Collège de Nilvange (Moselle)

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Résumé d'Ecole et Territoire soutenant le Recours au Tribunal Administratf:

24 août 2005: audience en référé au TA de Strasbourg contre la décision de fermeture prise par le Préfet le 18 juillet 2005. Perdu. Contre toute attente, le juge dit "qu'aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision", alors que nous avions soulevés de multiples vices de forme, erreurs manifestes d'appréciation, erreurs de fait, etc. On est tous un peu "sonnés". Le collectif doit décider si nous portons l'affaire devant le conseil d'Etat.

1er août : l'ordonnance rejette notre requête au motif que le vote du Conseil Général demandant la fermeture du collège ne serait pas une décision faisant grief que nous pouvons attaquer. Nous lançons un recours contre l'arrêté de fermeture que le Préfet vient de prendre. A suivre.

25 juillet: audience en référé au Tribunal Administratif de Strasbourg contre la décision de fermeture prise par le conseil général le 23 juin.

23 juin: le conseil général de Moselle vote lui même, tout seul, personnellement pour la fermeture du collège de , qui appartient à la commune : Incroyable : devinez quoi ? Nous faisons un recours au tribunal administratif !!! Etonnant non ?

2 juin: TA de Strasbourg référé pour le collège de Nilvange (Moselle). Gagné (ordonnance) article de l'AEF article Charlie et Bedot 22 juin

En clair : C'est la deuxième fois que l'on obtient un tel jugement : l'administration ne peut pas fermer un collège : c'est le Conseil Général qui doit prendre la décision. Ca ne va pas plaire au ministère.

Coup de tonnerre : le 23 juin, le Conseil général vote la fermeture du collège. Nous engageons un nouveau recours contre cette décision.

23 mai:: TA de Strasbourg référé pour le collège de Nivange (Moselle) : reporté par le juge des référés

Source: Ecole et Territoire, http://assoc.wanadoo.fr/ecole.et.territoire/actions.html (rubriques Actions et Agenda 2005)

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Communiqués de presse du Collectif Pour le Maintien du Collège J. Ferry

Contact: 06 88 68 69 62 (après 16h)

site de la mobilisation

27 septembre 2005

 

Un collège qui va encore faire parler de lui !

Le collège Jules Ferry de NILVANGE n’a pas ouvert ses portes le 2 septembre dernier mais tous n’ont pas écarté l’idée d’une ouverture d’ici quelques semaines, quelques mois, voire à la rentrée prochaine. Michel DOURSON, porte-parole du Collectif pour le Maintien du Collège, répond aux questions de la presse

 

Que s’est-il passé à la rentrée de septembre au collège de NILVANGE ?

Fin août, le Collège était prêt à fonctionner et on pense alors qu’il va ouvrir le 2 septembre.Tout y est : un superbe bâtiment en pierre entouré de nombreuses installations sportives et culturelles, de belles salles bien équipées, et pour la rentrée de septembre 2005, l’Inspecteur d’Académie a mis des enseignants pour les 175 élèves inscrits en attendant ceux de la classe “ basket ” et ceux de KNUTANGE qu’un redécoupage normal de la carte scolaire pourrait conduire à Jules Ferry dans les années à venir, ce qui porterait l’effectif à 300. Aussi nous avons été stupéfait de recevoir le 30 août un courrier du Principal du collège d’ALGRANGE annonçant la fermeture de l’établissement.

 

Qui a pris cette décision de fermeture ?

Le Préfet, représentant de l’Etat, a pris un arrêté de fermeture le 18 juillet dernier pendant les vacances. Avant lui, ce n’est que le 25 juin, date choisie par le Président et Sénateur Philippe LEROY, que les élus Conseil Général de la Moselle ont donné un avis favorable à la fermeture et c’est donc deux jours avant la rentrée qu’une information officielle est arrivée dans les familles. Avant, rien, ni dans la presse ni en affichage que ce soit en mairie de NILVANGE ou sur le bâtiment !

 

Comment les choses ont-elles commencé ?

Dans la Vallée, personne n’ignore la colère suscitée par l’annonce en juin 2004 de la fermeture le collège de Nilvange. Les trois acteurs de cette décisions l’Education Nationale, le Conseil Général et le Préfet n’avaient sans doute pas compté avec la détermination d’un Collectif pour le maintien du collège qui s’est constitué dès la rentrée 2004.

 

Pourquoi veut-on fermer ce collège ?

Le dossier de nos adversaires est vraiment médiocre avec des chiffres sur les effectifs faux et incomplets. Et quand on nous dit que le collège est fermé dans l’intérêt des enfants et des familles, on ne nous fait vraiment pas rire. Nous avons compris que ce qui motivait la fermeture c’était la volonté de faire des économies en bâtiment, chauffage et électricité. Nous l’avons largement démontré.

 

Alors qu’avez-vous fait ?

Sur la base d’un dossier solide, nous avons essayé de dialoguer avec ceux qui voulaient fermer et nous pouvons dire qu’on s’est moqué de nous, c’est bien notre sentiment.

Pour obtenir un véritable dialogue, nous avons informé d’abord les nilvangeois pour qu’ils puissent prendre position. Leur réponse a été très claire depuis un an. Ils ne comprennent pas cette décision de fermeture et ils la combattent à nos côtés. Avec le soutien de la population, nous avons tout tenté, en particulier une Journée “ Ville morte ”, un référendum populaire, la manifestation du 2 avril 2005 et bien sûr l’occupation du collège durant  71 jours et 71 nuits, occupation interrompue par les forces de l’ordre ! tout a été tenté par le Collectif avant qu’il ne saisisse la justice : le Tribunal Administratif de Strasbourg et le Conseil d’Etat à Paris.

 

Que s’est-il passé à Strasbourg ?

Au tribunal administratif nous avons attaqué les décisions de l’éducation nationale, du Conseil Général de la Moselle et du Préfet. Chacune de nos trois demandes doit être examinée deux fois : une première fois pour que le juge se prononce sur l’urgence de la situation et suspende ou pas la décision que nous attaquons et une seconde fois, beaucoup plus tard, pour qu’il se prononce cette fois pour annuler ou pas cette même décision que nous attaquons.

Nous sommes déjà allés à trois reprises à Strasbourg défendre le collège. Un premier juge a décidé le 3 juin qu’il y avait urgence à suspendre la décision de retirer les enseignants, un second juge a décidé fin juin qu’il n’y avait pas urgence à suspendre la décision du Conseil Général présidé par Philippe LEROY et un troisième juge a décidé qu’il n’y avait pas urgence à suspendre la décision du Préfet. Nous ne sommes pas d’accord avec ces deux derniers jugements c’est pourquoi nous avons décidé de déposer une demande de révision de la décision concernant le Préfet au Conseil d’Etat à Paris.

 

Mais qui paye l’avocat ?

Pour payer l’avocat qui nous représente au Conseil d’Etat, le Collectif a organisé une souscription. Les nilvangeois nous ont toujours soutenu dans notre lutte et là encore ils ont répondu “ présent ” puisque nous avons de quoi payer l’avocat. C’est toute une population qui se sait menacée par la fermeture d’un collège qui représente pour la ville ce qu’il y a de plus grave depuis la fermeture de la SMK.

 

Vous n’aviez pas d’avocat à Strasbourg ?

Au tribunal administratif, l’avocat n’est pas obligatoire comme au Conseil d’Etat. Nous avons été notre propre avocat aidé par un homme formidable, Lionel PAILLARDIN de l’association Ecole et Territoire. Il passe une partie de son temps à venir en aide sur le plan juridique à ceux qui sont victimes de fermeture comme c’est le cas à NILVANGE. Nous lui avons juste remboursé ses frais de déplacement puisqu’il vient du sud de la France. Il est vraiment des nôtres dans ce combat.

 

Que va-t-il se passer à présent ?

 Nous savons que notre cause est juste mais aussi que nos adversaires sont puissants et que nos chances de l’emporter sont limitées mais nous avons décidé de défendre ce collège et nous ne le lâcherons pas. Les familles le souhaitent et la ville en a besoin.

A Strasbourg, nous retrouverons, dans quelques mois sans doute, nos trois adversaires pour trois nouvelles audiences. Et nous y serons. A Paris, dans quelques semaines, notre avocat défendra notre cause. Il s’appuiera sur les éléments que nous lui avons transmis ainsi que sur les résultats d’une enquête que nous réalisons auprès des familles. Nous les avons interrogées sur les conséquences de la fermeture du collège et elles sont nombreuses à nous avoir déjà répondu. Nous espérons recevoir un maximum de témoignages pour peser sur la décision du juge. Nous serons également présents à Paris.

 

Qu’attendent les familles qui ont répondu au questionnaire ?

Toutes attendent la réouverture du collège.

14 septembre 2005

Communiqué de presse sur la fermeture du collège de Nilvange après 1 an de lutte et c’est pas fini

 

Un collège fermé durant l’été, peut-il rouvrir ?

Le collège Jules Ferry de Nilvange fermé durant l’été par le Préfet peut-il être rapidement rouvert ? “ Pourquoi pas ? ” répond le Collectif qui depuis un an le défend avec le soutien de l’association Ecole et Territoire et n’a pas baissé les bras.

En juin 2004, le Recteur de l’académie de Metz-Nancy, Michel LEROY, le Président du Conseil Général de la Moselle, Philippe LEROY et le Préfet de Lorraine, Bernard          HAGELSTEEN, tous d’accord comme le prouve un document officiel, ne s’attendaient sans doute pas à rencontrer de grandes difficultés pour fermer un collège en Moselle, à Nilvange, petite ville encore marquée par la fermeture de la SMK, cette usine sidérurgique qui pendant un siècle a utilisé la main d’œuvre locale souvent issue de l’immigration.

 

Certes, la journée “ ville morte ” début octobre avait été un succès mais rares étaient ceux qui pensaient qu’en janvier, la contestation durerait toujours. Et pourtant, en février, le Collectif pour le Maintien du collège commençait à occuper jours et nuits le bâtiment sans perturber les cours. Durant cette occupation de 71 jours le soutien de toute la population n’a jamais décliné, pour preuve, un référendum populaire a rassemblé plus de votants (40% des inscrits) que le scrutin des cantonales dans lequel le maire de la municipalité se présentait ou encore la manifestation qui verra 400 nilvangeois défiler à Metz le 2 avril. C’est par la force, qu’au matin du 17 avril le Collectif a été délogé.

Cela aurait du être, pour beaucoup, la fin de cette fronde mais c’était mal connaître ces hommes et ces femmes déterminés à défendre leur bien et à écarter une décision qui tardait à venir. Il faudra attendre le 25 juin pour voir le Président du Conseil Général de Moselle, Philippe LEROY, faire voter un avis favorable à la fermeture et le 18 juillet pour que le Préfet prenne l’arrêté de fermeture. Non, il ne s’agissait pas d’une usine de plus qui délocalisait en plein été alors que les salariés étaient en congés, c’était un collège qu’on fermait. L’information officielle arrivera aux parents le 29 août ! Pas un mot dans la presse avant cette date, pas une affiche en mairie, rien non plus au journal officiel…

Ce coup de force, le collectif savait qu’il devait s’y attendre. Les rares contacts qu’il avait obtenus avec les responsables du dossier avaient été instructifs. Pour tenter de bloquer l’exécution de cette décision grave de conséquences pour les familles et la ville, il avait porté l’affaire à trois reprises devant le juge des référés du Tribunal Administratif de Strasbourg qui se prononce sur la nécessité de suspendre une décision en attendant un traitement sur le fond qui intervient beaucoup plus tard. Le 3 juin, le premier juge donnait raison au Collectif et ordonnait au Recteur de suspendre sa décision de retirer les enseignants et les élèves du collège ; le 25 juillet, le second juge considérant que la décision de fermeture du collège dépendait du Préfet, il ne suspendait pas la décision de fermeture prise par le Conseil Général le 25 juillet ; enfin le 25 août, le troisième juge ne suspendait pas la décision de fermeture prise par le Préfet le 18 juillet. Ces trois jugements en référé seront suivis de trois jugements sur le fond mais rendus seulement dans plusieurs mois par ce même tribunal de Strasbourg. Ecole et Territoire sera toujours le soutien du Collectif pour ces trois occasions.

 

Considérant l’incohérence relative des jugements rendus, le Collectif a décidé de porter l’affaire devant le Conseil d’Etat. C’est donc à Paris dans quelques semaines que se jouera le prochain acte juridique de cette affaire. Le recours à un avocat étant obligatoire en Conseil d’Etat, le Collectif a organisé une importante souscription qui lui a déjà permis de régler les premiers honoraires du magistrat retenu. Cette souscription qui est toujours en cours devrait permettre, pour le Collectif, de couvrir tous les frais d’avocat et donc de tenter une nouvelle mise en cause d’une décision arbitraire et peu respectueuse des populations.

 

Outre cette souscription, le Collectif organise sa défense en collectant des témoignages sur les conséquences pour les enfants et les familles de cette rentrée. Les conditions pédagogiques, les problèmes de temps et de sécurité liés au transport, l’organisation de la vie familiale, les problèmes de cantines et d’argent, les incidences de cette décision sur la santé des enfants, toutes les conséquences déjà observées y compris pour les petits commerçants seront portées à la connaissance d’un juge qui devra prendre une décision au regard de cette fermeture. Le Collectif devra ensuite attendre le calendrier du Tribunal Administratif de Strasbourg pour les jugements sur le fond mais personne ne sait quelle conséquence immédiate pourrait avoir une décision favorable au Collectif qui est décidé à tenter sa chance même si elle est réduite face à un adversaire qui détient le pouvoir et les moyens du recours à plusieurs avocats.

 

27 août 2005

Chers Parents, chers Nilvangeois,

 

Le juge du tribunal administratif de Strasbourg vient de prendre sa décision concernant le collège de Nilvange. Il rejette notre demande  d’annulation de la décision du Préfet de fermer le collège Jules Ferry. A 7 jours de la rentrée, il considère qu’il n’y a pas « urgence » à suspendre la décision du Préfet.

Pour lui « aucun des moyens invoqués n’est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision » du Préfet. Il faut se souvenir que ce même tribunal ordonnait le 3 juin dernier à l’inspecteur d’académie de maintenir les enseignants ainsi que les élèves à Jules Ferry!

Nous éprouvons un profond sentiment d’injustice et de révolte aujourd’hui, car  encore une fois ce qui a motivé une telle décision relève plus d’un choix économique et politique plutôt que de l’intérêt des enfants et des familles.

A quelques jours de la rentrée, nous avons, dès réception de la position du juge, adressé un message en urgence au Président de la République, au Premier Ministre, au Ministre de l’éducation nationale, au Président du Conseil Général, au Préfet et au Recteur pour leur dire notre stupeur et réclamer leur intervention. Nous avons, par ailleurs, dans plusieurs semaines sans doute, encore rendez-vous au tribunal administratif pour nous expliquer sur la validité de cette affaire.

L’éducation nationale et le Conseil Général de la Moselle doivent à présent assumer leurs responsabilités afin que les enfants bénéficient d’une rentrée scolaire correcte : inscriptions, transport et fournitures scolaires, cantine et aides aux familles. Nous savons qu’elle en a les moyens et qu’elle a eu le temps de tout préparer. Nous vous proposons de vous aider dans vos démarches si vous avez un problème lié aux conséquences de cette décision. Vous pouvez nous joindre au 06 88 68 69 62 ou nous rencontrer tous les lundis et jeudis à 20 h au Centre A. Camus.

 Le Recteur, l’Inspecteur d’Académie, le Préfet et le Conseil Général ont la totale responsabilité de cette situation et du calendrier de cette rentrée.

Au Collectif, nous sommes des Femmes et des Hommes qui, depuis bientôt un an, avec peu de moyens mais surtout avec nos volontés et notre temps, avons tout fait pour sauver notre collège. Et nous ne regrettons rien de ce que nous avons tenté. Si nous en sommes là aujourd’hui avec cette décision, c’est parce que des soutiens importants nous ont fait défaut. Le refus de la municipalité d'appuyer notre requête en référé contre le Préfet a sans doute pesé. Mais ni la population, ni les parents que vous êtes n’ont à rougir de ce que nous avons fait ensemble. Nous savons la confiance qui nous lie. Elle est notre force. Nous vous proposons qu’elle le reste parce que nous avons d’autres rendez-vous.

 

Des Femmes et des Hommes réunis dans

le Collectif pour le Maintien du collège Jules Ferry de Nilvange. 

Une conférence de presse se tiendra  le mardi 30 août  à 18h devant le collège J.Ferry de Nilvange

 

20 août 2005

Collège de Nilvange: le Collectif pour son maintien prépare le 24.

Mardi 16 août, de 18 à 19h, c'est Place Mitterrand à Nilvange que s'est réunie une quarantaine de personne pour exprimer une nouvelle fois publiquement son refus de voir fermer le collège de la ville.

« Sans avoir lancé le moindre appel, nous sommes plus nombreux que prévu et comme les renseignements généraux sont passés, le Préfet le saura... », résume un des participants à ce regroupement des défenseurs du collège à quelques jours de l'audience au Tribunal Administratif de Strasbourg qui se tiendra le 24 août à 14h30. Le collectif prépare son déplacement à Strasbourg pour y faire entendre pour la troisième fois ses arguments. « Nous parlerons au juge de nos enfants et de leur avenir, nous lui dirons notre incompréhension devant une décision fondée sur de très graves erreurs d'appréciation. Nous en avons fait la démonstration, contrairement à ce qui est affirmé par tous les partisans de la fermeture sans la moindre preuve, un collégien à Nilvange coûte moins cher au Département que dans une autre ville et il y trouve plus de chance de réussir sa scolarité... » précise l'un d'entre eux. Durant le week-end, le collectif travaillera encore sur le mémoire en défense du Préfet reçu vendredi, et lundi soir, au Centre A. Camus à l'occasion de sa prochaine réunion à partir de 20h, une réponse collective sera adoptée. Plusieurs voitures devraient partir mercredi matin en direction de la capitale de l'Alsace et le soir même une nouvelle réunion permettra de recueillir les impressions de chacun en attendant la décision du juge qui tombera avant la fin du mois. Cette décision sera immédiatement transmise aux parents directement concernés et à la population par voie de presse.

 

 

3 août 2005

 

Communiqué de presse du Mercredi 3 août 2005

Chers parents,

Rien ne nous aura été épargné !

En nous opposant avec toute notre énergie à la fermeture du collège de Nilvange, nous avons défendu l’intérêt des jeunes des familles et de toute une population .

Vous savez que le tribunal administratif a suspendu début juin la décision prise par l’académie, de retirer les enseignants du collège et les élèves. Ce qui a constitué un première victoire. Vous savez aussi que le conseil général de Moselle a ignoré cette mesure et qu’il a donné un avis favorable à la fermeture du collège de Nilvange fin Juin. Nous avons porté l’affaire devant le tribunal qui vient de prendre sa décision. Pour le juge notre demande ne peut pas être examinée parce que c’est le préfet qui doit prendre la décision de fermeture.

C’est donc à présent le Préfet qu’il nous faut attaquer devant le juge. Notre dossier est prêt, il sera déposé jeudi sur le bureau du juge et l’affaire sera prochainement examinée.

Ce troisième dossier, nous y croyons même si nous savons que rien n’est joué d’avance. Il y a une chose qui est certaine, c’est que vos enfants seront scolarisés à la rentrée, à Nilvange, à Algrange ou ailleurs, il seront automatiquement inscrits début septembre dans un établissement.

Une nouvelle fois il nous faut attendre que le juge se prononce. D’ ici là nous resterons mobilisés et disponibles pour vous aider.

Le collectif pour le maintien du collège de Nilvange  (tel. :06.88.68.69.62)

 

8 juillet 2005

Le Collectif obtient une nouvelle audience en référé

Quelques jours après avoir enregistré le recours en référé déposé conjointement par l’association Ecole & Territoire et le Collectif pour le maintien du Collège Jules Ferry, le juge du Tribunal Administratif de Strasbourg vient de donner un avis favorable à cette requête.

Le dossier déposé le 1er juillet dernier, comporte une demande de référé en suspension ainsi qu’un recours sur le fond. L’objectif de cette démarche est d’obtenir l’annulation de la délibération « confirmant la décision de fermeture du collège de Nilvange prise en novembre 2004 par l’Inspecteur d’Académie de la Moselle » votée dans ces termes, le 23 juin 2005, par le Conseil Général lors de sa seconde réunion trimestrielle.

Les arguments développés par Ecole & Territoire et le Collectif montrant que la décision du Conseil Général est entachée de nombreux vices de forme ont donc convaincu le juge qui a décidé de fixer, au lundi 25 juillet à 10h00, une nouvelle audience en référé. « Cette décision doit être appréciée à sa juste valeur car les référés sont, par nature, de plus en plus difficiles à obtenir », précisent Serge ALBANESI et Lionel PAILLARDIN, respectivement porte parole du Collectif et président d’Ecole & Territoire, qui estiment également que « si le juge a décidé de conférer, par deux fois, à cette affaire un caractère urgent, c’est essentiellement à la qualité de notre argumentaire que nous le devons ».

Pour préparer cette audience décisive, le Collectif, qu’il est toujours possible de joindre au 06.88.68.69.62, se réunira en assemblée générale tous les lundis et les jeudis du mois de juillet au Centre Albert Camus de Nilvange à partir de 20h00. 

29 juin 2005

FERMETURE OU MAINTIEN DU COLLEGE ?

06 88 68 69 62

Un rassemblement plein d’espoir pour le collège.

Le collectif pour le maintien du collège de Nilvange a décidé d’organiser un rassemblement populaire devant le collège vendredi 1erjuillet à partir de 16h pour redire sa détermination.

Au soir du dernier jour de classe avant les vacances, le collectif qui se réunit tous les soirs de la semaine depuis son expulsion du bâtiment par les forces de l’ordre a décidé d’inviter la presse à l’endroit où a débuté l’occupation du collège le 7 février dernier : devant le bâtiment. Ce sera l’occasion d’une diffusion d’information sur ce qui s’est fait depuis que “ des élus du Conseil Général de Moselle ont pris la décision d’ignorer la volonté de toute une population ainsi que le dossier qui leur a été à tous adressé par nos soins ” déclare Serge ALBANESI son porte parole. Le collectif a déposé une seconde plainte au Tribunal Administratif de Strasbourg avec l’aide de l’association “ Ecole et territoire ” pour obtenir l’annulation de la décision du Conseil Général. Il reste totalement mobilisé et peut être joint au 06 88 68 69 62.

 

23 juin 2005

Collège de Nilvange… il reste à jouer les arrêts de jeu !

Une majorité de Conseillers Généraux de la Moselle a pris, hier, la responsabilité de proposer la fermeture du collège de Nilvange. Au moment où cette collectivité hérite de nouvelles compétences prendre comme première décision de fermer un établissement scolaire constitue un signal particulièrement négatif en direction de la communauté éducative mosellane. 

 

Cette proposition, si elle venait à être acceptée par le Préfet, équivaudrait à un déni de justice en occultant l’Ordonnance du Tribunal Administratif de Strasbourg qui, le 3 juin dernier, a sommé le Recteur de réinscrire tous les élèves et de réaffecter l’ensemble des professeurs au collège Jules Ferry. Le Conseil Général a pris là une décision politique que plus rien ne justifiait désormais et pour laquelle il est incapable d’avancer le moindre argument d’ordre économique, social ou même en termes d’aménagement du territoire.

 

M. Philippe LEROY, qui prétend travailler dans l’intérêt général, refuse à nos enfants ce qu’il a pourtant généreusement accordé à ceux de Bataville. Apparemment plus soucieux de sa carrière que de l’avenir des enfants, il n’a pas hésité à sauver le collège de Moussey lequel par le plus grand des hasards se situe dans un de ses fiefs électoraux ! Et comment qualifier l’attitude de tous ces Conseillers Généraux, notables pour la plupart, qui prétendant faire preuve de courage politique condamnent sans état d’âme un établissement prêt à fonctionner et précipitent des dizaines de familles modestes au devant de graves difficultés matérielles et financières ?

 

Le Collectif et la population nilvangeoise se battent depuis trop longtemps pour accepter, sans réagir, l’oukase du Président LEROY. Certain que la justice saura confirmer sa première appréciation le Collectif entend saisir, une nouvelle fois et dans les délais les plus brefs, le juge des référés du Tribunal Administratif de Strasbourg pour que le droit, même celui des plus faibles, puisse enfin prévaloir et fasse reculer définitivement l’arbitraire.

 

20 juin 2005

Tous sur le pont pour le collège !

A quelques jours du débat du conseil général sur la question des collège, le collectif reste mobilisé et se prépare à poursuivre son action annonce son porte parole Serge ALBANESI.

Sur le pont de la SNCF, Place F .MITTERRAND figure encore l’annonce de la fête de la musique organisée par le Forum des Citoyens avec le Collectif pour le maintien du collège Jules Ferry. C’est Greg GAWRA qui, le matin du 18 juin a rapidement mis son talent au service d’une cause soutenue par beaucoup. Et tard dans la nuit, on dansait encore, non pas sur le pont mais sur la place qui n’avait connu pareille affluence déclare Michel DOURSON du Forum des Citoyens : « Plus de 300 personnes sont passées, c’est un formidable geste de solidarité pour tous ceux qui ont obtenu gain de cause du juge des référés au  Tribunal Administratif de Strasbourg face au Recteur. Et dans les jours qui viennent nous serons tous sur le pont pour défendre notre dû ! »

Ce jour là, c’est celui qu’occuperont les défenseurs du collège le 23 juin. A partir de 10h30, ils vont manifester devant le Conseil Général, place de la comédie à Metz.

Nous attendons des Conseillés Généraux, qu’ils soient honnêtes : Ils ont toujours dit que s’ils avaient le choix, ils ne suivraient pas la décision de fermeture de l’Inspection Académique. Aujourd’hui, il n’y a plus de décisions de l’I.A., les Conseillers Généraux prendront leur décision et ils l’assumeront entièrement. Ils ne devraient logiquement pas décider la fermeture, mais si ils le faisaient nous resterons mobilisés.

 

19 juin 2005

 

15 juin 2005

Courrier envoyé à tous les Conseillers Généraux

M. Serge ALBANESI                                           Nilvange, le 15 juin 2005

Porte-parole du Collectif

Pour le maintien du

Collège Jules Ferry de Nilvange

5, rue Bauret

57240 Nilvange

 

                                       A l'attention de M. Philippe LEROY

                                       Sénateur de la Moselle,

                                       Président du Conseil Général de la Moselle

                                                      

Objet : Collège Jules Ferry de Nilvange

 

Monsieur le Président,

 

Depuis le 3 juin, date de la publication de l’Ordonnance du Tribunal Administratif de Strasbourg (1) obligeant le Rectorat à réinscrire tous les élèves et à réaffecter les 17 professeurs au Collège Jules Ferry, la proposition de fermeture de cet établissement relève désormais de la seule et unique responsabilité du Conseil Général de la Moselle.

 

Lors de votre prochaine réunion trimestrielle, vous avez l’intention de proposer à l’assemblée que vous présidez une délibération tendant à « confirmer la décision de fermeture du Collège de Nilvange prise en novembre 2004 par l’Inspecteur d’Académie de la Moselle ».

 

Pourtant, vous n’êtes pas sans savoir qu’aucune décision n’a été prise au cours du mois de novembre 2004… si ce n’est celle de Monsieur le Préfet de constituer un groupe de travail.

 

Le 2 mars 2005, dans un article relatant les débats de l’assemblée départementale à propos du Collège de Nilvange, la presse régionale rapportait que « Philippe LEROY a confirmé que le rectorat avait annoncé qu’il serait pourvu de zéro enseignant à la rentrée 2005 » (2).

 

Vous ne pouvez plus l’affirmer aujourd’hui ! En effet, ce lundi 13 juin, Monsieur le Recteur vient d’annoncer aux représentants des personnels enseignants qu’il se mettait en conformité avec l’Ordonnance du Tribunal Administratif en annulant toutes les mutations des professeurs du Collège Jules Ferry. 

En occultant ces décisions récentes dont vous n’ignorez pas la portée, vous vous préparez à proposer la fermeture d’un collège prêt à fonctionner à la rentrée prochaine. Je tiens à vous rappeler que cet établissement dispose :

-        d’un budget de fonctionnement et d'investissement alloués, par le Conseil Général de la Moselle en décembre 2004, lors des débats portant sur le budget 2005,

-        de moyens d’enseignement comme le prouvent la Dotation Horaire Globale de 223 heures attribuée par l’Inspection Académique lors du CTPD du 2 février ainsi que la décision prise par Monsieur le Recteur le 13 juin,

-        d’un nombre d’élèves inscrits supérieur aux prévisions malgré un contexte, vous en conviendrez, peu favorable au recrutement. Ce nombre ne tient pas compte de l’impact qu’auraient la création de la Section Sportive de Basket (+20 élèves) et le rééquilibrage de la carte scolaire en incluant la commune de Knutange dans le secteur de recrutement du collège Jules Ferry (+100 élèves).

 

Compte tenu de cette situation atypique, la mesure la plus sage serait, Monsieur le Président, que vous annonciez officiellement le retrait du vote relatif au projet de fermeture du Collège de Nilvange. C’est le souhait le plus cher que formule, depuis dix mois, l’ensemble de la population nilvangeoise.

 

Dans l’attente d’une réponse favorable de votre part, veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.

Pour le Collectif pour le maintien

du collège Jules Ferry de Nilvange

                                       Serge ALBANESI

 

Pièces jointes :

(1) copie du jugement du Tribunal Administratif de Strasbourg (3/6/05)

(2) copie de l’article du Républicain Lorrain (2/3/05)

 

Copie pour information à Mesdames et Messieurs les Conseillers Généraux

 

Pièce jointe N°1

Extrait du jugement du Tribunal Administratif

 de Strasbourg du 3 juin 2005

 

Pièce jointe N°2.

Extrait article Républicain Lorrain du 2 mars 2005

 

 

4 juin 2005

Le Tribunal Administratif donne raison au Collectif

Le Tribunal Administratif de Strasbourg saisit d’une demande en référé par le Collectif de défense du collège Jules Ferry vient de rendre son verdict en condamnant l’Inspection Académique. La décision a été rendue publique dès le lendemain de l’audience au cours de laquelle la défense du Collectif était assurée par quatre de ses représentants Mireille BYLINSKI, Roseline FREGONI, Vincent LOMBARDO et Véronique SCHULER ainsi que par Lionel PAILLARDIN Président de l’association Ecole et Territoire. Le juge des référés vient d’ordonner que « l’exécution de la décision de l’inspecteur d’académie qu’aucun enseignant et aucun élève ne soit affecté au collège Jules Ferry de Nilvange à la rentrée scolaire de septembre 2005 est suspendue » et en précisant que « copie en sera transmise au Préfet de la Moselle et au Président du Conseil Général de la Moselle ».

La mobilisation du Collectif et de la population nilvangeoise avait déjà conduit les pouvoirs publics à différer leur décision. Aujourd’hui, c’est la justice républicaine qui à travers son ordonnance vide définitivement de son sens le projet de fermeture du collège. C’est une victoire importante à mettre à l’actif exclusif de celles et de ceux qui n’ont jamais cessé d’y croire et qui, depuis dix mois, n’ont pas ménagé leurs forces pour défendre, contre vents et marées, notre collège. C’est aussi la démonstration que la détermination des plus humbles permet d’inverser des décisions qui semblaient pour certains irrévocables. Pour autant, le Collectif n’entend pas déserter le terrain. Il l’a encore prouvé hier soir à Metz lors de l’inauguration de l’Eté du Livre, en déployant ses banderoles et en distribuant 600 tracts pour se rappeler au bon souvenir de M. LEROY le Président du Conseil Général présent parmi les invités.

Le Collectif demande à tous les parents d’élèves de confirmer l’inscription de leur enfant au collège Jules Ferry de Nilvange. « Aucun élève ne doit manquer à l’appel à la rentrée prochaine ! » déclare Serge ALBANESI, porte parole du Collectif qui rappelle que le mercredi 8 juin une délégation sera reçue à la Sous-Préfecture de Thionville par le nouveau Sous-Préfet.       

 

27 mai 2005

Le collectif de Jules-Ferry plein d'espoir

Quatre-vingts personnes ont répondu présents pour la 5e assemblée générale du Collectif de défense du collège. L'échéance est proche. L'audience au tribunal administratif a été reportée. Juin s'annonce déterminant pour l'avenir de Jules-Ferry.

Quatre-vingts personnes étaient présentes lundi soir, salle Pierre-Mellet, pour suivre la cinquième assemblée générale du collectif de défense du collège Jules-Ferry.

Michel Dourson, un des responsables du collectif, a souligné d'entrée sa satisfaction de voir la population nilvangeoise se mobiliser.

Serge Albanési, porte-parole, a ensuite détaillé toutes les actions entreprises depuis la dernière réunion. Notamment les rencontres avec le directeur de cabinet de Christian Poncelet, président du Sénat. "Un réel échange>, notait Serge Albanési, avec Jean-Pierre Chevènement, Pierre Moscovici, Marie-Georges Buffet, Francis Wurtz. Mais aussi - et surtout - celle du 13 mai avec Philippe Leroy président du conseil général.

« M. Leroy n'a pas contesté la légitimité du collectif. Nous lui avons fait des propositions, dont celle de rattacher la zone de Knutange au collège nilvangeois et l'ouverture de la classe sportive à Jules-Ferry. M. Leroy a admis que c'est le conseil général qui prendra un vote sur le collège. Il a aussi souligné qu'une décision de fermeture était politiquement difficile ».

Serge Albanési a précisé : "Le dossier à charge était truffé de contre-vérité, et à aucun moment, les arguments du collectif n'ont été contredits>.

Et de conclure: "En face, il n'y a aucun argument sinon de supprimer des postes et faire des économies>.

Audience reportée

Michel Dourson est revenu sur l'audience prévue au tribunal administratif de Strasbourg, lundi 23 mai, et qui finalement a été reportée au jeudi 2 juin, à 11h.

"Cinq Nilvangeois étaient présents. Nous avons vu le juge qui a évoqué les arguments du recteur. On fonde beaucoup d'espoir. Le jugement ne sera prononcé qu'au quatrième trimestre 2005 sur le fond, mais il peut y avoir un jugement en urgence pour dire "on arrête tout, le collège démarre l'année scolaire et on verra au 4e trimestre". On veut une période paisible pour les examens>, a rapporté Michel Dourson.

Sur son dossier, le Collectif s'appuie sur trois vices de forme et notamment sur la décision anticipée du recteur de prononcer la fermeture du collège sans que le conseil général ait pris une décision. D'autre part, Victor Madelaine, ancien maire de Nilvange et ancien conseiller général, vient d'envoyer un courrier aux cinquante et un conseillers généraux précisant le cas particulier de Jules-Ferry géré par des fonds départementaux et communaux.

Pour finir, Jacky Aliventi, conseiller général du canton de Fontoy, a félicité le collectif :

"Je souhaite que vous gagniez. La droite dirige le conseil général. M. Leroy a sa cour et je crois davantage en vos chances au tribunal administratif de Strasbourg>.

A signaler encore qu'un membre du public a souligné: "Si les gens de Nilvange sont mobilisés, les élus ne sont pas présents à l'assemblée, la politique doit être absente pour sauver le collège>.

La conclusion appartenait à Serge Albanési et Jean-François Marchal (membre du collectif): "Il n'y a pas de sentiment d'abattement mais d'injustice. Nous lançons un message de fermeté. Il nous reste des leviers pour agir".

 

Le Collectif occupe encore et toujours le terrain

Mercredi 25 mai, le Collectif pour le maintien du collège Jules Ferry a participé à la manifestation académique organisée à Nancy devant le Rectorat. Les syndicats d’enseignants entendaient protester contre les conditions de préparation de la rentrée 2005 qui voient l’Académie de Nancy-Metz perdre 635 postes.

A l’issue de ce rassemblement, une délégation, dans laquelle avait été invité Serge ALBANESI porte parole du Collectif, a pu rencontrer M. VERGES le Directeur de Cabinet du Recteur. Le représentant du Collectif a fait part des propos tenus le 17 mai par le Président du Conseil Général M. Philippe Leroy selon lesquels la décision concernant l’avenir du collège de Nilvange serait prise à l’issue d’un vote de la Commission Permanente au cours du mois de juillet.

Cette situation verrait les enseignants et les enfants partir en vacances sans savoir quel serait leur établissement d’accueil à la rentrée 2005 ! Cette situation est d’autant plus inacceptable que les pouvoirs publics ne cessent d’expliquer qu’ils oeuvrent dans l’intérêt des élèves. Serge ALBANESI a également évoqué l’inquiétude des parents des enfants entrant au collège car les dossiers d’orientation, qui d’ordinaire sont examinés avant le 20 mai lors d’une réunion d’harmonisation à laquelle participent les enseignants du 1er et du 2nd degré, sont toujours en possession des directrices des écoles primaires. Il s’agit là d’une nouvelle manoeuvre qui vise à fragiliser le collège en déstabilisant un peu plus les familles.

Tout ce climat d’incertitude, savamment orchestré, est très mal vécu par les enseignants et par les collégiens, notamment ceux de troisième, qui sont appelés à passer le Brevet dans un mois. Ils abordent cette épreuve dans des conditions psychologiques déplorables qui risquent de compromettre leur réussite à l’examen. En cas de résultats catastrophiques les autorités en endosseraient seules l’entière responsabilité. Le Collectif soutenu, plus que jamais par la population nilvangeoise, demande aux autorités qu’elles retrouvent le chemin de la sagesse en retirant, dès à présent, leur projet.

 

9 mai 2005

Le Collectif saisit le Tribunal Administratif de Strasbourg

Le Collectif pour le maintien du collège Jules Ferry vient de décider de déposer un recours en annulation auprès du Tribunal Administratif de Strasbourg. Le volumineux dossier, qui a été envoyé le vendredi 6 mai 2005, comporte deux volets.

La première partie concerne une demande de référé en suspension en attendant un jugement sur le fond contre la décision de M le Recteur de retirer, sous condition, les 18 postes d’enseignants. Cette demande s’appuie:

La seconde partie s’intéresse, preuves à l’appui, au fond de l’affaire en demandant l’annulation du projet de fermeture du collège Jules Ferry annoncé par M l’Inspecteur d’Académie par un courrier en date du 27 janvier 2005.

Par ailleurs, le Collectif qui se réunit en assemblée générale chaque soir poursuit sa campagne d’information et de promotion de ses propositions alternatives en direction des conseillers généraux. A cet effet, une délégation du Collectif vient de rencontrer M Jean François, conseiller général du canton de Verny.

 

6 mai 2005

Marie-George BUFFET et Francis WURTZ s’engagent aux côtés du Collectif

La venue, mardi soir à Talange, de Mme Marie-George BUFFET et de M. Francis WURTZ respectivement secrétaire nationale du Parti Communiste Français (PCF) et Président du groupe de la Gauche Unitaire Européenne a offert l’occasion aux membres du Collectif pour le maintien du collège Jules Ferry de poursuivre leurs rencontres avec les dirigeants des différents partis politiques.

Jean François MARCHAL a entamé la discussion en rappelant l’historique d’un mouvement marqué par une mobilisation entamée voilà plus de 8 mois. Il a notamment développé son argumentation sur les remarquables conditions d’enseignement qu’offrait le collège de Nilvange. Mme Marie-George BUFFET a souligné l’importance des établissements scolaires à taille humaine dans lesquels les incivilités et les phénomènes de violence étaient inexistants.

« Je vous encourage vivement à défendre votre trésor avec la même détermination » a ajouté la secrétaire du PCF qui s’est également engagée à relayer la lutte du Collectif en adressant un courrier à M. François FILLON, ministre de l’Education Nationale, ainsi que qu’à M. Philippe LEROY, le président du Conseil Général de la Moselle.    

Les militants du Collectif amorcent le dialogue avec le président du Conseil Général de la Moselle

Mercredi après-midi à Hayange, une trentaine de membres du Collectif de défense du collège Jules Ferry de Nilvange attendait de pied ferme la venue de M. Philippe LEROY qui était convié à l’inauguration de l’exposition présentée dans le cadre du tricentenaire de La Maison De Wendel. Serge ALBANESI, porte parole du Collectif a pu dialoguer quelques instants avec le président du Conseil Général de la Moselle pour lui rappeler l’attachement de la population au collège dont l’avenir doit être conforté à travers la prise en compte de propositions alternatives. Il a rappelé les incohérences du dossier présenté par l’Inspection Académique et son souhait de voir le cas du collège de Nilvange mis sur le même plan d’égalité que l’ensemble des établissements du réseau mosellan. Le président LEROY a assuré vouloir traiter ce dossier dans la concertation et dans l’intérêt des mosellans ; il a confirmé sa volonté de rencontrer une délégation du Collectif le mardi 17 mai à l’Hôtel du Département.   

 

2 mai 2005

Un contact de plus pour le Collectif

Le dimanche 1ier Mai, M. Pierre Moscovici, ancien ministre délégué chargé des Affaires Européennes était de passage à Nilvange dans le cadre de la campagne pour le référendum portant sur le projet de Constitution Européenne. Une délégation du Collectif pour le maintien du collège Jules Ferry a pu rencontrer, durant une demie heure, le député européen.

Les représentants du Collectif ont fait le point de la situation après 8 mois de mobilisation revenant notamment sur l’intervention des forces de l’ordre après 71 jours d’occupation du collège. M. Moscovici a apporté un soutien « sans réserves » à la lutte menée par la population Nilvangeoise et s’est déclaré favorable à un « moratoire sur les fermetures d’établissements publics qu’ils soient situés en milieu rural ou non » au nom du principe d’égalité républicaine.

 

27 avril 2005

De la maternelle au collège, opération “ Ecole morte ” le 2 mai.

La rentrée des vacances de Pâques sera-t-elle la dernière à Jules Ferry ? C’est pour qu’ils expriment leur refus de cette éventualité et leur désaccord avec l’expulsion des parents et enfants du collège le 18 avril dernier que les parents de l’ensemble des écoles de Nilvange sont invités par le Collectif pour la défense du collège à garder leurs enfants chez eux lundi 2 mai.

La rentrée du 2 mai devait se faire normalement à Jules Ferry dans un collège qui n’est plus occupé depuis l’intervention de la police le 18 avril au matin. Si le collège devait fermer en septembre, ce qui n’est absolument pas certain, cette rentrée serait la dernière pour l’établissement dont l’avenir dépend toujours de la position qu’adoptera le Conseil Général en juin comme il l’a annoncé.

“ Ne pas mettre les enfants de la maternelle au collège en classe le 2 mai jour de la rentrée, c’est une occasion symbolique importante de dire que nous défendons tous toujours notre collège ” déclare Philippe MATHIS, membre du collectif et de l’APEN qui espère que de nombreux parents des écoles maternelles, du primaire et du collège garderont leurs enfants chez eux ce jour-là.

Concernant le fait que l’appel au boycott des classes est étendu à l’ensemble des jeunes scolarisés à Nilvange, une maman, parent d’élève, explique que “ Les enfants des écoles maternelles et  primaires constituent les prochaines générations de collégiens à Jules Ferry, ils sont donc directement concernés par l’avenir du collège ”.

Le Collectif sera quant à lui bien présent le 2 au matin avant 8h devant le collège qui connaîtra là une nouvelle journée particulière. Il appelle à un regroupement le plus large possible à cette occasion.

D’ici là il aura organisé samedi 30 avril à partir de 12h un barbecue de soutien à son action dans la cour de l’école BRUCKER pour lequel il compte déjà plus de 150 inscrits.

 

25 avril 2005

Le Collectif se penche sur l’insécurité des enfants en cas de fermeture du collège

Après son expulsion par les forces de l’ordre, le Collectif pour le Maintien du Collège Jules Ferry s’est réuni tous les soirs de la semaine passée à Florange en assemblée générale quotidienne comme il le fait depuis 77 jours. Ces réunions très suivies ont permis d’évoquer la poursuite de son action. Le collectif est à la recherche d’un lieu de réunion accessible y compris aux jeunes à Nilvange..

Après avoir pris acte de la décision de la municipalité et de la MPT de se désolidariser du collectif et de leur intention d’agir de manière autonome pour le maintien du collège (RL de mardi), le Collectif a développé son travail de contact avec les élus du Conseil Général de Moselle qui auront à se prononcer à propos de la fermeture ou non du collège fin mai ou début juin. Il va par ailleurs adresser à ces élus des données sur la sécurité des enfants qui serait dégradée en cas de fermeture. “ La question de l’augmentation de l’insécurité des enfants en cas de fermeture n’a pas encore été évoquée et elle constitue à nos yeux un aspect très important du dossier que nous discuterons avec le Président LEROY le 17 mai prochain ” déclare Serge ALBANESI, porte-parole du Collectif. Cette question viendra encore alimenter le dossier constitué par le collectif dans le cadre de la plainte déposée au tribunal administratif.

Le collectif qui s’est réuni samedi dernier place MITTERAND a décidé de le faire à nouveau ce mardi à partir de 17h pour faire savoir aux nilvangeois sa détermination. Il rappelle l’invitation au barbecue de soutien au collectif du samedi 30 qui sera déplacé à BRUCKER. Pour vous inscrire, vous pouvez contacter le collectif au 06 88 68 69 62 ou au 06 61 10 13 03 ou en passant jusqu’à vendredi à l’étage du Centre A. Camus de 14h à 17h.

 

19 avril 2005.

Colère après l’expulsion des occupants du collège

“ Après 71 jours d’occupation sans perturbation des cours, le Préfet a donné l’ordre aux forces de l’ordre de faire évacuer le collège de Nilvange (Moselle) lundi 18 avril. Cette évacuation est honteuse, elle a, par sa brutalité, marqué des parents et des jeunes qui attendaient autre chose de la République. Notre colère est réelle.

Nous considérons cette mesure pour ce qu’elle est : un aveu d’échec de ceux qui comptaient sur notre lassitude, de ceux qui jouaient le pourrissement de la situation. Si non pourquoi avoir attendu 71 jours ? Si non pourquoi avoir agit de la sorte ? Leur comportement brutal est là pour rappeler toutes nos avancées et le soutien populaire à notre cause qui les gêne.

Durant cette période nous avons reçu un soutien exceptionnel de la population et de nombreux amis. Soutien exprimé lors du référendum que nous avons organisé les 26 et 27 février auquel a participé plus de 40% de la population, lors de la manifestation du 2 avril à Metz où nous étions 300 venus de Nilvange, ou à travers les inscriptions officielles pour la rentrée 2005 que nous avons toutes déposées à l’administration devant la presse à la demande des parents ; soutien moral, matériel et financier aussi qui a beaucoup compté pour financer deux voyages à Paris chez FILLON et au Sénat, quatre bus pour la  manifestation et bien d’autres activités.

S’agissant du coût, le plus important reste celui payé par des femmes et des hommes qui ont assuré cette occupation et les actions décidées démocratiquement par les présents aux assemblées générales quotidiennes. Et personne ne regrette ce qu’il a déjà donné !

Cet échec de l’inspection académique tient aussi à la médiocrité du dossier qu’elle présente au Conseil Général pour le pousser à décider la fermeture du collège. Médiocrité qui a été exposé chez FILLON mais aussi au Sénat où nous pensons avoir été entendu. Les mensonges du dossier officiel, les vices de procédure, les courriers trompeurs aux  parents, nous avons tout présenté et en plus nous formulons des propositions très sérieuses qui n’ont jamais été prises en compte par l’inspection académique.

Si nous vivons en République, si la Démocratie existe dans ce pays, nous voulons croire que le Conseil Général de Moselle ne se salira pas en suivant les conclusions du dossier officiel, nous voulons croire que les élus du peuple auront eux aussi le courage de dire NON à une fermeture qu’aucun n’accepterait en connaissance du dossier complet.

Cette expulsion nous donnait l’occasion de rebondir et nous l’avons fait ! Au soir de cette expulsion nous étions plus de cinquante réunis pour voter la continuation de l’action engagée pour informer les élus et leurs électeurs ainsi que pour compléter un dossier confié à un avocat dans le cadre d’une plainte déposée au tribunal administratif. D’autres actions seront décidées dans les jours à venir. Le collectif  compte de nombreux partenaires (Parents, enseignants, associations, syndicats d’enseignants, et municipalité) qui souhaitent tous pour l’avenir d’une ville, pour l’avenir de ses enfants le maintien de leur collège. Le fermer serait grave, profondément injuste et nous continuerons à le dire dignement, sans jamais baisser la tête. ”

 

18 avril 2005

EVACUATION PAR LA POLICE DU COLLEGE de NILVANGE   NILVANGE LUNDI 18 AVRIL  

Ce matin, après 71 jours d'occupation du collège de Nilvange sans perturbation des cours le préfet et l'inspecteur d'académie ont fait évacuer par la force le batiment   le collectif proteste contre cette mesure et s'organise pour prolonger son action contact 06 61 10 13 03 / 06 88 68 69 62

 

15 avril 2005

  Le Collectif rencontre Jean Pierre CHEVENEMENT à Metz

Hier après midi M. Jean Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen a fait escale à Metz dans le cadre de la campagne pour le référendum sur le projet de Constitution Européenne. Une délégation du Collectif pour le maintien du collège Jules Ferry de Nilvange composée de MM Eric BERLINGERI, Joseph MAROCCO, Philippe MATHIS et Henri ROMERO a pu dialoguer avec l’ancien candidat à la présidence de la République. Cette  rencontre a été l’occasion, pour les représentants du Collectif, de lui remettre un dossier argumenté et lui faire part de l’évolution de la situation après 67 jours d’occupation de l’établissement. M. Jean Pierre Chevènement, qui en tant qu’ancien ministre de l’Education Nationale connaît bien les problèmes de l’Ecole, a apporté son soutien à la lutte exemplaire menée par la population nilvangeoise depuis la rentrée 2004. Il a également tenu à souligner l’attitude responsable du Collectif qui, selon lui, « ne s’est pas cantonné dans une attitude protestataire mais a formulé des propositions alternatives crédibles de nature à rendre le collège Jules Ferry pérenne ».

 

12 avril 2005

 

La cause du collège Jules Ferry défendue à Paris

Une délégation du Collectif pour le Maintien du Collège Jules Ferry de Nilvange a été reçue, le mardi 12 avril à Paris, par M. Yves MAREK un proche collaborateur du numéro deux de l’Etat, le Président du Sénat M. Christian PONCELET.

Un pas vers la résolution du problème du collège de Nilvange occupé sans interruption depuis 67 jours a-il été franchi à l’occasion de la rencontre entre M. Yves MAREK, responsable des questions scolaires à la Présidence du Sénat, et les quatre représentants du Collectif ? Serge ALBANESI, Alain TROUPENAT, Liliane BUTSCHA et Laurent SCHMITT, accueillis par la Sénateur de la Moselle Mme Gisèle PRINTZ, sont sortis encouragés d’une entrevue de plus d’une heure qui leur a permis d’exposer leurs arguments en faveur d’un traitement équitable du cas du collège de Nilvange par le Sénateur et Président du Conseil Général Philippe LEROY.

M MAREK s’est montré intéressé par le cas particulier de Nilvange où le collège est la propriété de la commune. Il a voulu connaître les possibilités pour celle-ci d’en assumer la charge et a apprécié la diversité et la qualité des installations encadrant l’établissement. Il a par ailleurs été très attentif aux différentes explications concernant les courriers et démarches de l’administration qui ont semblé l’étonner. Il a encore étudié avec intérêt les propositions alternatives formulées par le Collectif comme la création d’une section sportive de basket désectorisée et la modification de la carte scolaire actuelle. L’idée de permettre aux enfants de Knutange de pouvoir être scolarisés au collège Jules Ferry a séduit le collaborateur du Président PONCELET. Pour Serge ALBANESI, la concertation a été de qualité d’autant plus qu’elle débouchera sur une note qui sera adressée à l’Inspection Académique, au Préfet et au Conseil Général. Pour le Collectif, la partie n’est pas terminée, l’entrevue programmée avec M Philippe LEROY, encore éloignée dans le temps, sera précédée d’une série d’interventions auprès des élus du Conseil Général de Moselle. Il est acquis aujourd’hui que le collège sera occupé durant toutes les vacances scolaires par un Collectif conforté dans son engagement par les résultats de cette entrevue.

8 avril 2005

LAVILLIERS du coté de ceux qui luttent.

A Florange (Moselle), vendredi 8 avril, le collectif pour la défense du collège de Nilvange une petite ville voisine a trouvé un allié en la personne de celui qui est considéré par certains comme un enfant du pays. Avant le début de son spectacle, le public a écouté puis applaudi le message de Michel Dourson porte parole du collectif, impressionné mais déterminé. Pour ce dernier, « pouvoir informer les citoyens-électeurs ce soir a été très important et le fait que des reporters d’Envoyé Spécial se soient intéressés à la cause du collège nous permet de continuer à espérer ». Le texte de son message est reproduit ici :  

« Chez Lavilliers, il y a toujours une place pour ceux qui luttent et je le remercie de nous accorder ce soir à Florange quelques instants avant son spectacle pour vous parler à vous son public de ce qu’ont fait de nous vos élus de Moselle et pour vous rendre attentif à ce qu’ils vont encore faire.

Nous sommes venus de Nilvange, ici à côté dans la vallée de la Fensch, où « il n’y a pas de touriste dans les rues » comme le chante Lavilliers mais plutôt 15% de chômeurs et 75% de prolos.

Là-bas, le collège qui compte beaucoup pour toute une population est menacé. On nous a annoncé sa fermeture en juin dernier sans explication ou presque, traitant nos enfants avec quelques ratios, des chiffres, en c’est tout.

Depuis six mois, le dossier que nous avons envoyé avec nos propositions à vos élus est resté sans réponse. Ils refusent de le prendre en compte, ils ne nous ont toujours pas reçus, ils n’ont pas accepté une concertation dont ils se réclament. Oui vos élus ont refusé jusqu’à aujourd’hui de nous recevoir et les parents et défenseurs du collège tiennent à ce que vous le sachiez.

Presque tous vos élus nous ont ignorés. Quelques-uns, de droite comme de gauche, se sont exprimés pour nous assurer   leur soutien. Mais le plus souvent du bout des lèvres, sans conviction.

L’échéance est proche. Vos élus ont une décision à prendre et leur intention est de la retarder jusqu’en mai-juin. Ils peuvent encore dire non à la fermeture du collège, dire non à une fermeture arbitraire. Mais le feront-ils ?

Je suis ici le porte parole de femmes et d’hommes. Ensemble nous avons fait quelque chose que nous n’avions jamais fait. Nous avons dit non avec détermination à ceux qui détiennent le pouvoir. Avec détermination et sans relâche. Nous avons dit non à l’injustice, non au diktat, non à la fermeture scandaleuse d’un collège.

Dire non, sans courber l’échine, sans baisser la tête malgré les coups. Et des coups, l’administration nous en a porté depuis plus de 60 jours que nous occupons le collège. 60 jours, 60 nuits c’est beaucoup et c’est difficile mais nous y sommes toujours ; c’est difficile mais c’est si bon d’être digne, de vivre debout.

Vivre debout, dire non, c’est un peu Lavilliers qui nous a appris à le faire il y a 30 ans déjà. Je l’en remercie. Vivre debout, dire non.

Demain, s’il vous plait, restez attentifs à ce que vont faire vos élus, raconter ce qui s’est passé à Nilvange parce que ça vous concerne directement, et n’oubliez pas ceux qui ont décidé de vivre debout.

 

5 avril 2005

Le collectif nilvangeois ne désarme pas

Pour Serge Albanesi, du Collectif pour le maintien du collège Jules-Ferry à Nilvange, "la grande manifestation de Metz comptera! Nous avons rassemblé plus de trois cents Nilvangeois accompagnés d'élus municipaux à l'occasion d'une manifestation où Nilvange était en première ligne, à Metz, le 2 avril.
Ce n'est peut-être pas un hasard si la veille, le président du Conseil général, Philippe Leroy, proposait, par courrier, d'engager une concertation avec le Collectif. Quatre bus remplis, financés par le syndicat enseignants FSU, et ainsi que trente voitures ont conduit les défenseurs du collège à une manifestation qu'ils ont marquée par leur enthousiasme. En tête, on trouvait une grande banderole "Nilvange, 55 jours d'occupation", portée par des parents et des collégiens, suivis des femmes et des hommes endossant le maillot du Collectif.

Les manifestants ont repris tous en coeur les slogans et chants écrits par le Collectif, sans relâche pendant deux heures, appuyés par une importante sono. Suivait la camionnette très remarquée du Collectif décorée en grosses lettres d'un message à l'intention des conseillers généraux: "Ont-ils retrouvé la clé du collège?".

Au soir de la manifestation, l'assemblée générale quotidienne permettait de partager les termes de la lettre reçue par Serge Albanesi au nom du Collectif, lettre par laquelle Philippe Leroy, affirmant son "souci constant de l'intérêt des élèves", propose une réunion de concertation au collectif le 17 mai prochain. elle devait se terminer par la décision unanime de poursuivre l'occupation pour le cinquante-sixième joour consécutif.

Deux bons points pour ceux qui croient en l'avenir du collège et qui vont continuer à faire le tour des conseillers généraux de Moselle pour les interpeller personnellement sur la question de Nilvange, comme ils l'ont fait à Yutz avec M. Weiten et à Thionville avec M. Kiffer".

1er avril 2005

Collège de Nilvange (57) occupé depuis 54 jours. Dans l’attente d’une décision du Conseil Général sur son avenir.

Le 31 mars à Thionville le Collectif du collège a organisé une répétition générale pour la grande manifestation du 2 avril à Metz !

Le 31 mars, les défenseurs du collège de Nilvange ont été remarqués à l’occasion d’une manifestation de soutien à l’enseignement public organisée par des parents, professeurs et lycéens avec le soutien des syndicats FSU, CGT et CFDT.

Le Conseil Municipal de Thionville du 31 mars interrompu par la manifestation, une délégation nilvangeoise en a profité pour rencontrer M. Gérard KIFFER, élu municipal et Conseiller Général de Thionville pour lui remettre un courrier l’invitant à se prononcer avant le 10 avril sur le dossier de Nilvange. Gérard KIFFER a rappelé qu’il a enseigné à Nilvange et a annoncé au Collectif que les nilvangeois seraient reçus prochainement par M. Philippe LEROY, Président du Conseil Général. La délégation nilvangeoise lui a rappelé la date du 10 avril pour que l’élu thionvillois prenne personnellement ses responsabilités afin de mettre un terme à une affaire qui a trop duré.

Le 2 avril, à Metz, à l’occasion de l’une des manifestations nationales sur les problèmes de l’enseignement, la démarche des nilvangeois sera du même type avec une interpellation publique de Philippe LEROY.

Plus de 200 manifestants sont déjà inscrits au départ de Nilvange devant le collège à 13h30 pour une manifestation au départ de la Gare de Metz à 15h. Outre les quatre bus mis gratuitement à disposition par le syndicat enseignant FSU, le Collectif organisera un co-voiturage avec des parkings ciblés.

Le Collectif qui prépare activement la manifestation invite les nilvangeois à venir très nombreux, habillés d’un maillot blanc ou de celui du collectif et munis de tout ce qui peut faire du bruit. Des textes de chants et slogans seront distribués aux manifestations. Quelques places sont encore disponibles dans les bus et les voitures.

29 mars 2005

Avant la grande manifestation du 2 avril à Metz, le Collectif Pour le Maintien du Collège de Nilvange (57) manifestera le 31 mars à Thionville

Les Conseillers Généraux de Moselle ont été désignés par le Préfet et par les représentants de deux ministres comme les responsables de la question du maintien du collège de Nilvange. Pour le collectif, sa détermination à contacter un à un les Conseillers Généraux doit conduire son action à une issue heureuse.

La manifestation organisée par le Collectif de Thionville pour la défense du Service Public de l'Education à Thionville le 31 mars permettra de contacter le Conseiller Général de Thionville M. KIFFER. "Quelle attitude auriez-vous, si demain un collège comme le notre devait être  menacé dans votre canton?" C'est à cette seule question que sera invité à répondre le Conseiller Général comme l'a déjà été M. WEITTEN Conseiller Général et Maire de YUTZ. Le Collectif de Nilvange a engagé le tour des Conseillers Généraux et les manifestations du 31 mars à Thionville et du 2 avril à Metz. Il est encore possible de trouver des places dans les bus mis à la disposition du collectif par le syndicat des enseignants FSU.

27 mars 2005

Après plus d'un mois et demi d'occupation du collège de Nilvange (57), le Collectif a rencontré les représentants de l'Etat français à Paris et à Woippy.

« Si j'étais à votre place, j'agirais comme vous ! ».

Réelle marque de sympathie ou empathie trompeuse ? Le sens profond de la petite phrase du représentant du Ministre de l'Education Nationale à l'adresse de la délégation du Collectif pour le maintien du collège de Nilvange, reçue vendredi 25 mars au ministère, résume l'embarras des pouvoirs publics confrontés à l'occupation d'un collège qui devait initialement disparaître sans bruit...

Le Ministre FILLON avait délégué au Directeur de l'Enseignement Scolaire, M Patrick GERARD, le soin d'accueillir en son nom et sur demande expresse du Président de la République, une délégation composée de Liliane BUTCHA (professeurs), Jean Luc D'AVERSI (parents d'élèves), Laurent SCHMITT (SNES/FSU), Jean Marie MELLET et Serge ALBANESI (Collectif). L'entrevue prévue pour une durée de ¾ d'heure s'est prolongée durant plus d'une heure et demie.

M Patrick GERARD disposait d'un dossier important préparé par les autorités académiques. Au cours des échanges, le Collectif a exposé des données dont ne disposait pas le collaborateur du ministre, données pourtant fournies par le Collectif à l'Inspecteur d'Académie qui s'est gardé, semble-t-il, de les transmettre à sa hiérarchie.

M Patrick GERARD a, ensuite, mis l'accent sur l'objectivité de l'argumentaire construit par le Collectif. Il a également reconnu son exceptionnelle détermination ainsi que son réel soutien populaire manifesté notamment à l'occasion d'un référendum sanctionné par une participation de plus de 40% de la population le rendant ainsi d'une légitimité incontestable.

La veille, le jeudi 24 mars, une dizaine de membres du Collectif s'est rendue à WOIPPY, à l'occasion de la visite de M. Michel BARNIER ministre des affaires étrangères. A l'issue de la manifestation à laquelle s'était associée la communauté éducative du collège de Woippy, Michel DOURSON à fait partie de la délégation qui a rencontré des représentants du ministre, du préfet et de l'inspection académique.

Pour donner un éclairage complet sur ces deux importantes rencontres, le Collectif a décidé l'organisation d'une conférence de presse le mercredi 30 mars à 14h00 au Collège Jules Ferry. Les médias pourront à cette occasion rencontrer la délégation qui s'est rendue à Paris, ainsi que Michel DOURSON.

Après une analyse de ces entrevues, le Collectif a décidé de donner une nouvelle dimension à l'action engagée dont les modalités seront exposées mercredi prochain. D'ores et déjà, il mobilise pour la manifestation inter régionale du samedi 2 avril à METZ ; à cette occasion les organisateurs ont décidé d'attribuer à Nilvange la première place du cortège qui partira à 15h00 de la gare SNCF.

22 mars 2005

Interviewer

Pour la seconde fois depuis le 7 février, le 13h de TF1 a rendu compte aujourd’hui 22 mars de l’occupation du collège de Nilvange. Pourquoi ?

Serge ALBANESI

Je pense que ce n’est pas par hasard que TF1 nous accorde une nouvelle place dans son 13h. Après six mois de lutte « classique », nous occupons le collège depuis le 7 février, 45 jours aujourd’hui. Et cette occupation est le fait d’un formidable collectif qui a encore réuni 150 personnes lors de la dernière assemblée générale extraordinaire de jeudi ou 120 personnes dimanche à l’occasion de notre après midi festive.

Interviewer

Qu’est ce qui fait la force de ce collectif ?

Serge ALBANESI

Le collectif rassemble des femmes et des hommes formidables qui donnent du temps, de l’énergie pour défendre une cause qui nous semble d’abord juste. La force du collectif c’est son unité, son enthousiasme, son inventivité. Tous les soirs de nouvelles propositions sont discutées pour faire avancer notre cause et de plus en plus de personnes prennent la parole, nous mettons en œuvre des idées de démocratie et ça marche.

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Où en êtes-vous dans votre action ?

Serge ALBANESI

Aujourd’hui les choses se précisent. Après l’Inspecteur d’Académie, c’est le Recteur d’Académie qui déclare ne plus tenir à la fermeture de Nilvange. Pour lui, la question est entièrement entre les mains du Conseil Général. Pour nous c’est très intéressant. Nous avons à présent un interlocuteur unique et attendons de le rencontrer. Le Conseil Général a rejeté à juin une prise de décision qu’il doit prendre tout de suite.

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Qu’allez-vous faire pour cela ?

Serge ALBANESI

Nous sommes reçus au ministère de l’éducation nationale vendredi. Nous attendons de ce rendez-vous plus qu’une simple écoute polie. Pourquoi pas un message à l’intention du Conseil Général ? Nous avons aussi pris des contacts avec M Weitten, Maire de Yutz et Conseiller Général de Moselle. Il s’est engagé à obtenir un rendez-vous avec M Leroy, Président du Conseil Général, qui tarde à répondre à notre demande de rencontre. Nous avons des arguments à présenter au Conseil Général qui devrait conduire à une solution heureuse dans des délais rapides. Nous avons encore l’intention de nous inscrire dans la  grande manifestation du 2 avril à Metz où le grand –est de la France manifestera pour le service public de l’éducation. Nous serons en tête de manifestation et nous serons très nombreux ce jour là !.

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Serge ALBANESI, vous apparaissez aujourd’hui comme le leader de ce mouvement. Est-ce difficile à assumer ?

Serge ALBANESI

Je suis un des porte-paroles d’un collectif qui en compte plusieurs. Et selon les circonstances et les disponibilités des uns et des autres, c’est moi où quelqu’un d’autre qui intervient. Mais ce qui est surtout important pour nous, c’est que nos porte-paroles soit contrôlés par le Collectif et ça marche. Nous formons une équipe soudée et l’absence de l’un ne met pas en péril notre action. Nous avons besoin de tout le monde et nous le plus petit est souvent le plus indispensable quand il s’agit de passer aux choses sérieuses..

Merci M ALBANESI.

Merci de m’avoir reçu.

 

Jacques Chirac répond au Collectif

Le collège Jules-Ferry de Nilvange est occupé depuis quarante-quatre jours maintenant (!). Et ses occupants entendent relancer leur pression sur le Conseil général de Moselle pour obtenir la décision du maintien de l'établissement à la rentrée prochaine.

Le week-end du Collectif de défense de Jules-Ferry a été chargé. D'abord, samedi, une intervention a été faite devant les deux cent cinquante convives rassemblés par le Centre familial et culturel espagnol du Konacker. Avant leur repas, les participants ont eu en entrée une explication détaillée de la situation et du rôle attendu de l'instance départementale sur l'avenir du collège. En solidarité, le Centre familial a organisé une collecte au bénéfice des occupants.

Dimanche midi, un barbecue destiné aux "occupants" et à leurs soutiens a réuni cent vingt personnes. Dans une ambiance de fête, les occupants ont adapté à leur sauce la chanson Sacré Charlemagne. Un tube qui devrait se faire entendre lors des prochaines manifestations... En fin de journée, le Collectif s'est réuni en assemblée générale afin de se pencher sur les derniers courriers reçus. Le premier d'entre eux était une réponse de Jacques Chirac à une lettre réclamant son arbitrage dans le dossier du collège Jules-Ferry. Le Président a informé les parents d'élèves et l'ensemble du groupe de défense du collège d'une demande adressée à François Fillon, ministre de l'Education nationale, afin que celui-ci prenne en compte la demande d'audience en date du 9 février. Le second courrier lu venait justement de François Fillon. Ce dernier invitait le Collectif à prendre contact avec son directeur de l'enseignement scolaire pour fixer les modalités d'une entrevue. Aussitôt dit, aussitôt fait !

 

21 mars 2005

Après 44 jours l’occupation continue ! A Paris, à Thionville ou à Nancy : Nous allons entendre parler de NILVANGE !

Le Collectif Pour le Maintien du Collège de Nilvange (57) occupe le collège depuis 44 jours aujourd’hui.

Pour le Collectif, l’histoire ne se répétera pas. Il y a de cela 30 ans déjà la vie dans Nilvange a été marquée par la fermeture d’une usine sidérurgique, la SMK, qui existait depuis presque un siècle. Cette usine avait fait venir des milliers d’immigrés, italiens, polonais, ukrainiens, allemands, belges, russes, espagnols, portugais, algériens, marocains et autres… Peut-être les  grands-parents des jeunes qui ne sont pas certains de retrouver leur collège à la rentrée.  Ils étaient venus souvent pauvres, ne parlaient pas le français et ont travaillé dur pour un jour être devant une porte fermée.

« Une autre porte ne doit pas se fermer à la rentrée » déclare les « résistants » du collège. « Aujourd’hui, nous avons la conviction que la question de l’avenir du collège est la question la plus importante pour chaque nilvangeois depuis 30 ans. « Se battre pour Nilvange, c’est se battre pour la Lorraine » titrait le Républicain Lorrain. Nous n’avons jamais été aussi prêts de gagner notre combat. Nous allons nous rendre à Paris pour rencontrer le ministre, nous allons manifester à Thionville le 31 mars et le 9 avril et surtout à Nancy le 2 avril et pour cette occasion, nous demanderons encore une fois à vos parents de venir pour montrer que nous sommes TOUJOURS DEBOUT ! »

 

20 mars 2005

Une fête pour préparer une grosse semaine d’action!

Le collège de Nilvange (57) est occupé depuis 43 jours et ses occupants entendent relancer leur pression sur le Conseil Général de Moselle pour obtenir la décision de son maintien à la rentrée prochaine.

Le week-end du Collectif a été consacré à un travail de proximité avec une intervention présentant les responsabilités du Conseil Général devant l’avenir du collège samedi soir devant les 250 convives d’une importante association locale, le Centre Familial Culturel Espagnol du Konacker, qui a organisé une collecte au bénéfice des occupants très appréciée par les destinataires du don. Dimanche, un barbecue destiné aux occupants a réuni 120 personnes. Dans une ambiance de fête, les occupants ont improvisé un « sacré Charlemagne » adapté à leur lutte qui a eu un grand succès.

Le Collectif s’est en fin de journée, en assemblée générale, penché sur les derniers courriers reçus. Le premier d’entre eux, une réponse du Président Jacques CHIRAC à un courrier du Collectif réclamant son arbitrage, l’informait de sa demande à François FILLON, Ministre de l’Education Nationale, de prendre en compte notre demande d’audience en date du 9 février. Le second, de François FILLON, invite le Collectif à prendre contact avec son Directeur de l’enseignement scolaire pour fixer les modalités d’une entrevue que le Collectif  a préparé sans négliger ses autres interventions plus locales.

 

17 mars 2005.

Le Collectif s’invite chez le conseiller général de Yutz

  Une dizaine de membres du Collectif de défense du collège Jules Ferry de Nilvange s’est rendue ce jeudi vers 14h30 à l’Hôtel de Ville de Yutz pour demander audience au Conseiller Général. La délégation, reçue par M. Patrick Weiten Maire et Conseiller Général, a rappelé l’opposition de la population Nilvangeoise au projet de fermeture du collège. Serge Albanesi, porte parole du Collectif, a fait part de son désaccord avec le Président Philippe Leroy qui a déclaré que « le problème de Nilvange sera examiné au mois de juin prochain », décision qui selon lui « laisse planer une incertitude intolérable pour les parents et les personnels ». M. Weiten a déclaré que l’assemblée départementale, qui a hérité de la compétence de la gestion de la carte scolaire du réseau des collèges, mettait en place « des méthodes de travail qui s'appuient sur une plus grande concertation, une réflexion plus transparente et prenant en compte les réalités sociales et économiques » . Serge Albanesi a souhaité être entendu par les membres du groupe de travail pour rappeler les propositions portées par le Collectif : création d’une classe sportive de basket et redécoupage de la carte scolaire ; il a ajouté « qu’aucune de nos demandes d’entrevue