens en personnel:

-          Ayant perdu le statut d'EPLE, et en l'absence de tout autre cadre juridique lié notamment au caractère expérimental et susceptible d'avoir été produit par le CNIRS,

-          quelles garanties pouvons-nous avoir, dans cette phase pré-électorale, que le Ministère reconduisent les moyens en personnel?

-          sachant qu'il semble illusoire par ailleurs que les autorités académiques en assurent le relais?

Ø       compte-tenu des positions très défavorables du Recteur, et très ambiguës de l'Inspecteur d’Académie

Ø       compte-tenu que les autorités académiques continueront d’avancer l’argument qu’elles ne peuvent donner aucun moyen étant donné qu'elles ont dû rendre 7 postes au Ministère il y a deux ans..


l'ajournement des rendez-vous avec le ministere

Nous avons sollicité la médiation du CNIRS à de nombreuses reprises (juin, novembre (cf entre autres nos fax des 7 et 27) et ensuite).

Anne-Marie Vaillé,  Présidente du CNIRS, a ajourné sa venue à St Martin Vx à trois reprises (janvier, novembre, décembre 2001) ; il est maintenant question que cette venue, prévue en janvier 2002 dans le courrier en date du 5 décembre 2002 de l’Inspecteur d’académie, interviendrait éventuellement après la visite prévue le 30 janvier de deux membres du CNIRS, M. Jean-Claude Guérin et Mme Valérie Flavier.

 .

Conclusion :

Ainsi, depuis la rentrée, il semble que le principal souci des autorités académiques ait été d’obtenir une fermeture juridique du collège et d'entraver son fonctionnement.

Cela ne peut que nous inquiéter quant à la volonté de pérenniser l’établissement.

 

 

 

AUTRES DOCUMENTS REMIS

 

-         Collège “ La Maronne ” Saint Martin Valmeroux : note à l’attention de Monsieur Jean-Claude Guérin, et de Madame Valérie Flavier, Inspecteurs généraux de l’Education Nationale (Nos inquiétudes, nos demandes), 2 p

-         Quel statut pour le collège pionnier ? Pistes de réflexion de C. Fournier pour le Comité de pilotage, 3 p

-         Recours au Tribunal administratif en date du 7 décembre 2001, demandant le rétablissement du statut d’EPLE

-         Délibération du Conseil Général en date du 21 septembre 2001, défavorable à la fermeture de l’EPLE du collège “ La Maronne ”

-         Décret de fermeture de l’EPLE du collège “ La Maronne ” en date du 9 octobre 2001

-         Procès verbal de la séance du CA du collège de Mauriac en date du 24/10/01, extraits concernant le rattachement du collège pionnier.

-         Contractualisation avec le Ministère, dépêche AEF du 13 septembre 2000

-         Convention constitutive de la mise en réseau des collèges de Blesle et de Massiac (convention + note de synthèse, 2 p)

-         Réflexions de M. Georges Hervé (association REVEIL, Rénover l’Ecole en Valorisant et en Encourageant l’Initiative Local, Perrier) : “ regards sur 3 collèges “ différents ” ouverts en septembre 2001

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Chronologie des faits, 2ème partie

(suite de l'historique jusqu'en octobre 2002)

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RENTREE 2002/03: NOUVELLES MENACES DE FERMETURE

L'INTERNAT : UNE AVANCEE DIFFICILE

…………

30/1, venue de jean-claude guerin et Valérie Flavier, inspecteurs generaux délégues par le CNIRS

La visite très attendue du Ministère (AM Vaillé du CNIRS et Alain Seksig, conseiller technique de J Lang pour l’internat), se transforme en visite exploratoire du CNIRS.

Jean-Claude Guérin, accompagné de Valérie Flavier sont délégués (et non Gaby Cohn-Bendit que nous avions sollicité sur ce dossier, et que le Maire avait rencontré tout spécialement au Salon de l’Education)

JC Guérin voit les partenaires séparément (équipe éducative, parents, élus de la commune)

Il modifie le moment de son entrevue avec le Maire, ne lui réservant qu’un petit quart d’heure en fin de journée.

JC Guérin porte la discussion sur le recours au Tribunal administratif, qu’il serait souhaitable de suspendre selon lui ; ce à quoi le Maire répond qu’il est ouvert à toute proposition présentant des garanties suffisantes d’autonomie juridique, pédagogique et financière.

Le Maire remet une note historique et un certain nombre de documents à JC Guérin, qui doit lui faire parvenir ses propositions en retour et dans un délai assez court.

Ni le Maire ni les parents malgré des relances téléphoniques ne recevront quoique ce soit de Jean-Claude Guérin.

Ce n’est que le 23 mars qu’Anne Raynard portera à leur connaissance un document parvenu au collège le 4.

 

24/4, (entre les 2 tours de la Présidentielle) : venue d'AM Vaillé, presidente du CNIRS

Comme précédemment, à notre grande surprise, et en contradiction avec une démarche de projet et de démocratie participative, les partenaires sont rencontrés séparément.

Une première rencontre a lieu entre AM Vaillé, l’Inspecteur d’Académie, l’équipe éducative, le Principal de l’établissement de tutelle et le Vice-président du Conseil Général (également maire de la commune de l’établissement de tutelle).

Puis AM Vaillé, l’Inspecteur d’Académie, le Principal de l’établissement de tutelle rencontrent quelques parents.

Puis enfin le Maire, toujours en dernier lieu et en vitesse,

ayant encore à rencontrer le Recteur le soir à Clermont,  à 2h de route.

Les éléments d'information de cette journée

ü       Moyens en enseignement

Le Ministère reconduit les moyens pour l'année 2002/03; pour la suite, on ne sait pas

ü       Projet de convention

Relève du recteur qu’AM Vaillé devait rencontrer le soir même

ü       Reprise des comités de pilotage

Il appartient à M Trocmé,  Principal du collège de Mauriac, de prendre l'initiative de la mise en place de (d'un?) groupe (s?) de travail

ü       Une aide exceptionnelle de 200 000 Fcs

Courrier, acter?, Proposition J Boucher alors:

"Suite à votre venue le 24/4/02 , (+ visite exploratoire de JC Guérin le 30 janvier, ayant fait l'objet d'une note portée à notre connaissance le 23/3/02..)

 Nous prenons acte que:

Ø       Le Ministère reconduit les postes d'enseignant pour l'année 2002/03

Ø       S'est engagé à abonder le fonds de réserve à hauteur de 200 000 Fcs…

Ø       Que l'expérimentation et les moyens afférents, ainsi que l'alternative au statut d'EPLE (autonomie juridique, financière et pédagogique) feront l'objet d'un contrat conclu entre l'établissement et le recteur,

Ø        à l'élaboration duquel seront associés M le Maire et des représentants des parents d'élève

Ø       dont l'ébauche, suite à votre rencontre avec M le Recteur le 24 avril, doit nous parvenir aux alentours des 29-30/4/02 ”

 

AM Vaillé demande au Maire de se rapprocher de l'IA et du Recteur (concernant les postes et la convention pour la cantine etc) ; le Maire n’a jamais pu les avoir malgré “ 50 appels téléphoniques ”

 

Puis les autorités académiques font courir des bruits divers et variés, semant le doute quant à la reconduction des moyens, puis quant à la qualité pédagogique:

 

1) RENTREE 2002/03 : INCERTITUDES PUIS MENACES DE FERMETURE

 

Mis à part les derniers engagements oraux d’AM Vaillé, nous n’avions aucune assurance écrite quant à la reconduction des moyens.

Contrairement à ce qui s’est passé pour Brest, semble-t-il, les postes et la dotation globale horaire n’ont pas été soumis à l’examen du Comité technique paritaire départemental ni à celui du Conseil d’administration de l’établissement de tutelle; de même, aucune information sur le collège n’a jamais été faite dans le cadre du mouvement.

A ceux qui s’en inquiétaient à St Martin, on répondait que cette absence de précision était liée à la situation particulière d’antenne, ou à la phase probatoire de l’expérimentation (l’équipe pédagogique ayant d’abord à faire ses preuves..)

 

Par ailleurs (comme au Mans semble-t-il.), les inspections disciplinaires intervenues dès l'automne n'ont jamais fait à ce jour l'objet d'aucun retour, si ce n'est des retours oraux à l'équipe éducative, toujours très positifs

En dernier lieu, on a dit aux enseignants que ces inspections disciplinaires feraient l'objet d'un rapport global devant leur parvenir début juin.

 

Vers le 15-20/5 : plusieurs entretiens téléphoniques avec M Begyn, chef de cabinet du recteur qui répond qu'ils n’ont aucun signe du Ministère, qu’ils n'ont pas les postes, et que par ailleurs, à cette période de l'année il sera difficile de trouver des enseignants.

 

Le 21/5, lors d'une réunion avec les parents, M Trocmé, Principal de l'établissement de tutelle, émet de sérieuses réserves quant à la reconduction du poste de CPE.

 

Le Maire téléphone alors à Mme Vaillé, qui lui  répond “ qu'effectivement elle n'a rien de sûr; mais que ceci dit, elle connaît des gens favorables à l'innovation dans la nouvelle équipe, pense qu'on aura quelque chose, mais que de toutes façons on est parti maintenant pour attendre le 16 juin,  une fois connu le résultat de législatives"

 

Le 6 juin (!!ce qui ne colle pas avec l'échéance du 16 annoncée précédemment par AM Vaillé), A Raynard rencontre l'IA et annonce aux parents lors d'une réunion le 7 qu'il  n'y aurait pas de postes, que d'autres projets seraient dans le même cas…

 

Le Maire téléphone donc de nouveau à Mme Vaillé, qui  "monte sur ses grands chevaux", faisant valoir qu'au contraire, alors qu'elle pensait devoir attendre le 16 juin, on vient de lui donner tous les postes demandés, donc pas de problème pour les postes; par contre elle voit un gros problème pour le Cantal, c'est qu'il n'y a plus d'enseignants et que toute l'équipe est partante (seuls deux enseignants resteraient)

 

Deux jours avant, lors d'une rencontre avec le Président du Conseil général, le Maire avait eu le même retour.

 

Le Maire objecte que sur 9 enseignants, il en reste quand même 5, et qu'on arrivera bien à compléter au niveau national.

Intervient aussi l'injonction (ou nouveau bruit de couloir, puisque tout reste dans l'oral à l'Education nationale),

 du recrutement intraacadémique, dans un délai très court qui plus est (une semaine): ce qui non seulement limite considérablement les possibilités de recrutement, mais aurait aussi pour effet de renvoyer dans leurs académies des enseignants en poste cette année et désireux de rester.

 

D'où l’appel désespéré lancé le 8 juin par Anne et Cyrille RAYNARD  sur des listes de diffusion d'enseignants:

“ Urgent !

Nous venons d’apprendre , par hasard , que si tous nos postes n’étaient pas pourvus dans une semaine , le collège fermait à la rentrée prochaine .

 Nous cherchons des enseignants volontaires et véloces . Les postes à pourvoir sont :

-          Histoire-géographie

-          Maths, sciences

-          Français-anglais

-          C.P.E.

 Nous sommes cinq enseignants en poste actuellement à rester sur le projet . Contacter nous au : 04.71.40.74.91. ou au 04.71.69.20.41 .

 Quelle volonté , y-a-t-il derrière cette ultimatum qui ne nous jamais été formulé officiellement ? Beaucoup de désinformations voir de malversations dans cette histoire .Mais à qui profite le crime ?

 L’équipe éducative du collège pionnier de St Martin-Valmeroux "

 

Le chef de cabinet du recteur soutenant toujours que la plupart des enseignants sont partants, lors d’entretiens téléphoniques avec le Maire, et avec les parents (cf ci-après), le Maire demande aux enseignants de lui faire une lettre (ce que fait S Delhommeau, professeur de technologie).

 

10/6, un communiqué du maire est envoyé à l'AFP (Agence France Presse), l'AEF (Agence Education Formation), AIE (l'Agence Information Enfance) et l'association REVEIL (Rénover l'Ecole en Valorisant et en Encourageant les Initiatives Locales)

http://membres.lycos.fr/possible/CANTAL.html

http://assoreveil.org/st-martin-juin-2002.html

 

Le 12/6, l'AEF publie le communiqué suivant. "Tous les engagements pris seront tenus", annonce à L'AEF Anne-Marie Vaillé, présidente du CNIRS (Conseil national de l'innovation pour la réussite scolaire). Des moyens avaient été définis avec la DESCO (direction de l'enseignement scolaire) pour les innovations retenues par le CNIRS (L'AEF du 25/03/2002), mais n'avaient pas été notifiés avant le départ de la précédente équipe. La nouvelle équipe ministérielle vient de les confirmer. "Je suis particulièrement heureuse de voir que les expérimentations qui ne sont pas des créations d'établissements, mais qui s'inscrivent dans le cadre des projets d'établissements existants, sont soutenues", ajoute-t-elle, relevant que deux ou trois des projets retenus risquent de connaître des difficultés, les équipes s'étant parfois

dispersées.

 

Compte-tenu des menaces qui pèsent sur le Cantal, et des glissements entrain de s'opérer (certains projets se retrouvant miraculeusement dotés de postes supplémentaires), un parent interroge Pascal Bouchard de l'AEF, qui lui répond:

Les moyens sont entrain d'être notifiés aux différentes équipes tels qu'ils avaient été annoncés par le CNIRS précédemment; donc ce qui avait été annoncé sera fait; il y a 2 ou 3 équipes mais qui ont des problèmes internes aux équipes, voilà, et je n'ai pas entendu parlé du Cantal dans cette liste

JB: Mme Vaillé ne vous a pas précisé s'il s'agissait d'équipes allant entrer en fonctionnement, ou qui étaient déjà en fonctionnement?

PB: non non , ce sont des gens qui allaient entrer en fonctionnement, entre temps l'équipe s'est dispersée etc; c'est pas le cas d'équipes existantes

JB: parce qu'on a quelques inquiétudes dans le Cantal

PB: non non….

 

Inquiet malgré tout, le parent téléphone à la DESCO (Direction de l'Enseignement scolaire, Innovalo, bureau A 11 qui gère les postes).

La réponse tombe: le Collège doit fermer; et la décision n'émane pas du Ministère (toujours d'accord pour reconduire les postes), mais du recteur (décentralisation oblige),  dont la volonté est souveraine et déterminée.

La DESCO qui venait d'avoir l'information 1 h avant, est dans l'attente d'une confirmation par mél ou par fax dans la journée, et s'engage à tenir le parent informé dès réception .

Le matin du 13 juin, un autre parent téléphone à la DESCO;  la décision a été différée et devrait être prise dans l'après-midi ou le lendemain (un samedi??!!)

N'ayant pas été rappelé, et soucieux de tout faire pour freiner cette décision sur le point de se prendre, le 1er parent envisage de faxer un courrier au recteur et téléphone vers 14h au chef de cabinet

Les 2 justificatifs avancés pour la fermeture, tout aussi fallacieux l'un que l'autre, sont:

1)       Les mauvaises inspections (contrairement au discours tenu jusque là aux enseignants, cf ci-dessus)

2)       une majorité de profs partants

ü       (faux, il en reste 5, cf lettre des enseignants au recteur;

ü       le parent évoque par ailleurs les nombreuses difficultés de fonctionnement auxquels les enseignants se sont trouvés confrontés, du fait du blocage des  budgets entre autres,

ü        et argue enfin d'une amélioration toujours possible grâce à un meilleur suivi et soutien institutionnel (cf la non reprise notamment du comité de pilotage cette année, dossier ci-joint)

Le chef de cabinet ne veut rien dire sur la réunion devant intervenir dans l'après-midi ou le lendemain matin, et précise seulement que la décision serait prise dans les jours à venir (ce qui laisse une marge de mobilisation, cf lettres collectives élaborées les 16 et 17 juin)

Enfin, malgré l'insistance du parent, il semble toujours impossible d'obtenir un rendez-vous entre les parents et le recteur (de même que cela semble avoir été impossible les 30/1 et 24/4/02, lors des venues de JC Guérin, puis d'AM Vaillé du Conseil de l'Innovation).

 

Le 12 juin, lettre collective des enseignants à l’Inspecteur d’académie et autres instances, suivie d’une deuxième lettre le 25 juin demandant le maintien de leur coordinatrice.

 

Parallèlement, des lettres individuelles et collectives sont envoyées par les élèves

(??? à compléter, revoir et corriger par l’équipe éducative)

 

Les 16 et 17juin, les parents faxent des lettres collectives, ainsi que des lettres individuelles au recteur avec copies aux autres instances, et téléphonent à l'Inspection académique et au rectorat du mardi au jeudi.

Aucune réponse n’est donnée aux parents si ce n’est “ qu’ils seront informés en temps utile ”

Selon le Principal de l'établissement de tutelle, la décision serait prise le mercredi 19 juin, lors d'une rencontre à l'Inspection académique avec le Préfet et le Conseil général.

Isabel Malsang, journaliste à l'AFP ayant interrogé l'Inspection académique dans les mêmes temps nous retransmet la réponse suivante, dans un mél du jeudi 20 Juin 2002 12:25
Juste pour vous tenir au courant de mes démarches infructueuses.

L'inspection académique d'Aurillac n'a rien pu me dire et m'a promis de me rappeler. Tout ce qu'ils savent désormais, c'est qu'une journaliste éduc à Paris s'intéresse au sujet. Mais je n'ai aucune nouvelle bien entendu.

 

Le vendredi 21/6 après-midi, communication est faite dans le cadre de la réunion annuelle du Préfet sur les services publics, suite à une question posée par le conseiller général chargé des affaires scolaires.

Trois 3 parents et le Maire (qui avait appris la veille qu'il serait question du collège ce jour-là) sont présents.

Cette communication donne lieu le lendemain 22 juin à l'entrefilet ci-après dans La Montagne:

"Dernière chance pour le collège

Questionné par Bernard Delcros, le Préfet du Cantal, présent hier à la session du Conseil général a indiqué que l'expérimentation du collège de St Martin, ouvert en septembre 2001 serait prolongé une année; cette nouvelle et ultime chance selon le Préfet, fera l'objet de critères d'évaluation précise et d'un rapport d'étape en février 2003 pour savoir si cette expérience doit continuer ou doit être stoppée.

Une partie de l'équipe pédagogique s'est dissoute à l'issue de cette première année; elle va être reconstituée sur la base du volontariat"

 

Lundi 24/6, Conseil d'administration de l'établissement de tutelle

Nous avons fait porter les questions suivantes à l'ordre du jour:

-          Avances sur subventions (conseil général etc) d’une part, utilisation du fonds de réserve d’autre part, pour le financement et l’engagement immédiat des travaux de l’internat et de réaménagement des locaux administratifs et pédagogiques

-          Convention avec la FAL de Nantes et sécurisation des travaux, suite au passage de la commission préfectorale de sécurité

-          Bilan du suivi pédagogique

La première question ne peut être traitée, sous prétexte que le fond de réserve n'est toujours versé sur le compte de l'établissement, et se trouve entre les mains du Préfet!!!

Quant au suivi pédagogique, M Trocmé Principal et en partie responsable de ce suivi, dit ne pas pouvoir répondre car il n'a eu aucun rapport d'inspection.

 

Fin juin : CAEN (Conseil Académique de l’Education Nationale)

a noter, un débat sur le collège de St Martin et la prise de position du Préfet de Région très favorable au collège pionnier

(??? à compléter, revoir et corriger par A Teyssou, enseignante, ou extrait du compte-rendu…)

 

Mercredi 26/6,

rencontre entre le recteur, l'inspecteur d'académie, 3 inspecteurs généraux et le Maire de St Martin Vx-

MISE EN SCENE:

Les partenaires ne sont pas réunis autour de la petite table comme d'habitude.

Le Recteur est à son bureau, et les autres devant.

L'ENTRETIEN:

Le recteur: "M le Maire, il m'a semblé correct de vous faire venir afin de vous annoncer les décisions que nous avions prises concernant St Martin Vx, et avant que vous le sachiez par d'autres canaux.

J'avais au vu des rapports qui m'ont été donnés la responsabilité de reconduire ou non l'expérimentation; je ne vous cache pas que ces rapports étant à mon sens très mauvais, j'avais l'intention dans un premier temps de ne pas reconduire cette expérimentation qui ne me semblait pas conforme à ce qui avait été dit au départ, expérimentation que je n'avais pas trouvée très intéressante, pas très étoffée par ailleurs; l'expérience est partie quand même; donc j'avais l'intention de ne pas la renouveler au vu des rapports qui m'étaient faits par les inspecteurs mais aussi par d'autres services, Préfecture, Sous-préfecture etc, et également le président du Conseil Général, que j'ai vus il y a quelques jours et qui avaient aussi des autorisations à donner par rapport à l'expérimentation, donc j'ai l'intention de ne pas renouveler.

Néanmoins, nous nous sommes réunis avec le Préfet, le Président du Conseil général et donc la position que l'on donne aujourd'hui, c'est la position de l'Etat.

Nous estimons que l'année n'a pas été favorable mais que malgré cela, nous donnons une dernière chance au collège de St Martin sous la forme d'une année probatoire, avec 2 temps forts, l'un au mois de novembre, et l'autre au mois de mars où sera décidée la poursuite ou non et la pérennisation ou non de l'expérimentation.

Et nous avons pris un certain nombre de mesures pour le fonctionnement l'an prochain.

8 décisions ont été prises:

ü       Maintien pour une année probatoire

ü       maintien de la structure avec Mauriac; M Trocmé a joué un rôle heureusement très important et a bien cadré les choses sur l'année

ü       changement de pilote

ü       Evaluation, bilans d'étape en novembre2002 et février 2003

ü       suivi par l'IUFM, le CRDP, les inspections et en particulier la cellule innovation

ü       refonte du projet parce que ce qui avait été dit: pas de classe, transversalité, ont été modifiées en cours d'année

ü       recapitalisation de l'EN…

….

S'ensuit la discussion suivante avec le Maire:

Le Maire est en désaccord sur 2 points:

ü       La décision prise dans le cadre de" la réunion avec le Préfet et le Conseil Général" pose le problème de la représentation des autres partenaires qui étaient présents dans le comité de pilotage: ni les parents, ni le maire de la commune n'ont eu leur mot à dire.

ü       "La mise en cause de la qualité pédagogique": il faut considérer les difficultés matérielles d'une part et l'absence d'accompagnement de l'équipe d'autre part

ce qui suscite un tollé des inspecteurs "ce n'est pas vrai; on ne peut absolument pas vous laisser dire ça; c'est une faute de fond; on a été 15 fois à St Martin ”

réponse du Maire: oui, vous êtes venus de nombreuses fois, mais il n'y a jamais eu aucun rapport de fait.. On aimerait être au courant de ces rapports

réponse des inspecteurs "si si, rapports individuels, mais surtout énormément de demandes de petits rapports, bilans d'étape

(??? à compléter, revoir et corriger par le Maire)

 

Jeudi 27/6, conférence de presse du recteur

Le 27/6, le Maire est contacté par Radio Jordanne; le recteur doit tenir une conférence de presse le soir à 17h

Le 28,

ü       sur Radio Jordanne (radio locale), le matin: communication très négative de l'Inspecteur d'académie (à l'instar du communiqué de l'AEF ci-après)

ü       Pas d'autre reprise dans la presse locale

ü       Dépêche AEF du 28/6
PEDAGOGIE. L'équipe pédagogique de la structure expérimentale de Saint-Martin-Valmeroux (Cantal) "s'est partiellement dissoute contre toute attente", indique Jean-Louis Lobstein, inspecteur d'académie du département.
Certains ont, semble-t-il, surinvesti dans le projet et seraient épuisés.
L'Education nationale et le Conseil général ont décidé "de tout mettre en oeuvre pour donner au projet une ultime chance, dans un cadre mieux défini et sur la base d'un cahier des charges, qui reviendra avec précision sur les aspects fondamentaux de l'expérimentation (fonctionnement pédagogique selon des groupes de besoin, aide personnalisée aux élèves en difficulté, vie scolaire et apprentissage de la citoyenneté, atelier théâtre et utilisation pédagogique des technologies de l'information et de la communication)". Un nouveau chef de projet a été désigné par le recteur, Patrick Richard, principal adjoint du collège de Mauriac. Un appel à candidatures a été lancé pour "trouver des enseignants en français, anglais, histoire-géographie, mathématiques et sciences".
Contact: Patrick Richard, chef de projet, 04 71 68 06 20
 

Le 28, 22:47 retransmission de la dépêche AEF sur la (les) liste(s) de l'ICEM-pédagogie Freinet par Joël Blanchard qui s’interroge :

"Quelle est la bonne version ??
Le Ministère voulant absolument sauver St Martin V.?????"

suit le texte ci-dessus de la dépêche

 

MARDI 2 juillet

 rencontre entre les parents, l’équipe éducative, le Principal du collège de Mauriac et le Principal-adjoint-nouveau chef de projet.

compte-rendu en attente

 

JEUDI 4 juillet

v      Audience du 1er recours au Tribunal Administratif

Présents: C Founier, Maire de St Martin; L Paillardin, Ecole et Territoire et son fils Loup; G Hervé, REVEIL (Rénover l'Ecole en Encourageant et Valorisant les Initiatives Locales); H Lecanu, Président de l’association Resources; J Boucher et Ph Briand, parents d'élèves et membres respectivement du Conseil d’administration et de l’association Re-sources; Gaël Briand, élève

 

compte-rendu de L Paillardin, Ecole et territoire dans le mél qu’il nous a adressé :

“ lors de l'audience pour obtenir l'annulation du retrait de postes au collège de St Martin Valmeroux (15), le 4 juillet au Tribunal administratif de Clermond Ferrand, le commissaire du gouvernement a repris à son compte tous les points que nous soulevions :

·         erreur manifeste d'appréciation,

·         pas de réelle consultation des commissions,

·         l'étude d'impact n'en est pas une, tout juste si l'on peut l'appeler une "notice d'impact",

·         l'Education Nationale est une zone de non droit et les procédés des recteurs et autres inspecteurs rappellent ceux des médecins qui débranchent les malades et viennent après constater avec tristesse que ceux-ci sont morts, etc.),

·         non consultation de la Commission Départementale d'Organisation et de Modernisation des Services Publics,

Il a encore relevé des détournements de pouvoir, incompétence du préfet pour la fermeture de l'EPLE, procédure irrégulière puisque le Conseil Général était opposé,

Il a souligné que les nouveaux textes (étude d'impact) étaient compliqués et risquaient de rendre impossible des fermetures.

Le jugement devrait donc nous être favorable. Résultat autour du 20 juillet ”

et sur le site d’Ecole et Territoire (http://perso.wanadoo.fr/ecole.et.territoire/Agenda%202002.html)

“ 04 juillet 02 : audience au tribunal administratif de Clermond Ferrand pour le collège de St Martin Valmeroux (15). Le commissaire du gouvernement nous donne raison. A propos des agissements de l'Education Nationale, il parle de zones de non droit. Il a comparé certains agissements (comme de réduire la surface géographique de la zone de recrutement du collège pour ensuite s'étonner d'une baisse d'effectif) à une "pratique qui consiste à débrancher le malade pour pouvoir ensuite affirmer sans risque d'être contredit qu'il est mort". Jugement vers la fin juillet ”.

 

v      meme jour, 4 juillet,

rencontre des parents d’élèves avec l’inspecteur d’académie

(présents : Valérie Hébert, Philippe Malassagne ; un troisième parent étant absent, non excusé)

une fois de plus, ces parents ne font aucun compte-rendu aux autres partenaires, parents et Maire notamment impliqués dans les relations avec l’administration.

 

v      meme jour, 4 juillet,

communiqué tres négatif  de l’inspecteur d’académie dans la presse locale (La Montagne) qui titre : “ le collège pionnier passera l’oral de rattrapage ” 

Malgré les lettres explicatives qu’enseignants et parents lui ont fait parvenir, l’Inspecteur d’académie persiste à insinuer : “ l’équipe s’est partiellement dissoute contre toute attente ” .., une “ ultime chance ” est donnée au collège pionnier…(cf ci-joint)

en date du 15 juillet

Courriers de l’Inspecteur d’Académie conviant le Maire et 3 représentants parents (ou de l’association Re-Sources) à une réunion le 26/8.

Cette réunion inaugurerait la reprise des comités de pilotage et porterait sur la mise en place du cahier des charges.

 

25 juillet

réunion Contrat Educatif Local, résultat du diagnostic

 

5 août

rencontre entre le Maire et l’Inspecteur d’Académie :

L’IA se dit toujours favorable au projet.

Il a bien conscience de l’impact désastreux de l’article du 4 juillet, mais s’il peut difficilement récuser la paternité du contenu, il rejette la responsabilité du titre sur le journaliste.

Compte-tenu de son prochain départ pour La Rochelle, il dit qu’il veillera à la mise au courant de son successeur dans un sens désormais on ne peut plus favorable au projet.

Maigre consolation ! ! !

 

19 aout

En prévision de la réunion du 26 août, envoi d’un courrier à l’Inspecteur d’Académie, lui demandant notamment la communication du projet de cahier des charges et d’autres documents.

Il n’est pas répondu à ce courrier.

 

21 au 24 aout

Sortie d’un A4 sur le collège distribué lors du festival du théâtre de rue d’Aurillac

 

2 septembre

article dans La Montagne

 

26 aout

reprise du comité de pilotage, et présentation du cahier des charges.

Une nouvelle réunion est fixée au 11 septembre, pour valider ce cahier des charges.

L’Inspecteur d’académie ne nous soumet ni ne nous laisse aucun document, mais prend nos coordonnées e-mél pour nous faire parvenir le cahier des charges ainsi que le compte-rendu de réunion.

D’autre part, accédant à la demande d’un parent, l’Inspecteur d’Académie nous remet le rapport de JC Guérin.

A NOTER:

Ce rapport présente des différences notoires avec celui qui est parvenu à Mme Raynard en mars 2002.

Deux méls successifs (9 et 20 septembre), accompagnés du comparatif (ci-joints en annexe), ont donc été envoyés à JC Guérin pour lui demander “ quelle est la bonne version ” ; le 3 octobre, rencontrant JC Guérin dans un colloque, un parent lui repose la question pour la troisième fois, ce à quoi il répond sans plus d’explication : “ je ne vous répondrai pas ” et encore “ je vous dit M.. ”

 

3 septembre, jour de la rentree

Sans que le Conseil d’administration ou les anciens parents aient été consultés, un document prétendant émaner de l’Association Re-sources est remis aux parents.

Il les informe entre autres d’une “ première ” ( ?) réunion du comité de pilotage le 11 septembre, et de la désignation de 2 représentantes

( (?) c’est la seconde réunion, la première ayant eu lieu le 26 août).

Aucune précision n’est donnée aux parents quant à l’ordre du jour, à savoir la validation du cahier des charges, ni quant à l’enjeu de ce cahier des charges, à savoir la pérennité du collège ; la réunion du 26 août est passée sous silence; enfin, la note d’information prévue à cet effet par l’un des participants à la réunion du 26 août n’est pas distribuée aux parents

D’autre part, les 2 représentantes mentionnées dans le document n’ont ni participé à la première réunion du 26 août, ni suivi le dossier depuis 1 an ; de plus, l’une d’elles dysfonctionne, et ne fait d’ailleurs plus partie du Conseil d’administration de l’association depuis le 26 janvier, (ci-joint en annexe).

Enfin ni les parents, ni le conseil d’administration de l’association n’ont été consultés pour les désigner.

5 septembre

Le cahier des charges nous est enfin communiqué, suite à une relance téléphonique auprès de l’Inspection académique.

6 et 9 septembre

Réunions de travail de l’association sur le cahier des charges.

A noter : le 9, les absences non justifiées de l’ancienne coordinatrice (seule enseignante présente le 6), et de l’une des postulantes à la représentation parents dans ce groupe de pilotage, dont le dysfonctionnement est évoqué ci-dessus.

Seuls deux parents; le Maire et le Président de l’association poursuivent la réflexion ce jour-là.

Dès la fin de cette réunion, le Président de l’association retransmet le document de travail des parents et de l’élu aux enseignants, dont on se demande pourquoi ils ne se sont pas joints aux réunions.

 

11 septembre

Le comité de pilotage est annulé, l’Inspecteur d’académie remettant en cause la représentativité de l’un des parents, qui explique lui-même sa présence par la perte de confiance dans l’Institution d’une part, la perte de confiance dans la capacité de l’une des postulants à représenter les parents et défendre le dossier d’autre part.

(cf lettre à l’Inspecteur d’Académie ci-jointe).

A noter : l’absence du Sous-préfet à cette deuxième réunion.

 

Entre-temps,

Aucune information n’est faite en direction de l’ensemble des parents, qui, pas plus que le Maire, ne sont conviés à une réunion de travail qui a lieu chez l’ancienne coordinatrice, Anne Raynard.

Le cahier des charges fait l’objet d’une faible mobilisation, et ne suscite aucun échange de méls entre les membres du groupe s’étant réuni le 6, si ce n’est entre les 2 parents et le Maire qui suivent la question depuis plusieurs mois.

 

18 septembre

Second comité de pilotage : l’Inspecteur d’Académie rejette les trois quarts des propositions notamment concernant le statut et la signature d’une convention pluriannuelle.

Absents de la réunion: le Sous-préfet, le Conseil Général, la Présidente de Mauriac Association Parents d’Elèves, l’Inspecteur d’Académie se faisant fort d’expliquer cette absence par l’incident du 11.

Enfin, il est annoncé que le Secrétaire Général piloterait désormais le dossier, suite au départ de l’Inspecteur d’Académie pour La Rochelle.

 

13 septembre et 4 octobre

réunions contrat éducatif local

 

2) L'INTERNAT A ST MARTIN :

 

octobre: mécontents du fonctionnement de l'internat à Mauriac, "aux antipodes du projet affiché", les parents se mobilisent (cf comptes-rendus)

décembre: malgré deux visites de l'architecte du Conseil général, aucun cahier des charges n'est produit.

Janvier: vote du budget par le Conseil général

Mars: le dossier est confié à un architecte privé

Projet et montage financiers sont revus à plusieurs reprises…

17/5: rencontre des parents avec M Delcros, Conseiller général chargé des affaires scolaires, pour lui soumettre une demande d'aide supplémentaire pour le réaménagement des locaux pédagogiques et administratifs, ce qui est accordé…, puis remis en question…

10/6: communiqué du Maire à l'AFP…

24/6, Conseil d'administration de l'établissement de tutelle:

Le fond de réserve n'étant toujours pas versé sur le compte de l'établissement (il serait entre les mains du Préfet aux dernières nouvelles!!!!), le point suivant porté à l'ordre du jour ne peut être traité:

-          Avances sur subventions (conseil général etc) d’une part, utilisation du fonds de réserve d’autre part, pour le financement et l’engagement immédiat des travaux de l’internat et de réaménagement des locaux administratifs et pédagogiques

 

Des enseignants font valoir le coût élevé de l'internat…(les mêmes enseignants qui lors du premier conseil d'administration, posaient la question de la récupération de ce fond de réserve par l'établissement de tutelle, arguant de son  antériorité à la mise en place du collège pionnier

 

On peut subodorer le travail de sape de la hiérarchie académique, se faisant fort d'alimenter conversations de salon ou de CA, et bruits de couloir…

D'ores et déjà, les dernières menaces de fermeture ne vont-elles pas constituer un nouveau prétexte pour différer l'engagement des travaux et la mise en place d'un internat à St Martin?.

 

3) Les recours au Tribunal administratif

 

2 recours ont été engagés par la commune de Saint-Martin Vx, l’association Ecole et Territoire et des parents.

Ø       Le 1er portant sur la suppression illégale des moyens d’enseignement en 2000/01 ; jugé en juillet dernier, il a donné raison aux requérants.

Ø       Le 2ème, dont l’audience intervient le 19 décembre prochain, attaque la décision de suppression du statut d’EPLE intervenue en octobre 2001.

Le Commissaire du Gouvernement a déjà largement anticipé le 2ème jugement, relevant les nombreuses irrégularités et infractions des autorités académiques, qu’il illustre ainsi :

“ Cette pratique, qui consiste en fait à débrancher le malade pour pouvoir ensuite affirmer sans risque de contestation qu’il est mort nous paraît caricaturale d’un détournement de pouvoir… ”

(cf conclusions du Commissaire du gouvernement, audience du 4 juillet 2002)