De meilleurs résultats dans les classes à cours multiples

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Il y a quinze ans déjà, des rapports et des travaux de recherche* mettaient en lumière les performances scolaires des petites structures multi-âge. 

Aujourd'hui encore, des travaux approfondis tels ceux de l'OER (Observatoire de l'Ecole Rurale), qui suit des cohortes d'élèves du primaire à la fin du collège, ou ceux des CRESPC  (Centres de Recherches des petites structures et de la communication) mettent en évidence:

- de meilleurs résultats scolaires en math et en français

- des taux de redoublement inférieurs

- de meilleures compétences transversales (autonomie, sens des responsabilités).


Les meilleurs résultats sont dans les classes à cours multiples (Bernard Collot).

 

Le modèle urbain des grosses structures et des classes à un seul cours n'a donc pas de fondement pédagogique

Il n'existe d'ailleurs à ce jour aucun bilan prouvant l'efficacité pédagogique de la politique de regroupements en oeuvre depuis 40 ans.

Nous sommes confrontés à un mensonge institutionnel et politique, motivé par des logiques budgétaires "à courte vue".

 

*cf sur le site d'Ecole et Territoire , bas de page: les références aux travaux de recherche et rapports de Françoise Oeuvrard,DEP; Jean Ferrier et Pierre Vandevoorde; l'IREDU, Pierre Champollion, OER

 

Voir aussi :.

Pour aller plus loin :

1996, Le cynisme de l?OCDE :

"Si  l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut  veiller à ne pas diminuer la quantité de  service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les  crédits de fonctionnement aux écoles et aux  universités, mais il serait dangereux de restreindre  le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les  familles réagiront violemment à un refus  d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse  graduelle de la qualité de l'enseignement.
 Cela se fait au coup par coup, dans une école et non  dans un établissement voisin, de telle sorte qu'on  évite un mécontentement général  de la population."
Cahier  de politique économique" n°13 de  l'OCDE, 1996 (page 30)

26/1O/2002, Un député breton propose de permettre aux collectivités locales de participer aux dépenses d'équipement des écoles privées sous contrat

Le député UMP du Morbihan, François Goulard, a déposé, début septembre, une proposition de loi visant à "autoriser la participation des collectivités locales aux dépenses d'équipement des écoles privées sous contrat situées sur le territoire des communes dépourvues d'école publique du premier degré". Estimant souhaitable de lever le "verrou" posé par la loi Falloux et les textes qui l'ont suivie...", il estime que "dans un certain nombre de communes, l'école publique n'est pas ou n'est plus présente, tandis que subsiste une école privée. Dans ces communes, la présence de cette école revêt un caractère bien spécifique : elle n'est pas seulement, comme ailleurs, une liberté de choix offerte aux parents pour la scolarité de leurs enfants; elle constitue la seule offre de service éducatif, dont la disparition serait un signe de déclin pour la collectivité territoriale concernée."
Il souligne également "la difficulté qu'éprouve l'enseignement privé à financer les bâtiments qui abritent ses établissements. Or, la loi limite la faculté des collectivités locales à concourir aux dépenses d'équipement de l'enseignement privé. "
Le député rappelle que le Conseil constitutionnel a borné les possibilités du législateur de modifier substantiellement les règles qui encadrent l'aide des collectivités publiques aux établissements privés : dans sa décision du 13 janvier 1994, le Conseil a rappelé que celles-ci devaient se conformer à un principe d'égalité entre établissements publics et établissements privés au regard des concours financiers qu'ils peuvent percevoir
Dans son texte, il prévoit que "dans les communes sur le territoire desquelles n'existe aucune école publique du premier degré, les collectivités locales peuvent concourir, à hauteur de 50% de la dépense totale, à la construction, à la reconstruction, à l'extension, aux grosses réparations et à l'équipement des écoles privées sous contrat". Selon ce texte, les charges éventuelles qui en découleraient pour les collectivités locales seraient compensées, à due concurrence, par une augmentation de la dotation globale de fonctionnement et de la dotation générale de décentralisation.

http://www.horizons-politiques.com/initiatives-education3.htm