Mais toujours plus de financement public de l'enseignement privé:
-
Retraites
- Loi du 5 janvier 2005 visant à améliorer les retraites des maîtres de l'enseignement privé - application en cours, cf Brève d'un syndicat du Privé
"retraite additionnelle...tout est une question de délais de mise en place. Il faut se rappeler qu'une initiative parlementaire inattendue, lors du débat budgétaire 2006, l'a portée à 7 % à compter du 1er janvier 2006 au lieu des 5 % au 1er septembre 2005 fixés initialement par la loi Censi ; nous ne pouvons que nous réjouir de cette bonne surprise… Mais ce changement implique la modification du décret. "
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AMRF, Modèle de délibération
source: http://www.amrf.asso.fr/Documentation/Administrationcommunale/tabid/164/Default.aspx
Monsieur le Maire informe l'Assemblée délibérante qu'en date du 6 août 2007, le gouvernement a envoyé aux Préfets la circulaire n° 07-0448 relative au financement par les communes de la scolarité des enfants résidant sur leur territoire mais scolarisés dans une autre Commune y compris dans le privé, après l'annulation, par le Conseil d'Etat de la circulaire n° 2005-206 du 2 décembre 2005.Ce nouveau texte indique que la décision du Conseil d'Etat ne remet nullement en cause le fond de la circulaire attaquée, l'annulation portant sur des questions de forme. Elle étend au financement des écoles privées sous contrat les procédures qui régissent la répartition entre les Communes des dépenses de fonctionnement des écoles publiques.
- Considérant que notre Commune dispose d'UNE Ecole Communale et de DEUX Ecoles Intercommunales publiques répondant aux besoins des familles,
- Considérant que les Etablissements scolaires génèrent pour les Communes de gros investissements financiers, que les Communes ne peuvent s'opposer à la scolarisation des enfants en « Ecole Privée », et pour la défense d l'Ecole Publique,
Monsieur le Maire demande au Conseil Municipal de se prononcer contre l'application de ce texte.
Le Conseil Municipal, l'exposé de Monsieur le Maire entendu et après en avoir délibéré:
- DEMANDE au Gouvernement de retirer sa circulaire n° 07-0448 du 6 août 2007 de son champ d'application
AIN
Délibération du Conseil municipal de Drom
EXTRAIT
du Registre des Délibérations du Conseil Municipal
Séance du 23 mars 2007
Objet de la délibération :
Affirmation nécessité école
L'an deux mil sept et le vingt trois mars, le Conseil Municipal de DROM s'est réuni, au nombre prescrit par la Loi, dans le lieu habituel de ses séances en session ordinaire, sous la présidence de M. Daniel BROCHIER.
Monsieur le Maire donne lecture, au Conseil Municipal, d'un courrier de M. l'Inspecteur d'Académie sur la situation de l'école de Drom, dans le cadre des travaux de préparation de la carte scolaire pour la rentrée 2007. Ce dernier souhaite qu'une réflexion approfondie soit menée sur le devenir de la scolarisation des enfants de la commune.
Après avoir débattu, le Conseil Municipal de DROM,
Considérant que les efforts déployés depuis quelques années par la commune ont pu assurer un effectif satisfaisant pour l'école ;
Constatant que l'évolution et la composition de la population permet désormais de prévoir un effectif régulier sur les années à venir ;
Constatant que les rapports réalisés sur la qualité des résultats obtenus par rapport à la taille de l'école démontrent le bien fondé des petites structures et, particulièrement, l'efficacité des écoles à classe unique ;
Considérant que, dans tous les domaines, il est actuellement nécessaire d'adopter une politique de gestion répondant aux critères du développement durable ;
Constatant que l'école de Drom répond idéalement à tous ces critères ;
Souhaitant continuer à œuvrer localement et de façon optimale dans le souci de l'intérêt des enfants de Drom ;
Considérant que l'instruction obligatoire dispensée, pour tous, par l'école publique, gratuite et laïque, est un des premiers services de la République ;
Ayant pris connaissance de l'attachement des familles de Drom à cette institution ;
Déclare la légitimité de l'école de Drom ;
Affirme son souhait de continuer à proposer localement ce service public de proximité.
Autorise M. le Maire à répondre en ce sens à M. l'Inspecteur d'Académie.
Ainsi fait et délibéré,
Pour copie conforme,
Le Maire,
DOUBS
(…)
Monsieur le Maire expose la politique récente de l'Etat dans le Doubs, Mme la Rectrice demandant la fermeture ou mise en réseau administratif de 10 petits collèges dans le département. Le Pays de Montbéliard est touché puisque Mme la Rectrice demande la fermeture du collège de Grand-Charmont et l'annulation du projet de construction d'un collège à Béthoncourt pour remplir les autres collèges alentours en surchargeant les classes. Selon Mme la Rectrice un collège public de 244 élèves ne peut plus exister. Par contre, il ne semble pas gênant qu'un collège privé de 80 élèves puisse subsister, sachant que les communes devront alors financer la scolarité des élèves qui choisiront de se rendre en collège privé.
Sur proposition de M. le Maire,
Après délibération,
Le Conseil Municipal à l'unanimité,
DEMANDE l'abrogation de l'article 89 de la loi de décentralisation du 13 août 2004,
DEMANDE l'organisation d'un débat sur les rapports Public/ privé et sur l'avenir du service public d'éducation.
================================
Association des maires ruraux du Doubs
Jeudi 17 janvier 2008 par Le Maire.
Mes Chers (ères) Collègues Maires
Les problèmes multiples et relatifs à l'avenir des collèges ruraux ne m'avaient jusqu'à ce jour pas laissé indifférent, mais toujours soucieux d'avoir un maximum d'informations et des plus précises j'avais choisi de différer mon intervention.
1 -En premier lieu, je réitère ma solidarité à la demande d'abrogation de l'article 89 concernant le financement des écoles privées. Loin de moi l'idée de raviver une vieille querelle "Public/Privé" simplement le souci de sauver nos écoles et de maîtriser l'engagement financier en matière scolaire.
2- Avec les mesures prises au sujet des Collèges, le Président des Maires ruraux et les Membres du Bureau se déclarent solidaires des Etablissements menacés et entendent bien apporter un appui total à ceux qui partagent ce sentiment d'hostilité aux projets qui se font jour. A ce propos je viens d'adresser à la rédaction de l'EST REPUBLICAIN, un communiqué.
En effet, une fois encore, c'est un pan important de la Ruralité qui va s'effondrer à très court terme. On commence par ceux de moins de 250 élèves puis dans peu de temps on mettra la barre plus haute; cela devient intolérable. De plus cela va engendrer des temps de transport plus longs pour les Collégiens, ce qui n'est pas des plus favorable pour le rythme de vie et le temps restant à l'élève pour le travail scolaire à la maison. Il faut savoir aussi que des collèges ont été financés par les Communes du lieu d'implantation et environnantes, tel celui de PIERREFONTAINE LES VARANS…et d'autres à n'en pas douter.
Quand vont cesser ces abandons de services publics et au Public? après les DDE, LA POSTE, cette fois les Collèges. Et mon inquiétude est toujours la même et partagée par les Maires qui ont encore une école dans leur Village : voir resurgir le spectre des RRE (Réseaux Ruraux d'Education) qui se traduira par la fermeture d'un bon nombre de nos écoles. Que restera-t-il alors de l'attractivité de nos campagnes??? Rien! nous serons considérés comme une réserve d'Indiens ou une population occupant un no man's land entre un lieu quasi désert et un monde urbain ou les quartiers difficiles auront décuplé.
3- Dans l'immédiat le" cadeau" que l'on tente de faire aux Communes, c'est d'assurer la garde des élèves dans les écoles les jours de grève. Les élus y sont opposés et doivent s'opposer à cette mesure irréaliste et irréalisable. De plus les Maires n'ont pas à intervenir dans les conflits entre l'Etat et les Enseignants. Voilà résumées mes réactions sur des sujets qui nous concernent tous. Réactions auxquelles bon nombre souscriront je l'espère. Jusqu'au terme de notre mandat nous avons le devoir de défendre ce que bien souvent nous avons souhaité et construit ensemble.
Bien à vous. Votre Président : D. CASSARD
Dierrey-Saint-Julien(10)
________________
Lettre ouverte
La
circulaire du
ministre de l'éducation nationale n°2005-206 du
2 décembre
2005 (NOR : MENB0502677C) en
application de la loi
n°2004-809 du 13 août 2004 impose
aux communes le financement
des dépenses de fonctionnement des écoles privées
au titre de
dépenses obligatoires, stipulant qu'en cas de désaccord
de la
commune sur les modalités de répartition le préfet
fixera la
contribution après avis du conseil départemental de
l'éducation nationale.
Nous
considérons
que les communes n'ont à financer que les écoles
publiques au
titre de dépenses obligatoires. Nous considérons que les
communes n'ont pas à prendre en charge les dépenses de
fonctionnement des écoles privées (frais de
scolarité,
entretien des locaux, contrats de maintenance, installations
sportives, assurances, transports, piscine, intervenants,
etc…). Dans le milieu rural, les communes, pour conserver
leurs écoles, font des efforts financiers particuliers dans le
domaine du parascolaire (mise en place de cantines et de
garderies). Elles ne peuvent supporter de nouvelles charges.
Nous
considérons
que le principe de parité utilisé par le texte de la
circulaire
est impropre car il ne correspond pas à la
réalité. En effet,
l'inscription d'un enfant dans le public ou le privé
relève de
règles distinctes. D'abord, en raison de la liberté des
familles à scolariser leurs enfants dans l'enseignement de leur
choix, aucun Maire ne peut émettre un avis sur la
scolarité
d'un enfant dans le privé contrairement à l'inscription
dans
une école publique située hors de la commune. Ensuite,
l'enseignement public étant gratuit requiert par
nécessité le
financement public des communes ; ce qui n'est pas le cas pour le
privé à moins de vouloir le dissoudre dans le public.
Enfin,
dans la mesure des places disponibles, aucune école publique ne
peut refuser la scolarité d'un enfant - ce qui n'est pas le cas
pour le privé. Donner les mêmes moyens financiers au
privé
qu'au public revient à affaiblir l'école publique.
Nous
considérons
qu'il est contradictoire pour une loi de décentralisation, qui
devrait en principe accorder plus d'autonomie aux collectivités
locales, de mettre en place un dispositif de dépenses
obligatoires et d'avoir recours au Préfet en cas de
désaccord
de la commune de résidence. L'autonomie des communes consiste
à
choisir librement les dépenses qu'elles inscrivent à leur
budget. Il s'agit par conséquent là, d'une
décision allant à
l'encontre de la souveraineté des conseils municipaux.
Nous
constatons
enfin que l'enseignement privé sous contrat est souvent un
enseignement de nature confessionnelle. Avoir recours à l'argent
public pour financer une liberté d'usage privé porte
atteinte
à la loi de séparation des églises et de l'Etat,
c'est-à-dire
à la laïcité. Les écoles privées
confessionnelles —
fussent-elles sous contrat — n'ont pas à être prises
en
charge par les contribuables qui, par principe, sont
considérés
comme neutres et indifférents à la question religieuse.
Pour le
bon équilibre des dépenses publiques des communes, au nom de
la
liberté des conseils municipaux à délibérer
souverainement et
au nom de la laïcité, il est demandé que la
circulaire soit
retirée.
Francesca
Ferré,
Maire de Dierrey-Saint-Julien (10)
Saint-André-de
l’Eure
(27)
________________
Motion du 17 février 2006
Lettre au maire de
Saint-André-de
l’Eure (27), par Denis Pelletier, président de
l’A.D.L.P.F. (Association Des Libres Penseurs de France)
Monsieur le Maire,
J’adresse
à
vous-même et à votre
conseil municipal les vifs compliments et les sincères
remerciements de l’ensemble des adhérents de
l’Association Des Libres Penseurs de France (A.D.L.P.F.)
pour la motion que vous avez déposée en préfecture
le 17
février dernier et par laquelle vous refusez le financement des
dépenses de fonctionnement des écoles privées,
dépenses
occasionnées par la fréquentation éventuelle
d’écoles
privées extra muros par des élèves résidant
à Saint-André.
Votre combat pour la
défense
de la
laïcité, notamment celle de l’Ecole, est le
nôtre. Dès
le mois de janvier notre mouvement a décidé une
mobilisation
contre la loi du 13 août 2004 et sa circulaire de décembre
2005. Nous estimons qu’un front commun est nécessaire pour
empêcher la mise en oeuvre de cette dernière vilenie
antilaïque qui conduit directement à la privatisation
totale de
l’école publique. C’est pourquoi nous avons
répondu
favorablement à l’appel lancé par votre
collègue René
BALME, maire de Grigny (Rhône) et que nous avons publié
dans
notre revue La Raison Militante le texte de la
délibération de
son conseil municipal en date du 16 février dernier. La motion
que vous avez adoptée va dans le même sens et nous ne
pouvons
que nous en réjouir.
Avec nos
félicitations
renouvelées, nous
vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, Mesdames et
Messieurs les élus, l’_expression de nos meilleurs
sentiments laïques et républicains.
Marck
(62)
______________ Motion du 29 mars 2006 AFFAIRES
SCOLAIRES
Participation aux dépenses de fonctionnement des
établissements d’enseignement privé
Motion
Par circulaire du 17 février 2006, le Préfet a transmis
à l’ensemble des maires du Pas-de-Calais des instructions
précisant les dispositions de l’article 89 de la loi
2005-380 du 23 avril 2005 et de l’article 89 de la loi 2004-809
du 13 août 2004 relatives au financement par les communes des
dépenses de fonctionnement des établissements
d’enseignement privé du 1er degré sous contrat
d’association avec l’Etat. Ces instructions créant
une distorsion entre les élèves de l’enseignement
public et ceux de l’enseignement privé, monsieur le Maire
propose au Conseil municipal d’adopter la motion suivante :
L’article 89 de la loi du 13 août 2004 sur les
libertés et responsabilités locales étend aux
écoles privées sous contrat d’association,
l’obligation de participation financière des communes de
résidence pour les enfants scolarisés dans une autre
commune, obligation qui ne concernait jusqu’à
présent que les écoles publiques. Après avoir pris
connaissance de la circulaire d’application de cet article, le
conseil municipal considère que le texte en question introduit
une inégalité de traitement entre les
élèves qui fréquenteront les écoles
publiques et les écoles privées sous contrat
d’association. Il va générer une augmentation
importante des frais de scolarisation pour les communes et va provoquer
une désorganisation des cartes scolaires urbaines, avec pour
conséquence une certaine inutilité de structures pour
lesquelles la commune a consenti de lourds investissements comme les
garderies, les cantines, les gymnases, etc. L’application de
cette circulaire va conduire à des situations injustes : ainsi,
hormis certains cas de dérogation, l’autorisation du maire
est nécessaire pour une participation financière de la
commune aux frais de scolarité d’un élève
fréquentant un établissement public d’une autre
commune. Cette participation devient obligatoire pour chaque
élève fréquentant une école privée
sous contrat d’association. Le Conseil municipal a
remarqué aussi que les contrats d’association sont
signés entre l’État et l’école
privée. Dans ce cas, ni la commune où se trouve
l’établissement privé, ni les communes voisines ne
sont amenées à formuler un avis et pourtant, elles
devront en supporter les conséquences financières. Enfin,
le Conseil municipal perd en ces circonstances, la maîtrise de
l’organisation du système scolaire sur son territoire,
mais sera par contre dans l’obligation de payer ce que
d’autres collectivités auront décidé. Le
Conseil municipal a dénoncé les caractères
inégalitaires et anticonstitutionnels de l’article 89 de
la loi du 13 août 2004 et de sa circulaire d’application.
Après concertation, monsieur Seban propose de modifier la
dernière phrase : « Il demande la modification de cet
article ou son abrogation, afin de revenir à une
égalité de traitement de tous les enfants de la
République. » - ADOPTE PAR 25 VOIX POUR, 2 VOIX CONTRE
(Mrs Guerlet et Poupart) -
Magny-les-Hameaux(78)
________________
21 février 2006
Déclaration d'Alain Le Vot,
premier adjoint
de Magny-Les-Hameaux,
vice-président de la communauté d'agglomération de
Saint-Quentin-en-Yvelines.
Je viens de prendre connaissance ces
derniers jours de la circulaire ministérielle numéro
2005-206
du 2 décembre 2005 en application de la loi du 13 août
2004.
Ces dispositions viennent d'être notifiées aux
préfets et
inspecteurs d'académie. Son contenu me heurte
profondément et
m'amène à cette déclaration tout à fait
exceptionnelle.
Les communes vont donc être obligées de participer au
fonctionnement des écoles privées quelques soit le
territoire
où sont implantées ces écoles pour les enfants
dont les
parents résident sur la commune. Cette circulaire précise
les
comptes du budget des communes qui seront retenues pour effectuer
ce calcul :
o entretien des locaux liés aux activités d'enseignement
(classes, accessoires, aires de récréation, locaux
sportifs,
culturels, administratifs, etc.)
o fonctionnement des locaux (chauffage, eau, électricité,
nettoyage, produits d'entretien ménager, petit
équipement,
contrats de maintenance, assurance, etc.)
o entretien et remplacement du mobilier scolaire et du matériel
collectif d'enseignement
o location et maintenance de matériels informatiques
pédagogiques, frais de connexion, utilisation des réseaux
afférents
o contrôle technique réglementaire
o fournitures scolaires, besoins pédagogiques et administratifs
o rémunération des agents territoriaux de service des
écoles
maternelles
o rémunération des intervenants extérieurs
o quote-part des services généraux de l'administration
communale (piscine, gymnase, etc.) et éventuellement
activités
extra-scolaires
Ma réaction d'hostilité est motivée par les
raisons suivantes
:
" cette loi modifie le Code de l'Education en rendant
obligatoire la contribution financière des Communes aux
établissements privés sous contrat d'association
au-delà de
tout accord entre les maires,
" cette loi établit qu'à défaut d'accord entre les
Communes, le préfet fixe les contributions respectives,
après
avis du CDEN (Conseil départemental de l'Education Nationale),
" cette loi impose l'extension aux écoles privées des
procédures qui régissent la répartition entre les
Communes des
dépenses de fonctionnement des écoles publiques,
" cette loi, " conformément au principe de parité
", contraint la Commune de résidence de l'élève
à
participer au financement de l'établissement privé dans
tous
les cas où elle devrait participer au financement d'une
école
publique qui accueillerait le même élève,
" cette loi porte gravement atteinte à la notion même de
service public et au fondement de l'Ecole publique, laïque et
gratuite. Il s'agit d'un désengagement dramatique de la part de
l'Etat et d'une remise en cause de l'un des éléments
fondateurs
de l'égalité des chances !
Nous sommes avec cette loi et cette circulaire devant une
application concrète de l'accord global sur les commerces et les
services (AGCS), à savoir le passage progressif au privé
des
services d'éducation primaire, secondaire et universitaire !
Nous sommes devant une application avant l'heure de la directive
Bolkestein qui a été votée au Parlement
européen le 16
février dernier par une majorité de députés
européens à
l'exception de toute la gauche française.
C'est très grave parce que :
1. ce dispositif est irréversible et qu'il contient en germe le
financement public à tous les établissements
privés y compris
ceux qui ne sont pas sous contrat d'association. Les communes
pourront ainsi être contraintes de verser de l'argent public
à
des écoles patronales, coraniques, sectaires ou autres ! !
2. ce dispositif bafoue le résultat du référendum
du 29 mai
2005 rejetant le traité constitutionnel Européen qui
contenait
cette philosophie.
3. Le budget de la commune, déjà très fortement
saigné par la
politique gouvernementale, va être un peu plus frappé par
ce
dispositif. Sans avoir pu faire encore le calcul définitif, la
charge qui sera imputée sur le budget communal sera au moins de
1000 € par élève ! Et avec en plus des effets
pervers
puisque ...plus nous offrirons aux enfants de nos écoles des
services supplémentaires ...plus la charge qui nous sera
imputée pour ces élèves du privé sera forte
! !
Je considère que devant une telle agression
o qui heurte mes convictions citoyennes et professionnelles les
plus profondes,
o qui remet en cause les engagements que j'ai pris devant les électeurs de ma commune,
o qui remet en cause une délibération du conseil
municipal de
Magny-Les-Hameaux se déclarant "hors AGCS", il est de
mon devoir d'alerter les citoyens.
Je refuse :
1. que la libre administration de la collectivité locale soit
reniée,
2. que l'argent public serve des intérêts privés ou
confessionnels,
3. que les principes de solidarité nationale et
d'égalité mis
en oeuvre grâce au service public soient gravement remis en
cause,
4. de me soumettre à ce diktat imposé contre le suffrage
universel.
Je vais demander au maire de Magny, qui nous a déjà fait
savoir
en bureau municipal qu'il refuserait de payer, d'inscrire à
l'ordre du jour d'un prochain conseil municipal une
délibération dans ce sens.
J'appelle tous les citoyens à entrer en résistance contre
ce
dispositif scélérat.
Il y a des moments où la désobéissance civique
s'impose ! !
Fait à Magny-Les-Hameaux le 21 février 2006
Bonnes(86)
______________
RÉUNION DU 14
MARS 2006
CONTRIBUTION DES COMMUNES DE
RESIDENCES AUX
FRAIS DE SCOLARISATION DES ENFANTS FREQUENTANT UNE ECOLE PRIVEE
SOUS CONTRAT D'ASSOCIATION D'UNE AUTRE COMMUNE
L’article 89 de la loi du 13 août 2004 sur les
libertés et
responsabilités locales étend aux écoles
privées sous contrat
d’association l’obligation de participation
financière
des communes de résidence pour les enfants scolarisés
dans une
autre commune, obligation qui ne concernait jusqu’à
présent que les écoles publiques.
Après avoir pris connaissance de la circulaire
d’application de cet article, le Conseil Municipal
considère que ce texte contient des dispositions qui auront de
lourdes conséquences telles :
- l’obligation de financement imposée
aux communes de
résidence,
- l’accroissement considérable des coûts de
scolarisation
pour les communes,
- des risques de tensions entre l’enseignement public et les
écoles privées.
Le Conseil Municipal constate qu’à situation identique
– la scolarisation hors de la commune de résidence –
la participation financière de la commune est rendue obligatoire
pour chaque élève fréquentant une école
privée sans que le
Maire ait la moindre possibilité de donner son avis.
Il estime qu’une distorsion est ainsi créée
à
l’égard des élèves de l’enseignement
public pour
lesquels, hormis les cas de dérogations (absence de places,
obligations professionnelles des parents, fratrie dans une autre
commune, raisons médicales), la participation de la commune est,
en toute logique, facultative et soumise à l’autorisation
du Maire.
Le Conseil Municipal remarque que la liste des dépenses
obligatoires mentionnées dans la circulaire entraînera une
augmentation considérable des coûts supportés par
la commune.
Non seulement cette liste est étendue par rapport à celle
en
vigueur actuellement, mais de surcroît, des dépenses qui
ne
sont pas obligatoires pour les écoles publiques y figurent
(ex : la rémunération des ATSEM et des intervenants
extérieurs).
Il pense que ces coûts seront d’autant plus difficiles
à
anticiper pour la commune qu’ils seront largement
dépendants de la volonté exclusive des familles et des
fluctuations éventuelles de leurs choix d’une année
sur
l’autre.
Le Conseil Municipal ne peut accepter de perdre la maîtrise de
l’organisation scolaire locale en étant
dépossédé de
toute autorisation à donner pour les écoles
privées. Il
redoute que la disparité de traitement instaurée entre
l’enseignement public et le privé ravive les tensions
autour de la question scolaire et que les écoles privées
exercent une concurrence déloyale de nature à menacer
voire à
réduire rapidement à néant les efforts
engagés par les élus
pour maintenir et promouvoir le service public d’éducation.
Le Conseil Municipal de Bonnes, à l’unanimité,
dénonce
l’article 89 de la loi d’août 2004 et sa circulaire
d’application. Il demande son abrogation afin que
disparaisse le privilège sans précédent consenti
aux écoles
privées.
Dans l’immédiat, le Conseil Municipal décide de
suspendre
la mise en œuvre de la circulaire de décembre 2005.
Darcos veut financer des écoles privées avec l'argent du public
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2064&id=13
Le ministre de l'Éducation nationale vient d'annoncer la création d'un « fonds d'intervention spécifique » pour les établissements privés qui iraient s'installer en banlieue. « Alors que l'enseignement privé a fait la preuve de sa capacité à accueillir des publics très divers, y compris des élèves en difficulté, et à leur proposer une pédagogie et un encadrement leur permettant de renouer avec la réussite scolaire, leur savoir-faire reste trop souvent aux portes de la banlieue, parce que nous refusons de leur donner les moyens de répondre à la demande », a déclaré Xavier Darcos en présentant, jeudi 14 février, le volet éducation du plan banlieue de Fadela Amara. Ce fonds, pris sur le budget de l'Éducation nationale, servirait à financer les dépenses de fonctionnement des quelque cinquante classes qu'il envisage de créer dès la rentrée 2008.
Déjà, Darcos suggère que les enseignants du public réussiraient moins bien que ceux du privé à faire progresser leurs élèves. C'est méprisant vis-à-vis d'eux, c'est ignorer les efforts qu'ils déploient alors que leurs moyens sont toujours plus restreints, et en outre c'est faux... mais cela flatte les préjugés antifonctionnaires de l'électorat réactionnaire.
Parler d'augmenter le financement de l'école privée, en même temps que de la suppression de 11 200 postes dans le public, est de toute façon une véritable provocation. L'argent public doit aller exclusivement à l'enseignement public, et pas au privé !
Marianne LAMIRAL, 20 février 2008
Banlieue: protestations syndicales après l'annonce de financements pour
l'enseignement privé
--ap--140208----- Les principaux représentants des syndicats de l'Education ont vivement protesté, jeudi,
après l'annonce par Xavier Darcos de la création d'un "fonds d'intervention spécifique"
pour les établissements privés acceptant des'installer en banlieue, alors que des restrictions budgétaires et des
suppressions de postes touchent l'enseignement public.
"Alors que l'enseignement privé a fait la preuve de sa capacité à accueillir
des publics très divers, y compris des élèves en difficulté, et à leur proposer
une pédagogie et un encadrement leur permettant de renouer avec la réussite
scolaire, leur savoir-faire reste trop souvent aux portes de la banlieue parce
que nous refusons de leur donner les moyens permettant de répondre à la
demande", a expliqué le ministre jeudi matin, lors de la présentation du volet
Education du plan Banlieue. "Je suis le ministre de toutes les formes
d'enseignement, et je veux offrir aux familles la même liberté de choix que
celles dont disposent les familles des centres urbains", a-t-il ajouté.
Et il a annoncé que "dès cette année", un "fonds d'intervention spécifique
(...) sera créé sur le budget de l'Education nationale pour permettre le
financement des dépenses de fonctionnement des établissements privés qui
accepteraient d'ouvrir des classes dans les banlieues".
Le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, premier
syndicat de l'Education) Gérard Aschieri s'est dit "scandalisé" par cette
annonce, évoquant outre la question des moyens, un discours "méprisant" pour le
public.
"Le ministre consacre la concurrence scolaire entre le public et le privé. S'il
y a de l'argent à mettre, il faut le mettre pour le public" a-t-il déclaré,
alors que 11.200 suppressions de postes sont annoncées pour la rentrée 2008.
"On est en face d'une vraie difficulté, d'un vrai défi: mettre de la réussite
scolaire dans des quartiers où elle n'est pas évidente du tout. Nous, nous
sommes prêts à dire qu'il y a des évolutions à faire. mais si la réponse c'est
de faire appel au privé, cela revient à dire en quelque sorte 'on renonce à ce
que le service public joue son rôle le plus évident, le plus essentiel'", s'est
insurgé de son côté le secrétaire général du SGEN-CFDT Thierry Cadart.
Patrick Gonthier, secrétaire général de l'UNSA-Education, voit avant tout dans
cette annonce une "logique qui ne pourra qu'entraîner une aggravation de la
concurrence entre établissements".
"Il veut incarner la rupture et c'est une vraie rupture avec l'égalité
républicaine car il va avantager l'école privée", a-t-il ajouté. "Ça va être
pris comme une agression par les personnels de service public car au moment où
on supprime des postes dans le public, on va créer des financements pour le
privé".
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