Informations sur la Maternelle

 

"Fin de la Maternelle"

 Association Nationale pour la Promotion de l'Ecole Rurale Ecole et Territoire, 11 avril 2005

erreur ou avance sur le programme

la modification du code par la loi Fillon n'a pas eu lieu

ce n'est (pour l'instant) que le site du ministère et des inspections d'académie qui ont modifié les conditions d'accueil des enfants d'âge maternel de telle sorte qu'elles ne correspondent pas à l'article 113-1 du code

http://www.education.gouv.fr/prat/inscripmat.htm

dont acte

http://assoc.wanadoo.fr/ecole.et.territoire/fin%20de%20la%20maternelle.html

le reste sans changement

site : http://assoc.wanadoo.fr/ecole.et.territoire

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"De la différence entre le site du ministère et le code de l'Education"

Association Nationale pour la Promotion de l'Ecole Rurale Ecole et Territoire, mars 2005

Code de l'Education 2005
1ère partie-Titre I-Chapitre III-Article L.113-1

Dispositions particulières aux enfants d'âge préscolaire

Les classes enfantines ou les écoles maternelles sont ouvertes, en milieu rural comme en milieu urbain, aux enfants qui n'ont pas atteint l'âge de la scolarité obligatoire.

Tout enfant doit pouvoir être accueilli, à l'âge de trois ans, dans une école maternelle ou une classe enfantine le plus près possible de son domicile, si sa famille en fait la demande.

L'accueil des enfants de deux ans est étendu en priorité dans les écoles situées dans un environnement social défavorisé, que ce soit dans les zones urbaines, rurales ou de montagne.

 

Site du ministère, mars 2005 :

http://www.education.gouv.fr/prat/inscripmat.htm

L'école maternelle n'est pas obligatoire. Elle est gratuite. 

Les enfants français et étrangers peuvent y être accueillis à 3 ans. Ils peuvent également être admis dans la limite des places disponibles s'ils ont atteint l'âge de deux ans au jour de la rentrée scolaire, à condition qu'ils soient physiquement et psychologiquement prêts à la fréquenter.

Exceptionnellement, les enfants qui atteignent l'âge de deux ans entre la rentrée et la fin de l'année civile peuvent dans les mêmes conditions être admis à l'école maternelle à partir de la date de leur anniversaire. 

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Le point sur l'accueil des 2-3 ans à ALBI

(Association Nationale pour la Promotion de l'Ecole Rurale Ecole et Territoire , 4 janvier 2005)

 

Les conditions d'accueil à la maternelle sont tellement dégradées que les parents préfèrent maintenir en crèche leurs enfants de 3 ans qui ont la chance d'avoir pu bénéficier d'une place.

 

Sauf que les conditions d'accueil là aussi se dégrade :

Le décret de 2000 prévoit que les structures d'accueil petite enfance avaient jusqu'au 1er janvier 2005 pour passer à la Prestation de Service Unique (PSU : les parents payent à l'heure avec un contrat défini à l'avance) et se nomment désormais "structures multi accueil".

Les enfants pourront y être accueillis jusqu'à 4 ans en fonction des places disponibles.

 

Exemple : 1 enfant ayant 3 ans en février 05 pourra continuer à venir sur les"trous" laisser libres par les autres enfants plus jeunes (depuis les 35 heures une majorité d'enfants fréquente la crèche 4 jours par semaine) et définis au contrat.

Paul ne vient pas le Lundi et le mercredi,

Arthur ne vient pas le Vendredi,

Donc Zoé peut venir les lundi, mercredi, vendredi.

 

La conséquence immédiate, c'est que pour un agrément de 45 places, il  a 57 enfants inscrits. La crèche tourne toujours à plein (sans augmentation de personnel). Les conditions d'accueil vont bientôt rejoindre celles des écoles maternelles dont les effectifs par classe ne cesse d'augmenter :

- Groupe important > fatigue, stress

- pas de lits pour chaque enfants > perte des repères, non respect du rythme, etc.

 

 

Conclusion : On assiste donc à un remplacement de la scolarisation en classe maternelle par une mise crèche payante des enfants jusqu'à 4 ans. Cet accueil municipal se dégrade lui aussi rapidement.

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L'Expérimentation de "jardins maternels" en Mayenne

suscite des critiques

08/01/05 AFP -  Des "jardins maternels" sont expérimentés depuis quelques
jours dans deux communes de la Mayenne pour accueillir l'après-midi les
enfants scolarisés de 2 à 3 ans, un dispositif payant critiqué par des
parents d'élèves et des syndicats d'enseignants.

Dans un centre de loisirs de Renazé et un centre social de
Meslay-du-Maine, des éducateurs et agents territoriaux mis à
disposition par les communes prennent en charge depuis lundi, après le
déjeuner, ces enfants qui n'ont désormais accès à l'école que le matin.

Ce projet expérimental, lancé par l'inspection académique et le conseil
général de la Mayenne - dirigé par la droite -, a fait réagir les
syndicats d'enseignants et de nombreux parents d'élèves.

A Renazé, seuls cinq enfants ont été inscrits, les parents des autres
élèves ayant choisi de bouder le "jardin maternel".

"On nous a imposé ce système sans concertation. On veut avoir le libre
choix de mettre notre enfant là où on veut", a dénoncé à l'AFP l'un
d'entre eux, Eric Deminguet.

Les parents critiquent aussi le coût de l'inscription, de 0,33 à 2,30
euros par heure selon les quotients familiaux.

"D'un système scolaire public gratuit on passe à un système payant. Du
point de vue de l'Education nationale, ce n'est ni plus ni moins que de
l'externalisation de service", a estimé Pascal Grandet, secrétaire
départemental du Snudi-FO (enseignants du premier degré).

Le syndicat a alerté le ministère de l'Education nationale, estimant
que le refus d'accueillir les enfants nés en 2002 dans les deux écoles
l'après-midi était illégal.

A Meslay-du-Maine, où quatre inscriptions ont été enregistrées, les
enfants de moins de trois ans ne sont plus acceptés dans les écoles
depuis une dizaine d'années.

"Est-ce que l'école répond bien aux besoins des enfants de moins de 3
ans ? C'est une solution complémentaire pour les parents, dans des
tarifs qui restent proches de ceux d'une assistante maternelle", a fait
valoir le maire de la commune, André Bourdais, un ancien enseignant.

Le maire de Renazé, Richard Flament, proche du ministre de l'Education
François Fillon, a précisé de son côté qu'il envisageait la gratuité de
son "jardin maternel" pour les plus défavorisés.

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LES ECOLES MATERNELLES MENACEES

Article paru dans Ouest France
10/1/05 - Test en Mayenne: l'après-midi, les petits ne sont plus accueillis à
l'école
Des jardins maternels pour les bambins
À Meslay-du-Maine et Renazé, deux communes mayennaises de près de
3000 habitants, les bambins de 2 à 3 ans inaugurent depuis lundi une
nouvelle formule: école le matin, jardin maternel l'après-midi. C'est
l'aboutissement d'un projet sur l'accueil de la petite enfance
destiné aussi à redéployer les enseignants auprès des élèves plus
âgés.

,LAVAL. - « Que des enseignants à bac + 5, 6 ou 7 gardent des enfants
qui font la sieste l'après-midi, dans un contexte de pénurie de
moyens, ce n'est vraiment plus possible!, s'emporte Jean Arthuis, le
président UDF du conseil général de la Mayenne. Leur présence se
justifie davantage auprès des élèves de grande section ou de CP dans
l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et du calcul.
Le CP est une étape déterminante pour la suite de la scolarité. II
faut se donner les moyens pour que les petits Mayennais le
réussissent.»

U N TEST DANS DEUX COMMUNES

L'inspecteur d'académie, Daniel Auverlot, partage cette analyse. II
lui faut, en même temps, tenir compte d'un «héritage historique».
Depuis des années en Mayenne, la scolarisation des enfants de 2 à 3
ans est l'une des plus élevées de France.
Une situation qui s'explique par le nombre de mamans qui travaillent.
Là aussi, un record de France. Aussi, pour des salaires très
moyens, « la demande d'école à 2 ans est-elle très forte», surtout «
dans les familles où les deux parents travaillent et doivent
rembourser la maison », observe Daniel Auverlot.
Dans ce contexte, l'école gratuite rend bien des services. Donc, pas
question pour l'inspecteur d'académie de supprimer brutalement la
scolarisation à 2 ans.
« Ce serait la révolution et je mettrais bien des familles dans
l'embarras. »

On a donc franchi le pas, mais à titre expérimental. Depuis lundi, à
Meslay et Renazé, les tout-petits ne sont plus acceptés l'après-midi
à l'école publique. Le jardin maternel les accueille avec les petits
du privé, et cela dès la fin du déjeuner. Objectif: la sieste et des
activités éducatives, mais surtout, «rien de scolaire».
Pour le moment, deux communes seulement se sont portées candidates à
cet  essai qui doit durer trois ans. La mairie fournit un « lieu
neutre », du personnel (éducatrice de jeunes enfants ou animatrice et
Atsem qui fait le lien avec l'école du matin). Fonds européens,
conseil général, Caf et MSA apportent leur aide. Mais il en coûte
quand même entre 0,31 et 2,37? de l'heure pour les parents à Meslay;
0,75? à Renazé.
Daniel Auverlot ne voit que des avantages à la formule. Une journée
plus vivable pour le tout-petit; une formule plus souple pour les
parents: : « L'on s'inscrit pour le jour et la durée que l'on veut».
Les enseignants sont « repositionnés l'après-midi auprès d'élèves
plus âgés en difficultés». Pour les communes, enfin, c'est
un «facteur d'attractivité supplémentaire».
Reste que le démarrage, ce lundi, a été des plus timides: deux
enfants inscrits à Meslay; cinq à Renazé où les parents ont décidé de
boycotter pour protester contre le coût.
Ils sont épaulés par le syndicat FO qui crie déjà «à
l'externalisation du service public d'enseignement».

Laurence PICCOLO.

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