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MENACES
SUR L'AVENIR DU SERVICE PUBLIC D'EDUCATION
Voir les dernières informations à la page pour un "Retrait de la loi Carle"
Les informations ci-dessous allant jusqu'en juillet 2008:
Le recul du service public d'éducation s'accélère au travers des
regroupements et de la politique de concentration scolaire.
Dans le même temps, les textes disposent d'augmenter le financement sur fonds publics de l'enseignement privé.
C'est
le sens notamment des amendements à la loi de décentralisation du 13
août 2004, les articles 86, 87, 89... pris sans débat au parlement dans
le cadre du 49-3; Ces articles "ont laissé le monde politique et
éducatif sans voix", comme le relève l' ANDEV,
et ceci pendant un temps étonnamment long; il a fallu attendre la
sortie des textes d'application, voire bien après la sortie de la
circulaire pour qu'émergent information et communiqués..
Pourtant, l'éducation est un enjeu majeur de société; il appartient à
nos instances représentatives, associatives, politiques et syndicales
d'en relayer toute l'information dans les meilleurs délais, et de
promouvoir le débat.
Regroupements, fermetures et recul du service public d'éducation
Articles 86, 87 de la loi du 13 août 2004 etc
Les petites structures (écoles, collèges, lycées) sont menacées.
Des rapports de la cour des comptes et de l'éducation nationale mettent en cause les collèges de moins de 300 élèves
Dans le primaire, les articles 86, 87 de la loi du 13 août, suivis de dispositifs soi-disants expérimentaux tels la
convention Robien
ou les
EPEP, confortent le
projet Darcos 2003
de fermetures d'écoles de moins de 4 classes, et regroupements à 10-30 classes..
Quant
à la Maternelle elle est vouée à disparaître, après avoir longtemps
servi de variable d'ajustement aux supressions de postes; voir les
analyses d'Ecole et Territoire:
L'état se désengage, comptant sur les collectivités territoriales et le
secteur privé pour prendre en charge l'accueil de la petite enfance et
l'éducation Pour faciliter les fermetures, l'
étude d'impact
est supprimée (avril 2004), "laissant le monde politique et éducatif
sans voix" là-aussi (pour reprendre la phrase de l' ANDEV
évoquée ci-dessus).
L'administration,
qui se fait fort de renvoyer les acteurs, parents, élus, enseignants, à
des démarches de projets éducatifs ouverts sur leur environnement, ne
prend pas en compte initiatives et réalités territoriales, bafoue la
concertation, et ne tient pas ses engagements. Pour exemple ces déclarations ministérielles sans
suite de Christian Estrosi, les 31 janvier et 18 février 2006: "il n'y
aura plus de décision autoritaire de fermer une école ou un service
public en zone rurale sans respecter un délai de 2 ans...les
circulaires devraient sortir dans 3 semaines."; et encore " Sursis de deux ans pour les collèges de Camaret et plougasnou
; confirmation dans 10 jours")
Il
reste aux citoyens à se mobiliser pour le maintien d' écoles, collèges,
lycées publics de proximité; ci-après quelques exemples:
Mobilisations de maternelles
ACCROISSEMENT DU FINANCEMENT SUR FONDS PUBLICS
DE L'ENSEIGNEMENT PRIVE
Articles 89 des lois du 13 août 2004, décentralisation et du 23 avril 2005, sur l'école
L'accord de l'AMF (mai 2006) n'a aucune valeur légale; cf la lettre ouverte du 27 juin 2008, suite à la décision du Tribunal administratif de Saône-et-Loire (2 février 2008)
==>voir également les décisions des TA de Gironde et des Pyrénées orientales (2006)
==>la question au gouvernement de Philippe Plisson, député de Gironde, 1er juillet 2008
La loi impose aux communes de financer la scolarité des élèves fréquentant des écoles privées en dehors de
leur lieu de résidence. En outre,
la circulaire d'application du 6 août 2007 (qui reprend presqu'à l'identique la première du 2 décembre 2005, annulée
pour des raisons de forme), vise à un allongement considérable de la
liste des dépenses obligatoires, faisant plus que doubler le montant du
forfait communal.
Cette circulaire ne reprend pas le compromis
conclu entre l'AMF (Association des Maires de France), l'enseignement
catholique et les Ministères, et plusieurs cas témoignent que la loi est
applicable en l'état, contrairement aux déclarations du président Jacques
Pélissard; d'où une lettre ouverte , sans réponse à ce jour.
Un second recours au Conseil d'état est déposé par le CNAL, l'AMRF
(Association des maires ruraux de France) et la ville de
Clermont-Ferrand pendant que de nombreuses municipalités continuent de
prendre des DELIBERATIONS contre le financement hors commune.
Les parlementaires quant à eux, n'ont de cesse de déposer propositions
de lois et amendements visant l'abrogation de l'article 89; ils seront
l'objet d'un examen notamment le 27 novembre à l'Assemblée (voir le compte-rendu) et le 6 février 2008 au Sénat ( voir le compte-rendu - voir aussi les rapports de Jean-Claude Carle (30/1/08) et Annie David (4/7/07) ; la note/dossier en réponse du Collectif en juill 2007 et les témoignages de Jallais, St-Martin Vx )
A
noter enfin:à part l'ANDEV
(Association nationale des directeurs de l'éducation des villes de
France) , rares sont les structures représentatives associatives,
politiques ou syndicales, à avoir pris position et relayé l'information
dès l'automne 2004 en direction des citoyens et des maires (voir les analyses de l'ANDEV); il faut
attendre la sortie des textes d'application poussant la loi toujours
plus loin, et les DELIBERATIONS
pris par un certain nombre de communes, confrontées aux sollicitations
de l'enseignement privé et aux directives des préfets, pour que les
CNALet ses composantes, communiquent sur leur position, sitôt relayée par les médias (avril 2006), et engagent un vrai travail d'information ["conséquences de la circulaire", "estimation du financement des écoles privées"... (fiches sept 2006)]
==>SOS service public d'éducation, école de proximité en 1ère ligne
dans le Cantal (soutenez le collège de Saint-Martin Vx , Le Gard, la Vienne, la Haute-Vienne, les Pyrénnées orientales, la Haute-Garonne, le Gard, le Doubs, les Ardennes, les Côtes d'Armor, le Nord , la Nièvre ...
==> Financement de l'enseignement privé, dernières informations
=> Modèle(s) à suivre : dans le cadre des Sénatoriales, les présidents départementaux des Maires ruraux de France appellent les candidats à prendre position sur l'article 89; invitez vos élus à prendre des délibérations pour l'abrogation de l'article 89
=> Projet de loi sur le droit d'accueil dans les écoles:
= Le dispositif est étendu aux écoles privées, au passage de l'examen par l'Assemblée
= article 89 - financement du privé hors commune: Jean Glavany, député
socialiste des Hautes-Pyrénées fait une nouvelle proposition
d'amendement pour l'abrogation de l'article 89; quant au
député-président de l'Association des Maires de France, Jacques
Pélissard, il ne donne aucune suite à ses engagements pris lors du
dernier bureau de l'AMF, et ne fait aucune proposition d'amendement
visant à donner une valeur légale à l'accord de mai 2006, dans la plus
parfaite continuité de la mystification: 15-16 juillet à l'Assemblée ; extr vidéo & article de Sandrine Mazetier, Députée de Paris - 26 juin au Sénat - 22-23 juill - dossier droit d'accueil dans les écoles
= Enfin, le journal Le Monde prend parti et ne relaie pas les discussions parlementaires: Lettre ouverte au Monde
POUR EN SAVOIR PLUS
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